L’Enfant et la Nuit,

Franck VILLARD : L’Enfant et la Nuit, conte lyrique sur un livret d’Olivier Balazuc pour solistes, chœur d’enfants et piano. Réduction pour voix et piano. Symétrie.

 

Précisons tout de suite que l’ensemble du matériel de la version complète est disponible chez l’éditeur. Ce conte lyrique demande pour son exécution deux pianos et deux percussionnistes à la tête d’un ensemble de percussions très étoffé. Il faut aussi, outre le chœur d’enfants, deux solistes enfant, une soprano, un ténor, un baryton et un comédien chanteur. Il faudra aussi prévoir ou suggérer quatre lieux.

Medea

Medea : Création chorégraphique de Sacha WALTZ, d’après l’opéra Medeamaterial de Pascal DUSAPIN, sur un livret de Heiner Müller. Caroline Stein. Sacha Waltz & Guests. Vocalconsort Berlin. Akademie für Alte Musik Berlin, dir. Marcus Creed.

Retour des Pêcheurs de perles à l'Opéra-Comique

Georges BIZET : Les Pêcheurs de perles.  Opéra en trois actes.  Livret d'Eugène Cormon & Michel Carré.   Sonya Yoncheva, Dmitry Korchak, André Heyboer, Nicolas Testé.  Chœur Accentus.  Orchestre philharmonique de Radio France, dir. Léo Hussain.  Mise en scène : Yoshi Oida.

  Bizet n'est pas que l'auteur de Carmen.  Et, peut-être, celle-ci ne serait pas sans cette sympathique œuvre jeunesse, Les Pêcheurs de perles, qui montre déjà le don mélodique du musicien. Inspiré du livre d'un certain Octave Sachot, L'île de Ceylan et ses curiosités naturelles, le livret peut paraître convenu, et ses personnages stéréotypés.  On a puisé dans les clichés des coutumes primitives, celles des pêcheurs risquant leur vie pour un improbable trésor, des lieux inaccessibles, tel le rocher sur lequel la vierge Leila doit prier pour eux.

Un Trouvère d'une singulière présence à La Monnaie

Un Trouvère d'une singulière présence à La Monnaie

Giuseppe VERDI : Il Trovatore.  Drame lyrique en quatre parties.  Livret de Salvatore Cammarano & Leone Emanuele Bardare, d'après le drame El Trovador de Antonio Garcia Gutiérrez.  Scott Hendricks, Misha Didyk, Sylvie Brunet, Marina Poplavskaya, Giovanni Furlanetto.  Orchestre symphonique & chœurs de La Monnaie, dir. Marc Minkowski.  Mise en scène : Dmitri Tcherniakov. 

 Et si Le Trouvère, dont on sait l'intrigue incompréhensible, devenait lisible ?  C'est la pari tenté par Dmitri Tcherniakov à La Monnaie. Le metteur en scène russe, connu pour ses lectures radicales, prend les choses à bras le corps : « Il Trovatore sera raconté comme une histoire intime, privée et secrète ».  Cinq personnages, dans un huis clos, au sens propre. Réunis par l'un d'eux, Azucena,

Le charismatique Bernard Haitink enflamme le LSO

Bernard Haitink, que d'aucuns avaient jadis affublé du sort de passe-muraille, jugé comme trop au pied de la lettre du texte, est aujourd'hui quasi vénéré pour sa direction inspirée.  Plus qu'un kapellmeister stoïque, une sorte de sage, qui nous redécouvre la musique dans ce qu'elle a de fondamental.  Le second des deux concerts de la résidence de printemps du LSO l'aura montré, si il en était encore besoin, car cette vérité est partagée partout en Europe.  Il aura aussi démontré quelle phalange de tout premier ordre est l'orchestre londonien : la plastique sonore atteint une plénitude qui le fait s'aligner aux

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gor STRAVINSKY : L'Histoire du soldat.  Conte musical.  Texte de Charles-Ferdinand Ramuz. Laurent Cuniot, Raphaëlle Delaunay, Mathieu Genet, Serge Tranvouer.  Ensemble orchestral TM +, dir. Laurent Cuniot.  Mise en scène : Jean-Christophe Saïs.

  « Un des chefs-d'œuvre les plus secrets de Stravinsky » (André Boucourechliev), L'Histoire du soldat offre ceci de fascinant d'élever ce qui est au départ une pièce inspirée du théâtre de tréteaux, au rang de fable à portée universelle.  Chacune des composantes du spectacle relève de la trouvaille de génie.  Le texte, a priori banal, rejoint le mythe de Faust, le pacte avec le diable : un brave soldat qui s'en revient de guerre, échange son violon contre un livre merveilleux dont s'échappe la richesse.

