Dominique DELAHOCHE-LEFEBVRE : Le Ciel des Carrières

pour clarinette, basson, percussion, trompette en ut, trombone ténor, harpe, violon et contrebasse.

Delatour : DLT2646.

Cette commande de Radio-France de mars 2014 a été créée par l'ensemble 2e2m dans l'émission d'Anne Montaron « Alla breve

 », sur France-Musique. Cette œuvre évoque le ciel des carrières qui courent sous Paris et ont servi à construire la ville au XVII° et XVIII° siècle. L'écriture cherche à créer une atmosphère onirique en jouant sur les timbres et les emplacements des différents instruments. Le conducteur et le matériel d'orchestre sont disponibles. Ajoutons que la pièce intègre un nouvel instrument de percussion, le Vème, Cet instrument, né à la suite d'une collaboration entre diverses personnes et institutions, permet d'obtenir, nous dit l'auteur, « des sonorités métalliques graves et profondes. ». C'est donc, pour bien des raisons, une œuvre à découvrir.

Dominique DELAHOCHE-LEFEBVRE : Mandala sur le sable

pour quintette à vent. Delatour : DLT2647.

Là encore, il s'agit d'explorer des sonorités nouvelles, de créer des ambiances sonores. Le quintette est formé d'une flûte, d'un hautbois, d'une clarinette en si bémol, d'un cor en fa et d'un basson français (version disponible pour basson allemand). C'est avec le quintette à vent « Gustatori », commanditaire de cette pièce, que l'œuvre a été réalisée. Voici comment l'auteur décrit son projet : « Le mot Mandala, forme symbolique universelle, renvoie à une notion forte de permanence, d'intériorité et d'équilibre. Le mot sable désigne un sol par nature instable. Ainsi ai-je imaginé le tracé d'un mandala sur le sable, probablement appelé à être déformé, voire effacé par le vent ou la mer ».

 

Romain TALLET : Racine  pour clarinette en sib et saxophone soprano

Moyen avancé. Delatour : DLT2589.

Les deux instruments se fondent et s'affrontent en même temps dans un paroxysme de rythmes et de sonorités qui se termine par une isorythmie fortissimo.

Romain TALLET : La lune en deuil  pour saxophone alto et violoncelle.

Facile. Delatour : DLT2602.

« Contemplation documentaire zoologique. Mélancolie discrètement perturbée. » Effectivement, on peut dire qu'il s'agit d'une Elégie où deux parties lyriques et contemplatives sont séparées par une partie agitée qui ramène à l'apaisement.

Jean-Christophe ROSAZ : Et si au-dessus des nuages

Sur un poème de Max Alhau. Moyen. Delatour : DLT2607.

Il s'agit autant d'interprétation que d'improvisation. Si récitant et interprète parcourent d'abord dans l'ordre les neuf courtes sections, ils peuvent les reprendre ensuite dans un autre ordre, en improviser d'autres y compris en ce qui concerne le texte.

Piotr TCHAÏKOVSKY : Nocturne op. 19 n° 4  pour Contrebasse et Orchestre ou Quintette à cordes.

rangement : Régis Prudhomme. Delatour : DLT2422.

Tchaïkovsky a lui-même transcrit pour violoncelle et piano cette quatrième pièce qui fait partie des six pièces op. 19 pour piano. Il rajoute à cette occasion une cadence et modifie la tonalité.

Jean-Charles GANDRILLE : Intermezzo  pour harpe et orgue. Difficile. Delatour : DLT2562.

Cette pièce est construite essentiellement sur le mariage des timbres des deux instruments et les résonnances délicates et subtiles qui peuvent naître des battements causés par les petites différences d'accord entre eux. On retiendra en particulier, dès le début de l'œuvre, les batteries de croches de la harpe faisant entendre alternativement mi naturel et fa bémol. L'orgue, de préférence à trois claviers, joue essentiellement avec les bourdons divers même si une petite mixture intervient également. L'ensemble ne manque pas de poésie.

Six moments musicaux  pour violon et violoncelle.

Delatour : DLT0866.

Ces pièces assez difficiles forment en fait une grande sonate et sont destinés à être joués à la suite. Ils furent joués en 1979 au festival d'Aspect par Nicole Coulange et Aimé Bourrié, membres de l'orchestre de chambre de Marseille, pour qui ils furent écrits. L'ensemble est très varié : pleins de feu, élégiaques, sarcastiques ou méditatifs, ils offrent de multiples facettes qu'on aura plaisir à découvrir.

Rose-Marie JOUGLA : Habanera.  Transcription pour alto solo et orchestre à cordes (ou quatuor). Assez facile. Delatour : DLT2557.

Il s'agit d'une transcription de la Habanera  pour alto et piano dont nous avons rendu compte dans la Lettre 75 de novembre 2013. Cette très jolie pièce un peu envoutante qui se déroule sur son rythme ostinato de habanera avec pour seul éclairage quelques mesures en do Majeur qui terminent l'œuvre sera certainement sublimée par cet arrangement. Précisons que le « quatuor » dont il est question est composé de deux violons et deux violoncelles. On peut entendre la version originale pour alto et piano sur YouTube ou sur le site de l'éditeur.

Jean-Christophe ROSAZ : Hommage au Tango.  Version pour guitare et violon. Moyen. Delatour : DLT2442.

Cette œuvre existe également en versions pour alto et guitare et violoncelle et guitare. Comme le titre l'indique, il s'agit moins d'un véritable tango que de pénétrer un « univers poétique en gestation » un peu comme le fait Astor Piazzola. Disons tout simplement que cela « sonne » bien et que l'ambiance est tout à fait réussie. A un moment ou les ensembles violon – guitare se multiplient, ce sera une pièce originale pour accroître leur répertoire.