Fin du 1er cycle

On se doute que l’ensemble de la pièce ne manque pas d’humour… Un écolier prépare son cartable et commence par en faire l’inventaire. Chaque objet trouvé donne lieu à un portrait musical évocateur. Cela va du livre de mathématique avec une évocation de « l’air » de la table de multiplication en passant par une vieille bande dessinée et même une vieille lettre d’amour. Si l’ensemble met plutôt en valeur les qualités primesautières de l’instrument, la lettre d’amour, à la mélodie vaguement schumanienne permet à l’instrumentiste de mettre en valeur les qualités expressives du trombone. Le pianiste devra se montrer à la hauteur, grand élève ou professeur : il faut une complicité totale entre les deux interprètes. Mais n’est-ce pas le cœur même de la musique de chambre ? Quoi qu’il en soit, les deux interprètes et leurs auditeurs devraient prendre beaucoup de plaisir à interpréter et écouter cette œuvre pleine de malice mais aussi de charme et de poésie.
Daniel BLACKSTONE
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2021

 

 

 

Non, il ne s’agit pas de la reprise de la chanson enfantine La bonne aventure au gué ! Ce qui ne signifie pas que cette aventure ne soit pas bonne, bien au contraire. Les parties de trombone et de piano s’entrelacent avec bonheur Le thème s’orne au fur et à mesure, les rythmes se complexifient, bref l’aventure se complique peu à peu tout en restant bien joyeuse. Ce sera, pour les interprètes, un excellent exercice de musique de chambre, c’est-à-dire d’écoute mutuelle.
D.B.

Si la partie de trombone est bien pour débutant, celle de piano s’adresse à un instrumentiste plus chevronné. Cette pièce est très agréable. Il s’agit bien d’un blues et la grille caractéristique est parfaitement respectée. Piano et trombone dialoguent comme il se doit, le piano assurant les arabesques et les transitions traditionnelles. Bien sûr, la notation est en valeurs égales. Aux instrumentistes de montrer leur sens du rythme blues. La meilleure façon de les mettre dans l’ambiance sera évidemment de leur faire écouter de bons enregistrements… On sait la difficulté d’écrire des pièces intéressantes pour les débutants : nul doute que celle-ci ne fasse très vite partie de leurs favorites.
D.B.

Non, il ne s’agit pas de la reprise de la chanson enfantine La bonne aventure au gué ! Ce qui ne signifie pas que cette aventure ne soit pas bonne, bien au contraire. Les parties de trombone et de piano s’entrelacent avec bonheur Le thème s’orne au fur et à mesure, les rythmes se complexifient, bref l’aventure se complique peu à peu tout en restant bien joyeuse. Ce sera, pour les interprètes, un excellent exercice de musique de chambre, c’est-à-dire d’écoute mutuelle.
D.B.

Si la partie de trombone est bien pour débutant, celle de piano s’adresse à un instrumentiste plus chevronné. Cette pièce est très agréable. Il s’agit bien d’un blues et la grille caractéristique est parfaitement respectée. Piano et trombone dialoguent comme il se doit, le piano assurant les arabesques et les transitions traditionnelles. Bien sûr, la notation est en valeurs égales. Aux instrumentistes de montrer leur sens du rythme blues. La meilleure façon de les mettre dans l’ambiance sera évidemment de leur faire écouter de bons enregistrements… On sait la difficulté d’écrire des pièces intéressantes pour les débutants : nul doute que celle-ci ne fasse très vite partie de leurs favorites.
D.B.

Cette très agréable pièce comporte deux parties très contrastées. La première est une valse qui pourrait s’apparenter à une ballade. Le trombone fait onduler une jolie mélodie accompagnée d’abord par les arpèges de piano. Puis c’est ensuite au piano de devenir, dans le même style l’instrument soliste. Cette promenade romantique sous forme de valse débouche soudain sur un Allegro vivo ponctué par l’raccompagnement de piano qui marque vigoureusement les temps sous une forme de « pompe » tandi que le trombone se lance dans une danse endiablée. Piano et trombone dialoguent alors ainsi jusqu’à la fin du morceau. L’ensemble n’engendre pas la mélancolie et devrait réjouir tant les interprètes que leur public.
Daniel Blackstone

 
 

 

Cet assemblage d’ambiances diverses constitue cependant un ensemble tout à fait cohérent. L’œuvre s’ouvre sur quinze mesures « maestoso » de caractère solennel. Vient ensuite un « giocando » sautillant à souhait qui débouche sur un « Largo » très lyrique marqué par un accompagnement en accord sur chaque temps du piano pour aboutir à une introduction très lente de ce même piano qui mène à une cadence libre. Le tout se termine par un Allegro syncopé débouchant, più vivo, sur une cadence massive de fa Majeur. Tout cela est plein de variété et d’intérêt. Aux interprètes de savoir réaliser, avec les différentes pièces de ce puzzle, une image convaincante.

Yves PIGNOT : Tu viens jouer ? Trombone et piano. Quatre pièces pour les premières années. Les Editions Buissonnières EB-2-238.

Ces petites pièces ont été conçues pour être jouées par deux instrumentistes de même niveau dans le but de découvrir et de « prendre goût à la musique de chambre sans être accompagné par un professionnel ». Les Seize mesures de la première pièce Le Trombiano équilibrent bien le travail entre les deux instruments. Dans L’étromphant, les deux mains du pianiste jouent à l’octave, tandis que le tromboniste travaille les doubles croches répétées, avec articulations et jeu de coulisse. Trombiano part au brésil sur un air dansant et syncopé. Tu m’attrap’ras pas, na ! fait alterner le jeu des deux instruments en petites cellules mélodiques et rythmiques. Dans la même série : « Tu viens jouer ? Violon et piano ».

Rémi MAUPETIT : La valse des pupitres pour trombone et piano. Débutant. Lafitan : P.L.3017.

Pourquoi faire valser les pupitres ? Est-ce une allusion au caractère réputé badin des cuivres ? Quoi qu’il en soit, cette petite valse est bien agréable, gentiment classique avec sa partie médiane à la dominante et le retour du thème qui se termine par la traditionnelle « coda » qui, bien que n’étant pas nommée, est bien là, cependant ! Le tout est délicatement parodique mais avec beaucoup de grâce et de discrétion. L’introduction de piano, qui se termine par deux mesures introductrices semblables, permettrait même au tromboniste distrait de ne partir qu’un peu plus tard… selon un procédé bien connu des instrumentistes facétieux ou humoristes !

Eddie SOUCHOIS : 6 quatuors de trombones pour le 1er cycle. Sempre più : SP0241.

Les titres humoristiques des six pièces traduisent bien leur ambiance joyeuse. On ne s’ennuiera pas à les travailler ! La dernière permet d’agréger même des débutants à l’ensemble. En effet, ces quatuors peuvent se jouer à parties doublées ou triplées sans inconvénient. L’ensemble est solidement tonal, ce qui n’empêche pas chaque pièce d’avoir un caractère qui lui est propre. De Diabolo fraise à la Petite marche sur les bords de l’Orge en passant par Ça valse, et toi ? on ne risque pas de s’ennuyer. Est-il utile de rappeler que l’Orge est une rivière de l’Essonne, lieu où enseigne notre compositeur…