La batterie est utilisée à plein puisque la partition fait appel à la caisse claire, aux trois toms alto, medium et basse, à la grosse caisse, aux cymbales ride et crash, et Hi hat Charleston (baguette), Hit hat (ouvert et pied). Quant au piano, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne chôme pas, maintenant un rythme obstiné d’un bout à l’autre de la pièce tout en prenant part au dialogue avec les différents instruments de la batterie. Tout à trac signifie bien quelque chose ! L’ensemble est donc plein de dynamisme et d’un intérêt certain. Le pianiste devra certainement avoir dépassé le premier cycle !
Daniel Blackstone

Trois types de percussions sont à l’œuvre dans ce triptyque. Le premier mouvement est consacré au xylophone. Dans un allegro tranquille, le xylophone nous entraine dans une orte de promenade fort agréable. Le deuxième mouvement est consacré aux timbales. Il commence par un Andantino un peu solennel à trois temps et se poursuit par un Allegro à quatre temps à la fois chantant et dynamique. Le troisième mouvement est destiné à la caisse claire. C’est également un Allegro entrainant. Le tout est donc très varié même s’il constitue un ensemble qui possède une grande unité de tonalité et de style. Loin du simple exercice, ce triptyque permettra aux deux interprètes de faire de la vraie et bonne musique.
Daniel Blackstone
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Petite pièce pédagogique celtique pour batterie et piano en 1er cycle d’une durée de 2’35’’. Cette œuvre de forme tripartite fredonne d’abord un air celtique à trois temps au piano pendant que la batterie utilise les balais. On part ensuite vers une danse rapide où le piano joue des triolets à la main droite, accompagnés d’accords à la main gauche, pendant que la batterie utilise des baguettes cette fois en triolets. Pour terminer on revient sur l’air celtique du départ, pendant que la batterie retrouve ses balais. Ils finissent dans une dynamique flamboyante. Le titre fait évidemment penser au Capitaine Haddock…
Marie Fraschini

Cette courte pièce d’une durée de 1’51’’ est destinée à un percussionniste de premier cycle. Elle utilise des modes de jeux simples comme le Dome, des accents, quelques appogiatures devançant des croches, et ne va pas plus vite que la croche à 112 à la noire.
Les nuances vont du piano au forte. Pendant ce temps, le piano joue d’abord un thème en spiccato, imitant le geste saccadé du robot. Nous poursuivons par une partie plus chantée, comme si le robot avait des sentiments d’allégresse. On termine enfin en revenant sur le thème de départ en mineur puis joyeusement en majeur.
Marie Fraschini

Né en Pologne, Wieslaw Janeczek a été percussionniste solo au Théâtre dramatique populaire de l’Opéra de Cracovie, au sein de l’Orchestre Philharmonique de Cracovie et a enseigné au Conservatoire de musique de la même ville. En 1981, il quitte la Pologne pour s’établir en France. Actuellement, il enseigne la musique dans les classes de piano, batterie et percussion, à l’Ecole intercommunale de musique en Flandre française. Dans cette courte pièce d’une minute dix-huit, le piano qui joue des arpèges dans divers modes pentatoniques donne l’image du yoyo accompagnant une caisse claire de niveau 1er cycle. Dans la partie de caisse claire, on trouve des différences de timbres et de modes de jeux simples. Ils vont de la noire à 116 jusqu’aux doubles croches et des appogiatures liées à des noires et croches.
Marie Fraschini

Tambour-percussionniste à la Musique de la Police Nationale depuis 1997, David Lefebvre est également compositeur de pièces pour tambour/percussions/batterie et fifre. Cette petite pièce d’1’50’’ de niveau 2ème cycle utilise des modes de jeux simples comme le charleston à la main, ouvert et semi ouvert, le cymbale ride et le cymbale crash pour une Caisse claire, un Tom alto, un Tom médium, un Tom Basse et une Grosse caisse. De style enjoué, ce morceau facilement écoutable sur youtube https://www.youtube.com/watch?v=Z9jHnW_Clxc , nous laisse aisément visualiser une aventure de jeux vidéos.
Marie Fraschini

David LEFEBVRE : Drumming Sessions n° 8 pour batterie et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.3095.

Si le batteur est de niveau élémentaire, le pianiste pourra l’être aussi à condition de posséder un solide sens du rythme. En effet, la partie de piano n’est pas en soi difficile par les notes mais il faut, pour l’interpréter, avoir le rythme « dans la peau ». L’ensemble est vivant, joyeux et très agréable à entendre : on peut s’en faire une idée en allant en écouter un large extrait sur le site de l’éditeur http://www.lafitan.com/partition-drumming-sessions-percussionsbatterie- oeuvres-instrumentales-972-28-1-1.z.fr.htm

Bernard ZIELINSKI – Arlette ELSAYARY : Nuit festive à Taizhou pour batterie et piano. Débutant. Lafitan : P.L.3063.

La dédicace donne l’explication du titre : « Aux gais lurons de la tournée chinoise de décembre 2014. » Elle explique également le caractère un peu « chinois » de cette charmante pièce pleine de dynamisme. Si la batterie accompagne et scande la partie de piano, c’est avec beaucoup de délicatesse. Nos deux interprètes devront être vraiment en osmose pour rendre les finesses d’une partition simple, certes, mais pas du tout simpliste ! On fera attention, en particulier, aux accents et aux nuances… C’est en tout cas un beau souvenir de cette ville de Chine qui, manifestement, a marqué les esprits…

Pierre-Richard DESHAYS : A.D.N. et L.O.L. deux pièces pour percussions et piano. Lemoine : HL29237.

La première pièce est composée pour xylophone et piano. Dans les premières mesures, le piano accompagne, par des accords en contretemps sur une basse régulière, la mélodie du xylophone. Cette mélodie pivote autour d’une septième diminuée avant de grimper en intervalles brisés sur deux octaves. Les rôles s’inversent après un petit jeu d’octaves. Si la pièce est dans la tonalité de sol mineur, sans difficultés rythmiques, on trouvera de nombreuses embûches sous l’aspect d’altérations accidentelles, les imprévus de l’A.D.N. ! La seconde pièce, L.O.L., est écrite pour cymbale suspendue, caisse claire, grosse caisse, deux toms et piano, soit pour deux percussionnistes et un

Wieslaw JANECZEK : Gravitation pour deux timbales et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3060.

Tonique et dominante de sol mineur sont vigoureusement affirmées par les deux timbales qui rythment la pièce de façon un peu envoûtante. Le piano accompagne avec, le plus souvent, des accords de main droite sous lesquels la main gauche déploie des rythmes dans les graves. On pourrait craindre la monotonie : il n’en est rien grâce aux nuances et à la variété et l’enchevêtrement des rythmes. Cette attirance-répulsion entre le piano et les timbales explique sans doute le titre de la pièce.