Trio

BRAHMS : Trio  op. 40 pour violon, cor (alto ou violoncelle) et piano.  Urtext édité par Christopher Hogwood.  Bärenreiter : BA 9435.

Comme à l’accoutumée, cette remarquable réalisation commence par une longue préface à la fois historique et musicologique qui nous livre les sources thématiques de l’œuvre ainsi que les problèmes d’instrumentation, leur raison d’être, bref tout ce qui peut permettre une interprétation éclairée de ce trio. Notons la présence en appendice de l’œuvre pour piano qui devait servir de base, dix ans plus tard, au troisième mouvement de ce trio.  On y trouve aussi les variantes propres aux versions pour alto et violoncelle.

Quatuor à cordes n° 3.

Gérard HILPIPRE : Quatuor à cordes n° 3.  Delatour : DLT1868.

Ce 3e Quatuor d’un admirateur d’Henri Dutilleux, qu’il a d’ailleurs rencontré, comporte quatre mouvements aux caractères contrastés. Un préambule présente les conditions d’interprétation de cette pièce d’écriture résolument contemporaine pour une œuvre profondément expressive.

Clair-obscur

Max MÉREAUX : Clair-obscur  pour flûte, alto & harpe.  Niveau supérieur.  Lafitan : P.L.2324.

Créée à Antibes-Juan-les-Pins en mars 2010, cette pièce demande une grande complicité des interprètes pour créer une atmosphère qui se veut allusion discrète aux peintres des écoles du Nord, Vermeer ou Rembrandt.  Max Méreaux nous invite ainsi à traiter sa composition avec grande délicatesse.   Elle le mérite bien !

Vaguement brésilienne

Didier RENOUVIN : Vaguement brésilienne pour flûte, violoncelle et guitare. Delatour : DLT 1548.

De niveau moyen, cette œuvre a été écrite au début des années quatre-vingt pour le trio « Samarkand » rassemblé par l’auteur. L’atmosphère brésilienne, avec son rythme typique de samba s’estompe parfois au profit de « pauses » en contrepoint très lentes. Le tout se termine en s’évanouissant peu à peu.

 

Ma Coline

Pascal JUGY : Ma Coline  pour hautbois et harpe. Delatour : DLT 1905.

Bien qu’assez facile, cette charmante pièce écrite pour la fille de l’auteur n’hésite pas, tout en restant classique, à moduler et à changer de métrique et de tempo… Une ample mélodie expressive se déroule, qui permet au jeune hautboïste d’exprimer toute sa sensibilité. La partie de harpe, assez exigeante, demande une grande complicité avec le hautbois. C’est une excellente introduction à la musique de chambre.

 Rêverie

Robert SCHUMANN (1810-1856) : Rêverie  pour quatuor à cordes (contrebasse ad lib.), op. 15/7.   Schott (www.schott-music.com) : ED 21044.   23,1 x 30,3 cm, 3 p. (+ parties séparées).  4,95 €.

 

Habilement arrangée par Wolfgang Birtel, cette célèbre pièce (extraite des Scènes d’enfants op. 15) permettra à bien des jeunes instrumentistes de s’initier à la musique d’ensemble.  Difficulté : Intermédiaire.

 

Petit trio facile.

Johanna SENFTER (1879-1961) : Petit trio facile.  Trio avec piano, op. 134.  Schott (www.schott-music.com) : ED 21159.   23,1 x 30,3 cm, 16 p. (+ parties séparées).  14,99 €.

 

Élève de Max Reger, la compositrice Johanna Senfter fut une éminente représentante du postromantisme. On redécouvre aujourd’hui son œuvre – considérable…  Le présent trio, pour violon, violoncelle & piano, comporte 3 mouvements : Menuet, Sarabande et Gavotte.

 

Deux nocturnes.

Sir Peter MAXWELL DAVIES (°1934) : Deux nocturnes.  Quatuor avec piano (2010).   Schott (www.schott-music.com) : ED 13420.   23,1 x 30,3 cm, 7 p. (+ parties séparées).  11,99 €.

Composés comme un hommage à Chopin et… à  J. S. Bach, ces deux Nocturnes (Adagio molto, l’un et l’autre) s’adressent à des instrumentistes de très bon niveau.

Gabriel FAURÉ : Quatuor avec piano op. 15.Édité par Denis Herlin. Bärenreiter : BA 7903.

 

Gabriel FAURÉ : Quatuor avec piano op. 45.Édité par Denis Herlin. Bärenreiter : BA 7904.

 

Comme toujours chez Bärenreiter, les œuvres françaises bénéficient d’une présentation en français, ce qui est bien agréable. On lira avec un très grand intérêt les notices rédigées par Denis Herlin, aussi pointues scientifiquement qu’abordables par tout lecteur cultivé. On appréciera en particulier la manière dont il replace dans leur époque les œuvres présentées. Il fait notamment ressortir l’importance de la Société Nationale de Musique pour la renaissance de la musique de chambre française à cette époque. Si le quatuor op. 45 a eu plus de mal à s’imposer que le quatuor op. 15, aussi bien l’un que l’autre constituent un monument de la musique de chambre française, et il est heureux qu’une édition critique de cette qualité nous soit proposée aujourd’hui.

 

Max MÉREAUX : Sonate à troispour clarinette, piano & violoncelle. Armiane : EAL515.

 

Créée en première audition à Saint Omer en 1980 et à Paris en 1981, cette œuvre est présentée ici dans une édition revue et corrigée. On appréciera particulièrement que sur la partie de piano conducteur, la clarinette soit écrite en sons réels. L’œuvre est composée de deux parties d’une durée d’environ cinq minutes chacune, et comportant des séquences d’improvisation dûment balisées.