Le passeur de brumes

Gréco CASADESUS : Le passeur de brumespour saxophone alto & quatuor à cordes.  Armiane : EAL441.

Créée en août 2009 aux Rencontres musicales de Louvesc, cette œuvre curieuse raconte une l’histoire de la rencontre improbable entre le « passeur » et un quatuor à cordes.  Pièce attachante dont il est ici impossible de résumer le propos mais qu’on ne peut qu’encourager à découvrir.  Ce compositeur, bien connu pour ses musiques de film, mérite de l’être également pour toutes ses œuvres.

 Pastorales

Jacques VEYRIER : Pastorales pour violon & alto.  Delatour : DLT0618.

De niveau moyen, ces Pastorales forment un triptyque (vif, lent, vif).  La première partie enchaîne une mosaïque de thèmes qu’on peut qualifier d’agrestes pour justifier le titre de l’ensemble.  L’écriture est à la fois classique, parfois atonale et pleine de charme… pastoral.

En forme de tango

Claire VAZART : En forme de tangopour piano, bandonéon/accordéon, alto, guitare & contrebasse.  Delatour : DLT0545.

Née de la collaboration entre la compositrice et le quintette Hora Cero de Toulouse, cette pièce, tout en étant écrite dans un langage original, ne renie rien de l’esprit du tango et de son balancement un peu nostalgique.  Malgré un niveau assez difficile, elle devrait séduire par son orchestration originale.

 Saïjiki.

Jean-Michel FERRAN : Saïjiki.  Concerto pour basson & orchestre à cordes.  Delatour : DLT1435.  Matériel d’orchestre : DLT1856.

Le Saïjiki est, pour faire bref, un agenda poétique japonais à l’usage des haïkistes.  La quatrième pièce, par exemple, évoque l’embrasement du soleil couchant de printemps.  Ce concerto très difficile exploite, pour ces différentes évocations, toutes les possibilités techniques de l’instrument et de l’écriture contemporaine (sons multiphoniques, diversité des attaques), au service de l’expressivité.

 

Ivan BELLOCQ : Trios-bulles

Ivan BELLOCQ : Trios-bulles. Versions pour diverses formations. Niveau débutant. Delatour : DLT0815.

Chaque professeur trouvera facilement son chemin dans les différentes versions proposées de ces deux Trios Bulles. On appréciera la facilité technique des œuvres en même temps, et c’est l’essentiel, que leur qualité musicale. Voilà une formule originale pour beaucoup de plaisir et de profit.

 

Joseph-Ermend BONNAL : 3 Ave Maria

Joseph-Ermend BONNAL : 3 Ave Maria pour soprano ou ténor, violon & orgue. Delatour : DLT1228.

Les éditions Delatour continuent, pour notre plus grand bonheur, la publication des œuvres de Joseph-Ermend Bonnal (1880 – 1944), élève de Fauré, organiste, compositeur et directeur du conservatoire de Bayonne. Ces trois Ave Maria offrent les mêmes qualités à la fois de simplicité et de raffinement mélodique et harmonique qui sont le propre de cet auteur. Souhaitons que ces pièces soient largement jouées et diffusées pour mieux faire connaître cet auteur injustement oublié.

Gabriel FAURÉ : Quatuor à cordes op.121

Gabriel FAURÉ : Quatuor à cordes op.121.  Urtext.  Bärenreiter, partition de poche : TP 412 ; parties séparées : BA7901.

On sait combien Fauré a hésité à se lancer dans la composition d’un quatuor : l’ombre de Beethoven et de Haydn planait sur lui… Entrepris dès septembre 1923, le quatuor ne sera achevé que sur son lit de mort.  Encore confiera-t-il à Roger-Ducasse le soin de relire et d’ajouter de nombreuses indications de dynamique et de phrasé qu’il n’avait pas eu le temps d’indiquer lui-même.  Tout cela se trouve, avec bien d’autres renseignements, dans la préface de l’édition de poche.  Précisons que le détail des indications d’édition (comme pour le Trio) ne se trouve que dans le volume correspondant de l’édition intégrale.  Inutile d’insister une fois de plus sur la clarté et la lisibilité de cette remarquable édition.

 

Gabriel FAURÉ : Trio pour piano, violon & violoncelle, op.120

Gabriel FAURÉ : Trio pour piano, violon & violoncelle, op.120.  Urtext.  Bärenreiter : BA7902.

Les éditions Bärenreiter ont entrepris une édition magistrale des œuvres de Fauré.  Dans ce cadre, voici l’avant dernière œuvre du compositeur, écrite entre 1922 et 1923 et dont la première exécution eut lieu le 12 mai 1923.  Conçu primitivement pour clarinette, alto & violoncelle, ce trio prit très vite sa forme définitive.  On lira avec profit la préface très documentée et en français qui se trouve dans la partition.  Le fait qu’il s’agisse d’une édition critique ne nuit en rien à la clarté de la présentation, bien au contraire.  On ne peut que se réjouir de l’entreprise de Bärenreiter dont nous rendrons compte au fur et à mesure des parutions.

 

Ivan BELLOCQ : Le tombeau d’Olivier Greif

Ivan BELLOCQ : Le tombeau d’Olivier Greif pour piano, violon, alto & violoncelle.  Delatour : DLT1202.

Écrite en hommage à son maître, Olivier Greif, mort à cinquante ans, cette pièce atypique est une commande du Théâtre du Châtelet, dédiée au Quatuor Kandinsky.  On ne peut résumer ici la préface qu’Ivan Bellocq donne lui-même à son œuvre.  Mais il est indispensable de s’en pénétrer si l’on veut interpréter cette pièce.  L’une de ses particularités est qu’à la fin du second mouvement, le pianiste ferme le couvercle de son instrument pour signifier la mort prématurée d’Olivier Greif et ne fait ensuite que quelques interventions sur les cordes seules.

 

Raphaël FUMET : Quintette à vent

Raphaël FUMET : Quintette à vent pour flûte, hautbois, clarinette, cor & basson.  1 vol. 1 CD.  Delatour : DLT0631.

Quelle excellente idée ont les éditions Delatour de remettre au jour les œuvres de ce compositeur trop ignoré.  Fils du compositeur Dynam-Victor Fumet, frère de l’écrivain Stanislas Fumet, Raphaël Fumet, élève de Vincent d’Indy, utilise un langage musical original, loin de toutes les modes, mais totalement exempt d’académisme.  Un premier mouvement, Le souffle sur les eaux, tantôt méditatif et frémissant, tantôt animé et tempétueux, évoque évidemment la création du monde tandis qu’une Tarentelle endiablée semble nous entraîner joyeusement vers les cimes…  Une œuvre à découvrir de toute urgence.  De plus, la partition complète (avec parties séparées) contient une très belle interprétation de l’œuvre par les solistes de l’Orchestre national de France.  Un régal !