Renouant avec une tradition qui eut ses heures de gloire mais fut ensuite fort décriée, les transcriptions pour orgue de partitions symphoniques sont aujourd’hui très prisées. Cette transcription de Louis Robillard d’Orpheus, le 4e poème symphonique composé par Franz Liszt n’est pas la première : Jean Guillou, entre autres, en a fait une également. Celle que nous propose aujourd’hui Louis Robillard est à la hauteur de ce grand organiste si fin connaisseur de son instrument. L’orgue sonne effectivement comme un véritable orchestre, et la régistration de ce poème symphonique en fait une véritable recréation de l’oeuvre.
D. Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Pensé comme un hommage à l’orgue allemand et à ses plus grands compositeurs, ce recueil est inspiré par les grands chorals de la liturgie protestante mais comporte aussi des emprunts par l’auteur à ses propres oeuvres. L’ensemble est de difficulté très variable et possède donc un réel intérêt pédagogique. L’utilisation liturgique, aussi bien protestante que catholique, est également évidente. Et bien sûr, ces pièces peuvent être données en concert sur des orgues assez différents : l’écriture ne demande pas un instrument trop typé… Comme le dit l’auteur lui-même : « En conclusion, fidèle à ses convictions de toujours, le compositeur n’aspire qu’à un but : allier le plaisir de l’oreille à celui de l’esprit en communion avec l’interprète et l’auditeur ».
D. Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Chacun des préludes porte un titre : Saisissement, Elévation immatérielle, L'empyrée, Rémission des fautes, des offenses. L’auteur présente ainsi son oeuvre : « Envisagée dans une perspective liturgique chrétienne, cette suite de quatre pièces pourrait être jouée après l’eucharistie (nous pensons que l’auteur veut dire : après la consécration) et pendant la communion. Cependant avec le premier prélude, Saisissement, la musique apparait comme une interrogation inquiète, et non comme une adhésion recueillie au Credo de l’Église. Le deuxième prélude, Élévation immatérielle, installe un climat d’intériorité, en suivant la progression d’une arabesque se déployant de manière symétrique. Le troisième prélude, L’Empyrée, suggère ce que serait la musique du Paradis… Le titre, en faisant référence à d’anciennes croyances, marque une distance avec l’imagerie chrétienne sans pour autant renoncer au désir d’élaborer une musique d’essence spirituelle.

Voici comment l’auteur présente lui-même son œuvre : « Cette œuvre est sous-titrée « étude pour orgue » en raison de sa riche et complexe écriture harmonique, et de ce qu’elle exigera de la part de l’interprète en matière de registrations. Mais on pourrait aussi bien la qualifier de fantaisie ou de poème symphonique pour orgue, dans lequel l’imagination de l’auditeur est projetée dans des mondes sonores tour à tour mystérieux, visionnaires, éclatants ou fantastiques, comme dans un kaléidoscope aux dimensions cosmiques. » On ne peut mieux parler de cette œuvre foisonnante et évocatrice des différents mondes intérieurs de l’auteur mais aussi des auditeurs… D’autant plus que l’auteur laisse libre cours à l’imaginaire de l’interprète en ne lui donnant volontairement aucune autre indication de registration que les notations expressives qui parcourent l’œuvre. Si ces Mondes peuvent être ainsi exécutés sur des instruments très divers, il n’en reste pas moins qu’ils devront avoir pour support un instrument aux multiples facettes… et un organiste qui sache les mettre en valeur !
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

 

Pour se faire une idée du style de ces pièces, on pourra aller écouter, du même auteur, sur YouTube, la Chaconne écrite dans le même esprit. Il ne s’agit en rien de pastiches de Bach, comme pourrait le faire penser les titres des pièces ici présentées (Fantaisie et fugue, Pastorale, Toccata et fugue, Sonate en trio…) mais en repartant des formes illustrées par Bach et ses prédécesseurs, de poursuivre le voyage dans un langage renouvelé. Comme l’écrit le compositeur, « la quête de la modernité ayant perdu tout attrait, c’est vers la jubilation de cette « langue pure » qu’il peut être tenté de se tourner. Il lui faut alors s’en remettre au seul pouvoir d’engendrement de ses propres idées – sous peine de tomber dans l’enfer de l’exercice de style – et, privilège d’agir en quelque sorte « après l’histoire » de la tonalité, ne surtout renoncer à aucune des singularités qu’elles portent en elles. Le propos n’est donc ici nullement de faire accroire à la réalité d’une œuvre XVIIIème, mais bien plutôt tel un jardinier, d’entourer la croissance de ses thèmes ou sujets dans ce même esprit. ». Ajoutons simplement que l’ensemble est parfaitement convaincant. Bien sûr, il vaudra mieux disposer d’un instrument aux couleurs variées…
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

 

