Nicolas CHEVEREAU : Fantaisie de Noël  pour orgue. Difficile. Delatour : DLT2487.

Entièrement bâtie sur des chants de Noël étrangers (il nous semble abusif d'attribuer au XVI° siècle français le Veni Emmanuel, paraphrase des antiennes « O » de l'Avent), l'ensemble comporte une introduction et quatre parties ayant chacune une couleur spécifique. Il y faudra un instrument brillant, même si la partition est dépourvue de toute indication de registration. Mais faut-il s'en plaindre ? L'ensemble est séduisant et assez virtuose.

Davide PERRONE : For after  pour orgue. Assez difficile. Delatour : DLT2369.

Prévue manifestement pour un instrument à trois claviers pédalier, l'œuvre se déroule selon un schéma ABCB'AD. L'auteur le précise dans une introduction qui décrit bien l'ensemble de la pièce et qu'on pourra lire sur le site de l'éditeur.

Nicolas CHEVEREAU : Toccata  pour orgue. Difficile. Delatour : DLT2491.

Cette toccata demande un instrument (deux ou trois claviers) qui ait du coffre ! Trois moments dans cette toccata : une partie tout à fait « toccata » dans la plus pure tradition de cette forme, puis un 6/8 plus méditatif qui déroule une jolie mélodie pour revenir à une dernière partie allegro qui termine « con bravura » cette œuvre séduisante qu'on pourra écouter dans son intégralité sur le site de l'éditeur ou sur You tube interprétée en première audition par Thomas Gonder à l'orgue de la Cathédrale St James de Toronto.

 

 

 

Johannès BRAHMS – Paul STERNE : Finale from Symphony n° 1  pour orgue. Delatour : DLT2370.

Difficile techniquement et demandant un instrument important, cette œuvre, comme les autres du même auteur, n'est pas une simple transcription mais une véritable réécriture de l'œuvre originale. On pourra juger du résultat en écoutant intégralement ce Final sur le site de l'éditeur ou sur You tube, ce qui permettra à l'interprète d'affiner les indications de registration données par l'auteur.

Lieder eines fahrenden Gesellen (Chants d'un compagnon errant)  pour orgue

Gustav MALHEER – Paul STERNE : Lieder eines fahrenden Gesellen (Chants d'un compagnon errant)  pour orgue. Delatour : DLT2497.

 

Précisons tout de suite qu'il ne s'agit pas, au sens strict du terme, de transcriptions. Pensé à la manière d'un prélude de choral, chacun des quatre lieder est remodelé, réinterprété pour un instrument symphonique à trois claviers pédalier. La registration est donnée à titre indicatif mais l'auteur-adaptateur précise bien qu'il faut « éviter de se rapprocher à tout prix de la version originale mais plutôt […] rester dans le caractère propre à la littérature de l'orgue ».

 

 

Max MÉREAUX : Adagio  pour orgue. Moyen. Lafitan : P.L.2837.

Cette pièce méditative demande un instrument conséquent puisqu'il y faut trois claviers et pédalier. La régistration montre cependant qu'on pourra ruser pour une interprétation sur deux claviers… L'ensemble, atonal, se meut par chromatismes dans une ambiance de recueillement qui sera encore accentuée par l'emploi exclusif des 8 pieds, de la gambe et du salicional.

 

 

Frédéric LEDROIT : Oppositions  op.48 pour piano et orgue

Frédéric LEDROIT : Oppositions  op.48 pour piano et orgue. Delatour : DLT2141.

Exploitant à l'extrême les possibilités de puissance et de timbres des deux instruments,

Johann Jakob FROBERGER : Neue Ausgabe sämtlicher Werke Volume 2. Urtext. Bärenreiter : BA 9212.

Il est bien agréable de pouvoir bénéficier de cette remarquable édition des œuvres complètes de Johann Jakob Froberger. On lira avec beaucoup d'intérêt la préface de Siegbert Rampe, extrêmement complète. Elle comporte un examen très détaillé des sources, dont certaines sont nouvelles, un commentaire sur chacune des œuvres, et des indications d'interprétation. Le texte lui-même est à la fois extrêmement précis et fidèle, en même temps que tout à fait lisible et directement utilisable pour une interprétation commode.

 

 

 

Destinée à un important instrument symphonique, cette pièce est un hommage aux grandes improvisations de Pierre Cochereau dont elle reprend certains éléments formels et stylistiques. Le thème en est, bien sûr, celui de la célèbre chanson des trois petits enfants. L'auteur joue sur toutes les possibilités de l'instrument. Il se garde de donner des indications trop précises de registration : à chacun de trouver en fonction de son instrument et du vaisseau dans lequel celui-ci se trouve la juste mesure… Cette œuvre est en tout cas bien exaltante et séduisante.

 

 

 

Johannes BRAHMS – Paul STERNE : Symphony N° 4 in E minor pour orgue. Delatour : DLT2393.

Plus que d'une transcription, il s'agit d'une réinterprétation de cette œuvre dans le langage et avec les moyens propres de l'orgue. Le transcripteur précise bien qu'il ne faudra en aucun cas imiter l'orchestre « que ce soit par les phrasés, les tempi, ou par la registration. ». Quoi qu'il en soit, cette réinterprétation est vraiment passionnante.