L'Opéra du Rhin dévoile Farnace de Vivaldi

Antonio VIVALDI : Farnace.  Dramma per musica en trois actes. Version de 1738. Livret d'Antonio Maria Luchini.   Max Emmanuel Cencic, Mary Ellen Nesi, Ruxandra Donose, Carol Garcia, Vivica Genaux, Emiliano Gonzalez Toro, Juan Sancho.  Concerto Köln, dir. George Petrou.  Mise en scène : Lucinda Childs.

 

  Il faut saluer l'audace de l'Opéra du Rhin d'avoir programmé un opéra de Vivaldi. Farnace n'est pas n'importe lequel, il est vrai.  Écrit pour Venise en 1727, où il rencontrera un franc succès, il sera profondément et à de multiples reprises remanié par Vivaldi, notamment pour le théâtre de Pavie, en 1731, et en dernier lieu, en vue d'une exécution à Ferrare, où le musicien tentait de s'établir après sa disgrâce dans la Sérénissime.  Las, l'archevêque de la pieuse ville en interdira l'accès à Vivaldi, au prétexte d'une vie indécente avec la cantatrice Giró, et d'une absence de pratique effective de la

Une autre découverte zurichoise : Poliuto

Gaetano DONIZETTI : Poliuto.  Tragédie lyrique en trois actes. Livret de Salvatore Cammarano, d'après la tragédie Polyeucte de Pierre Corneille. Massimiliano Pisapia, Fiorenza Credolins, Massimo Cavaletti, Riccardo Zanellato, Jan Rusko, Boguslaw Bidzinski, Aaron Agulay.  Chœur & Orchestre de l'Opernhaus Zürich, dir. Nello Santi.  Mise en scène : Damiano Michieletto.

 Alexander Pereira fait encore œuvre innovante, puisque avec Poliuto, il donne une première suisse. Cette tragédie lyrique, inspirée du Polyeucte de Corneille, connut une genèse difficile. Achevée en 1838, et destinée au Théâtre San Carlo de Naples, elle y sera interdite par la censure.  Le ténor Adolphe Nourrit, pour qui avait été écrit le rôle-titre, ne s'en remettra pas et se suicidera peu après.  De retour en France, et après avoir perdu son procès contre l'administration napolitaine, Donizetti remaniera la pièce, qui sous le titre « Les Martyrs », sera présentée en 1840 à l'Académie de

Un opéra de jeunesse de Mozart, Il re pastore, à l'Opernhaus de Zurich

Wolfgang Amadeus MOZART : Il re pastore.  Serenata en deux actes, K. 208. Livret de Pietro Metastasio.  Rolando Villazón, Martina Janková, Eva Mei, Sandra Trattnigg, Benjamin Bernheim.  Orchestra « La Scintilla » der Oper Zürich,  dir. William Christie. Mise en scène : Grischa Asagaroff.

 

  Afin de célébrer le venue à Salzbourg du dernier fils de l'impératrice Marie-Thérèse,  l'archiduc Maximilien-Franz, l'archevêque Colloredo commande à Mozart une « fête théâtrale », en avril 1775.  Ce sera Il re pastore.  Cette sérénade pastorale, qui suit La Finta Giardiniera, si elle appartient encore au style galant, le dépasse dans le traitement des airs.  Car ceux-ci sont, pour la plupart, de caractère concertant, comme dans une œuvre instrumentale : après un prélude assez vaste, le ou les thèmes exposés laissent place à un développement expressif, comme il en va dans un morceau de concerto, qui

Orlando à La Monnaie : les flammes de la passion

Orlando à La Monnaie : les flammes de la passion

 

George Frideric HANDEL : Orlando.  Opera seria en trois actes.  Livret anonyme, d'après L'Orlando ovvero La gelosa pazzia de Carlo Sigismondo Capece et l'Orlando furioso de Ludovico Ariosto.  Bejun Metha, Sophie Karthäuser, Sunhae Im, Kristina Hammarström, Konstantin Wolff.  Baroque Orchestra B'Rock, dir. René Jacobs.  Mise en scène : Pierre Audi.

 

  Le poème épique L’Orlando furioso de l'Arioste a inspiré bien des compositeurs de l'époque baroque. Pour son 31e opéra (1733), Haendel l'aborde de manière grave, à la différence de Haydn, dans son opéra tragi-comique Orlando Paladino.  S'il suit la trame d'origine, de l'amour démesuré du chevalier Orlando, non payé de retour, pour la capricieuse Angelica, et de la folie qui en découle, il s'en écarte en ajoutant un nouveau personnage, celui du mage Zoroastro. Par là, il introduit une dimension supplémentaire, à la fois magique et philosophique, qui emprunte aux Lumières, et annonce le Sarastro de