Piano Trio in B-flat major

Antonín DVOŘÁK : Piano Trio in B-flat major. Op. 21. Bärenreiter : BA 9578.

Voici donc une nouvelle édition de ce trio composé en 1875. Celle-ci a été soigneusement revue par Antonín Cubr. Une préface très intéressante a été rédigée par David R. Beveridge, qui, grâce à de nouvelles recherches, y décrit en détail la genèse de l'œuvre et la manière dont elle a été reçue.

 

 Partie espagnole « Echecs »

Youli GALPERINE : Partie espagnole « Echecs ». Opus 35 n° 1 pour violon et violoncelle. Delatour : DLT2631.Ce titre, qui pourra paraître mystérieux à beaucoup est en fait le nom d'une « ouverture » du jeu d'échec, c'est-à-dire une manière spécifique de commencer une partie. Il s'agit, nous dit l'auteur de l équivalent musical imaginaire de la partie W. Steinitz – J. Blackburne. Londres, 1876. » Faut-il préciser que Steinitz et Blackburne sont des champions d'échec de la fin du XIX° siècle, l'un autrichien, l'autre britannique ? C'est dire que la lutte entre les deux instruments est une vraie partie de championnat…

Divertimento

Serge OLLIVE : Divertimento n° 1 Op. 152 pour hautbois, clarinette et basson. Niveau intermédiaire.  Waldhorn Editions (auto-label) : WH-4513152. (Pour ces éditions, voir en tête de l'article).Cette charmante œuvre comporte quatre mouvements : - Andante – Scherzetto – Largo - Allegro Vivace. On peut écouter l'ensemble de l'œuvre sur le site de l'auteur-éditeur. Le langage, pour être classique, n'en est pas moins tout à fait personnel. Après un andante très sage arrive un scherzetto un peu coquin où on peut entendre des réminiscences (volontaires ?) de Claude Nougaro et de sa java. Le largo, lyrique et charmeur à souhait est suivi d'un dernier mouvement plein de verve et bien réjouissant. Les grands élèves ou les interprètes chevronnés qui joueront cette œuvre devraient donner bien du plaisir à leurs auditeurs et à eux-mêmes.

 

 

 Tango del vertigo

Boris GAQUERE : Tango del vertigo.  Fantaisie pour guitare et quintette à cordes. Lemoine : 29 239 H.L.

Cette œuvre est une commande des Jeunesses Musicales du Brabant Wallon à l'occasion du 25ème anniversaire du Kaléidoscope de la guitare (festival de guitare de Rixensart, Belgique). L'ensemble n'est pas facile, mais constitue une musique très plaisante autant pour les interprètes que pour les auditeurs.

WOZNYA

Jean-François PAULÉAT : WOZNYA  pour bande de hautbois et musiciens débutants. Delatour : DLT2416.

WOZNYA est une pièce pour Bande de Hautbois intégrant des élèves hautboïstes et bassonistes de cycle 1 & 2. Cette œuvre a été commandée par l'association « Bémols Perplexes » sur l'impulsion de son directeur artistique : Claude Villevieille.Il s'agit, selon l'auteur, d'une sorte de « chevauchée héroïque ». L'intérêt évident est la participation possible d'élèves de tous niveaux à une œuvre roborative qui devrait les séduire et leur donner l'envie de la musique d'ensemble.

 LUSKELL

Jean-François PAULÉAT : LUSKELL pour bande de hautbois et musiciens débutants. Delatour : DLT 2415.

On se reportera au commentaire précédent pour la partie technique concernant cette pièce, créée en même temps. Nous reproduisons ici le commentaire de l'auteur : « Cette pièce (ternaire) commence par une introduction en forme de berceuse qui utilise les notes harmoniques des hautbois et cor anglais.

Gilles MOTTET : Connexe.

 

Duo pour flûte traversière et saxophone baryton. Moyen avancé.

Delatour : DLT2566.

Voici le commentaire de l'auteur : « La flûte traversière qui est jouée sans son corps, je rêve quelle impertinence ! Le saxophone baryton qui est joué sans son bec, c'est renversant ! Et ce n'est pas tout, je vous le dis. La flûte traversière est aussi jouée sans son embouchure !

Et pourquoi pas !!!!!!?? » Il est, dans ces conditions, difficile d'imaginer le résultat. Raison de plus pour essayer…

Éric FISCHER : Constellations obligatoires

pour deux clarinettes en sib, clarinette basse et quatuor de saxophones. Assez difficile. Delatour : DLT2605.

Il est bien difficile de parler de ces sept courtes pièces sans les avoir entendues. Voici comment l'auteur nous présente leur genèse : « À l'été 2013, je rendais visite au plasticien Peter Lowe, alors en résidence à Lagamas, dans l'Hérault. Il me présentait les ébauches de « Sharp Arp », une série d'étoiles à 7 branches construites en bois, à partir de toutes les permutations possibles d'angle droit. Il m'expliqua également son tableau de calcul ayant servi à son développement.

Je lui proposais alors d'utiliser la même grille mathématique afin de composer une pièce de musique qui se mettrait en résonance avec la série d'étoiles. »

Il ne faudra surtout pas passer les deux premières pages de la partition où figurent les étoiles de Peter Lowe et l'explication détaillée de son œuvre donnée par l'auteur.

Dominique DELAHOCHE-LEFEBVRE : Le Ciel des Carrières

pour clarinette, basson, percussion, trompette en ut, trombone ténor, harpe, violon et contrebasse.

Delatour : DLT2646.

Cette commande de Radio-France de mars 2014 a été créée par l'ensemble 2e2m dans l'émission d'Anne Montaron « Alla breve

 », sur France-Musique. Cette œuvre évoque le ciel des carrières qui courent sous Paris et ont servi à construire la ville au XVII° et XVIII° siècle. L'écriture cherche à créer une atmosphère onirique en jouant sur les timbres et les emplacements des différents instruments. Le conducteur et le matériel d'orchestre sont disponibles. Ajoutons que la pièce intègre un nouvel instrument de percussion, le Vème, Cet instrument, né à la suite d'une collaboration entre diverses personnes et institutions, permet d'obtenir, nous dit l'auteur, « des sonorités métalliques graves et profondes. ». C'est donc, pour bien des raisons, une œuvre à découvrir.

Dominique DELAHOCHE-LEFEBVRE : Mandala sur le sable

pour quintette à vent. Delatour : DLT2647.

Là encore, il s'agit d'explorer des sonorités nouvelles, de créer des ambiances sonores. Le quintette est formé d'une flûte, d'un hautbois, d'une clarinette en si bémol, d'un cor en fa et d'un basson français (version disponible pour basson allemand). C'est avec le quintette à vent « Gustatori », commanditaire de cette pièce, que l'œuvre a été réalisée. Voici comment l'auteur décrit son projet : « Le mot Mandala, forme symbolique universelle, renvoie à une notion forte de permanence, d'intériorité et d'équilibre. Le mot sable désigne un sol par nature instable. Ainsi ai-je imaginé le tracé d'un mandala sur le sable, probablement appelé à être déformé, voire effacé par le vent ou la mer ».