Ce triptyque a été composé et joué en première audition à la cathédrale de Dijon en 2010 pour le tricentenaire de la naissance du célèbre facteur d’orgues devenu bourguignon, Karl-Joseph RIEPP, né en 1710 à Eldern, village souabe dépendant de l’abbaye d’Ottobeuren et mort à Dijon en 1775. Il a réalisé dans la cathédrale Saint Bénigne de Dijon son plus grand instrument. Celui-ci a récemment été reconstruit par le facteur Gerhard Schmid dans l’esprit du XVIII° siècle et le respect de la tuyauterie d’origine ainsi que des ajouts des facteurs précédents lorsqu’ils avaient été positifs. C’est pour cet instrument qu’Yves Cuénot a écrit cette œuvre qui fait appel à toutes les possibilités de l’instrument. Il ne faudra donc pas se risquer à l’interpréter sur un orgue trop limité. Rappelons que l’orgue de Dijon possède quatre claviers et 73 jeux… L’auteur présente lui-même son œuvre ainsi : « Ainsi ce triptyque, écrit sur les 5 notes du nom de « RIEPP », aura été largement inspiré par l’instrument actuel et toutes

Cette édition contient, en plus des trois pièces habituellement connues : Prélude et fugue en ré Majeur op. 93, Prélude et fugue en ré mineur op. 98 et la Fantaisie op. 110, le Prélude et fugue en ré mineur op. 62, pièce expressive pour piano dans une transcription pour orgue de B. L. Sabaneyev (1909) faite avec l’accord du compositeur. L’édition comporte une préface et de précieuses notes détaillées pour l’interprétation, notamment en ce qui concerne la question, toujours délicate, de la registration. Ces pièces sont manifestement écrites pour un instrument à 3 claviers – pédalier et possédant de solides mixtures et batteries d’anches. Glazounov a d’ailleurs sollicité les conseils de Marcel Dupré pour sa Fantaisie. Ce dernier en est d’ailleurs le dédicataire, et c’est encore lui qui en donnera la première audition. Terminons en disant que cette édition tout à fait remarquable a été faite par Alexander Fiseisky, l’un des plus grands organistes russes.
Daniel Blackstone

Cette nouvelle publication est une mise à jour du volume 9, série IV, présentée en 2003 et basée sur la première édition de 1985. Peu de changement, si ce n’est un allongement et un enrichissement de la préface, un résumé des sources dans des « Notes sur l’édition », ainsi que quelques corrections apportées au texte musical (clés…). Une présentation des différents chorals non harmonisés ouvre le recueil. Viennent ensuite trente-six chorals d’orgue fugués de la collection dite Neumeister, du nom de l’organiste et professeur qui possédait une collection manuscrite de pièces d’orgue.
Les vingt-six œuvres de Bach présentes sont entremêlées d’œuvres de différents compositeurs (Pachebel, Zachow, Johann Christoph Bach…) et tiennent compte du calendrier liturgique.
Comme souvent dans la pratique générale de la musique d’orgue de cette époque, l’utilisation du pédalier est soumise à l’appréciation de l’organiste. Il n’y a pas de portée écrite spécifiquement pour cette partie. L’entrée du pédalier est tout de même marquée (par p. ou Ped.), lorsque son utilisation est nécessaire (cantus placé à la basse, facilité

Cette édition contient, en plus des trois pièces habituellement connues : Prélude et fugue en ré Majeur op. 93, Prélude et fugue en ré mineur op. 98 et la Fantaisie op. 110, le Prélude et fugue en ré mineur op. 62, pièce expressive pour piano dans une transcription pour orgue de B. L. Sabaneyev (1909) faite avec l’accord du compositeur. L’édition comporte une préface et de précieuses notes détaillées pour l’interprétation, notamment en ce qui concerne la question, toujours délicate, de la registration. Ces pièces sont manifestement écrites pour un instrument à 3 claviers – pédalier et possédant de solides mixtures et batteries d’anches. Glazounov a d’ailleurs sollicité les conseils de Marcel Dupré pour sa Fantaisie. Ce dernier en est d’ailleurs le dédicataire, et c’est encore lui qui en donnera la première audition. Terminons en disant que cette édition tout à fait remarquable a été faite par Alexander Fiseisky, l’un des plus grands organistes russes.
Daniel Blackstone

Cette nouvelle publication est une mise à jour du volume 9, série IV, présentée en 2003 et basée sur la première édition de 1985. Peu de changement, si ce n’est un allongement et un enrichissement de la préface, un résumé des sources dans des « Notes sur l’édition », ainsi que quelques corrections apportées au texte musical (clés…). Une présentation des différents chorals non harmonisés ouvre le recueil. Viennent ensuite trente-six chorals d’orgue fugués de la collection dite Neumeister, du nom de l’organiste et professeur qui possédait une collection manuscrite de pièces d’orgue.
Les vingt-six œuvres de Bach présentes sont entremêlées d’œuvres de différents compositeurs (Pachebel, Zachow, Johann Christoph Bach…) et tiennent compte du calendrier liturgique.
Comme souvent dans la pratique générale de la musique d’orgue de cette époque, l’utilisation du pédalier est soumise à l’appréciation de l’organiste. Il n’y a pas de portée écrite spécifiquement pour cette partie. L’entrée du pédalier est tout de même marquée (par p. ou Ped.), lorsque son utilisation est nécessaire (cantus placé à la basse, facilité