pour trombone et piano. 3e cycle. SP0239.

Le titre est difficile à porter… mais l’œuvre est très dense et d’une poésie réelle. Le trombone assure dans la première partie un chant à la fois sombre et poétique ponctué par les accords charnus du piano. La deuxième partie « più mosso e molto espressivo » fait dialoguer les deux instruments. Le « tempo primo » revient enfin pour s’enfoncer, pianissimo, dans une nuit profonde. L’intérêt musical est certain et ce songe ne devrait pas laisser ses interprètes indifférents.

La plume au vent

Jérôme NAULAIS : La plume au vent pour trombone et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2986.

Commençant par un « tranquille » déroulant une jolie mélodie très chantante, le morceau se continue par une « danse » dont le thème justifie pleinement le titre de l'œuvre, thème qui passe du piano au trombone avant de se transformer en une joyeuse danse paysanne. Commençant en si bémol Majeur puis se poursuivant en fa, la pièce se termine par un brillant la bémol Majeur qui éclate dans un paroxysme bien excitant. L'ensemble est varié, fort agréable et roboratif. Vive la plume au vent !

 

L'elfe de cristal

Rose-Marie JOUGLA : L'elfe de cristal pour trombone et piano. Assez facile. Delatour : DLT2626.

Il est bien joli cet elfe qui nous parle par des phrases très expressives soutenues par un accompagnement délicat dans des harmonies qu'on pourrait qualifier de debussystes. Si cette pièce possède une visée pédagogique, c'est au service de la musique. Et c'est là où on pourra juger du sens musical des jeunes interprètes.

 

Chat flâneur

Rose-Marie JOUGLA : Chat flâneur. Assez facile. Delatour : DLT2625.

Ce bon gros chat se promène tranquillement. A peine a-t-il l'idée de se lancer après une proie qu'il renonce aussi vite… L'ensemble est facile et ne fait pas appel à la clé d'ut 4°. La partie de piano accompagne non moins placidement le félin dans sa marche un peu nonchalante.

 

 Prince Nénuphar

Rose-Marie JOUGLA : Prince Nénuphar pour trombone et piano. Moyen. DLT2627.

Bien que le mouvement métronomique soit donné à la croche, il faut évidemment « penser » cette pièce à la noire pointée. Notre nénuphar princier ondule avec grâce dans un 6/8 à la fois lyrique et épanoui. Les modulations délicates ne font jamais oublier le ré majeur finalement triomphant. L'ensemble est très joli et devrait plaire tant aux interprètes qu'au public.

 

 Alerte dans la citadelle

André TELMAN : Alerte dans la citadelle pour trombone et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.2990.On pourra facilement imaginer plein d'évènements autour de cette « alerte ». Si le début commence comme des appels de trompette, le milieu, rapide et mouvementé, fait penser à une attaque ou tout autre évènement inattendu. Une cadence non moins mouvementée conduit à un retour au calme : l'alerte est terminée ! Le langage employé, sans être déroutant, est suffisamment dépaysant pour créer une atmosphère exotique. Piano et trombone dialoguent tant dans le lyrisme que dans l'héroïsme. L'ensemble est fort plaisant.

 

 

Le trombone dans l'imaginaire du compositeur

Dominique DELAHOCHE – Thomas ROCTON : Le trombone dans l'imaginaire du compositeur. Choisir et écrire des sons pour les trombones. Lemoine : HL29116.C'est une véritable somme à l'usage des compositeurs et des instrumentistes que nous offrent ici les deux auteurs, tous deux trombonistes reconnus. Partant de la facture de l'instrument, ils nous présentent la conception et les éléments du résonateur-trombone, les différents trombones et la manière de composer un pupitre de trombones, l'ensemble des paramètres du jeu de l'instrument, et bien d'autres choses solidement argumentées et expliquées avec force détails, schémas, exemples… Bref, cet ouvrage tout à fait original permettra de mettre en valeur et de tirer le meilleur parti de ce remarquable instrument dont on est loin de soupçonner toutes les ressources.

 

Régis CARROUGE : Pauvre Souris  pour trombone et piano. Fin de deuxième cycle. Delatour : DLT2311.

Voici une pièce bien réjouissante. Si la souris (verte) court dans l'herbe quelques instants, elle a vite fait de se perdre entre les jambes des enfants de la cour de récréation où nous entraine l'auteur. De la joie aux larmes, de l'excitation à la rêverie en passant par tous les sentiments possibles, de courts fragments nous font vivre ce kaléidoscope aux multiples facettes. L'ensemble est bien séduisant.

Concertino  pour trompette B b (ou cornet) et piano.

Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.2825.

Il y a effectivement plusieurs instants, chacun comportant des humeurs variées… Le tout donne une pièce assez fantasque et bien plaisante qui sollicite toutes les qualités rythmiques et mélodiques des deux interprètes.

Rémi MAUPETIT : Parfums d'hiver  pour trombone et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2873.

Rémi MAUPETIT : Parfums d'hiver  pour trombone et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2873.

Il y a deux parties dans ces Parfums d'hiver. La première est un allegro caractérisé. Pourquoi nous fait-il tant penser à une page de Maurice Yvain dans Ta bouche ? Simple coïncidence, ou clin d'œil volontaire ? Peu importe : le résultat est tout à fait réjouissant. La deuxième partie nous entraine dans une valse non moins réjouissante quoiqu'un peu plus mélancolique. Ces parfums sont en tout cas fort agréables.