Le Tombeau de Louisa Paulin

Louis-Noël BELAUBRE : Le Tombeau de Louisa Paulin pour voix d’alto, clarinette, violoncelle et piano. Delatour : DLT0599.

Cinq parties constituent ce recueil. Après un prélude instrumental, un premier chant, Pour l’âme, s’élève doucement. Puis Le ramier constitue une partie plus animée. On trouve ensuite Pleureuse, Chant pour le vent du sud et enfin La colombe qui avait déjà inspiré au compositeur une mélodie pour voix et piano en 1962. Les poèmes sont donc de Louisa Paulin, institutrice et poétesse albigeoise (1888-1944). L’ensemble est d’une grande beauté.

 Trio

Gérard HILPIPRE : Trio pour violon violoncelle et piano. Delatour : DLT0957.

Développée en trois mouvements, cette œuvre dense se caractérise par ses recherches de sonorités et sa force expressive. A un adagio sostenuto plutôt contemplatif succède un Vivacissimo impalpabile (très fluide, comme un songe). Le troisième mouvement laisse éclater toute l’énergie contenue jusque-là dans un « Impetuoso. Con fuoco » qui, après un bref retour à l’ambiance du deuxième mouvement se termine par un vertigineux « prestissimo stringendo ». 

Antonin DVOŘÁK : Quatuor à cordes n°1 en la Majeur op. 2.

Bärenreiter : Parties BA 9539, partition de poche TP 539.Dvorak a vingt et un ans lorsqu’il écrit ce premier quatuor, qu’il révisa en 1887.C’est la version révisée que nous propose Bärenreiter, mais avec une copieuse préface et une note éditoriale très précieuse. Il s’agit donc d’une édition destinée à la fois aux interprètes et aux musicologues. Comme toujours, la graphie est irréprochable…

 

Antonin DVOŘÁK : Trio avec piano en sol mineur op. 26

Bärenreiter : BA 9538.

Daté de 1876, ce deuxième trio avec piano marque la transition vers le style caractéristique du compositeur. On lira comme d’habitude avec beaucoup d’intérêt la préface d’Eva Velická. L’édition est réalisée principalement à partir de la première édition imprimée de 1880.

Maurice JOURNEAU : Largo

pour flûte, clarinette, violon, violoncelle et piano. . Editions Europart-music 86240 Ligugé.Il est heureux que les éditions Europart mettent à notre disposition cette œuvre du compositeur trop méconnu qu’est Maurice Journeau (1898-1999). Composée en 1936, elle fut donnée en première audition en Allemagne en 1995. Sans grande difficulté, elle devrait séduire beaucoup de musiciens. Ce Largo a failli s’appeler « Adoration ». Ce titre, que Journeau ne retint finalement pas donne cependant bien l’ambiance recueillie de cette œuvre. Espérons qu’elle connaîtra un succès largement mérité.

 

Bruno GINER : Impacts

Piano et percussion. Commande du concours International d’Orléans (Brin d’herbe). Dhalmann : FD391.De niveau difficile, cette œuvre fait appel à des procédés spéciaux tant pour le percussionniste que pour le pianiste. Elle joue sur les contrastes, sur les timbres. Son titre illustre bien son propos.

 

Gilles SILVESTRINI : Trio

pour flûte, alto et harpe. Delatour : DLT0504.Cette pièce où la harpe tient le rôle principal est une évocation d’un épisode de L’Astrée d’Honoré d’Urfé, dans lequel le berger Céladon construit un temple de verdure en l’honneur d’Astrée, la princesse qui le repousse. On appréciera l’ambiance poétique créée autant par l’écriture que par l’alliance des trois instruments. Elans lyriques et passionnés se mêlent à des passages plus contemplatifs. Une musique pleine de charme mais assez difficile.

Gérard HILPIPRE : Vox clamentis in deserto

pour alto solo et quatuor ou ensemble à cordes. Delatour : DLT1152.« Voix de celui qui crie dans le désert : « Préparez les chemins du Seigneur » ». Une citation si explicite ne peut pas ne pas être présente tout au long de cette œuvre où le cri du soliste peut sembler laisser de marbre le quatuor. Reste l’orthographe curieuse de « clamentis ». Serait-ce une allusion au personnage de Clamence, dans La peste de Camus ? Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une musique exigeante et expressive à laquelle on souhaite un grand succès en concert.

Kleine Choralvorspiele und Begleitsätze

Gunther Martin GÖTTSCHE, Martin WEYER : Kleine Choralvorspiele und Begleitsätze zu den Liedern des Evangelischen Gesangbuches. Gottesdienst… Kassel, BÄRENREITER (www.baerenreiter.de  ), 2012, BA 9275, 95 p. -29, 95 €.Cette édition est destinée aux organistes non professionnels accompagnant occasionnellement un culte (Gottesdienst), en l’absence d’un organiste titulaire. Elle correspond aux numéros 213 à 261 du Recueil (EG) actuellement en usage dans les Églises protestantes d’Allemagne (Evangelisches Gesangbuch), dont les sources sont présentées dans le livre de Karl Christian Thust (voir : Lettre d’information, décembre 2012) et correspondent au déroulement de l’Année liturgique. Il s’agit de versions didactiques, en contrepoint simple, avec quelques notes de passage, des accords plaqués, quelques traits en croches et de longues tenues. Chaque numéro est précédé d’un Prélude et suivi de la version harmonisée à 3 et 4 voix, destinée à l’accompagnement des fidèles. Registrations, nuances et tempi (indications métronomiques) sont judicieusement précisés ; les paroles figurent au-dessus du superius, et la notation sur deux portées permet aussi l’interprétation à un orgue ne comportant qu’un seul clavier : tout est prévu pour faciliter la tâche des accompagnateurs en cours de formation. Ces versions sont dues à G. M. Göttsche (né en 1953), directeur de la musique d’Église (KMD) et compositeur ayant une large expérience pédagogique, et au Prof. Dr Martin Weyer (né en 1938), élève, entre autres, du regretté Hans Klotz et de Marie-Claire Alain. Tous les deux sont des concertistes de réputation internationale et s’avèrent comme d’excellents pédagogues.

 

Quatuor à cordes n° 2.

Gérard HILPIPRE : Quatuor à cordes n° 2. Delatour : DLT2088.

L’énumération des mouvements, qui d’ailleurs s’enchaînent : Molto largamente – Con slancioEstatico – Con slancio – Molto largamente, montre à elle seule la structure de l’œuvre.