Elève de Marcel Dupré et de Charles Tournemire, Henriette Puig-Roget (1910-1992) fut une musicienne accomplie. Remarquable pianiste, collaborant à de nombreuses émissions radiophoniques, elle fut aussi une non moins remarquable organiste, tant à la Grande Synagogue de la rue de la Victoire qu'à l'Eglise Réformée de l'Oratoire du Louvre. Mais elle eut aussi une activité moins connue de compositrice.

 

 

Des Trois prières  proposées ici, deux seulement avaient été éditées. L'ensemble demande de préférence un orgue à trois claviers, mais deux claviers peuvent suffire. La première pièce, Prière pour un jour de douleur (1934)  est une large paraphrase du « Dies irae », à la fois tragique et solennelle et traversée d'éclairs. La deuxième, Prière pour un jour de joie  est construite également sur un thème grégorien. Elle est à peu près dans la même forme, mais apaisée et lumineuse. Quant à la troisième, Prière d'action de grâces, elle est construite très logiquement sur le thème du Te Deum laudamus  qui constitue comme une basse obstinée qui se déploie peu à peu pour arriver à une véritable explosion jubilatoire qui se termine en apothéose. Ces trois pièces sont à découvrir et à faire connaître et ont leur place dans les récitals au côté des grands organistes-compositeurs du XX° siècle.