Romain TALLET : Sak  pour saxophone soprano et accordéon. Delatour : DLT2598.

Après une vigoureuse entrée toute en frottements au demi-ton, l'accordéon prend seul la parole avant de remplir le rôle du bassiste et entre ensuite dans la danse avec, au centre, une possibilité d'improvisation pour les deux instruments. Le tout se termine dans un tourbillon paroxysmique.

Romain TALLET : Rabsikapof  pour saxophones soprano, baryton et piano. Delatour : DLT2603.

Ecrite primitivement pour quintette de saxophone, l'œuvre fut ensuite transcrite pour le trio Bazta, dont fait partie le compositeur. Une première partie répétitive et obsessionnelle laisse la place par délitement à un solo de baryton improvisé, qui se résout en évocation d'un big band. Une nouvelle transition, improvisée au soprano, amène la conclusion abrupte de construction sérielle. Techniquement difficile, cette œuvre demande à la fois un grand sens du jazz et, contrairement à ce que pourrait faire croire l'analyse de la structure, est d'abord et avant tout de la musique !

Sonate  pour saxophone alto et piano.

Delatour : DLT2567.

Si cette œuvre comporte, comme une sonate classique, trois mouvements : I - Convaincu, énergique (06'00") II - Pesant, énigmatique (05'00") et III - Versatile, « hectic » (07'00"), l'écriture est résolument contemporaine : il faudra obligatoirement un piano à queue pour pouvoir rendre les effets demandés de glissandi sur certaines cordes avec une main et autres effets. Le saxophone utilise également toutes les techniques modernes de l'instrument.

Jewel and Fish  pour saxophone alto et saxophone baryton.

Delatour : DLT2597.

Cette courte pièce écrite pour Eric et Julie Fisher, après une courte introduction en notes longues, comme si les duettistes prenaient leurs marques, se lance dans des arabesques avec une partie improvisée, le tout culminant dans une fin en feu d'artifice.

Voices of Australia  pour saxophone soprano et voix enregistrées.

Difficile. Delatour : DLT2570.

Composé primitivement pour flûte en 2002, l'œuvre a été adaptée pour saxophone soprane en 2015 par l'auteur à la demande du saxophoniste Giuseppe Laterza. « Voices of Australia » se compose d'une partie de voix enregistrées lors d'une soirée dans le bush en South Australia, et d'une partie instrumentale qui imite les chants de six oiseaux australiens : par ordre d'apparition, Brolga, Crested Bellbird, Southern Boobook, Chiming Wedgebill, Fan-tailed Cuckoo et Whip Bird. C'est ainsi toute une ambiance fort sympathique qui est recréée.

 Valse des Sax

Pour ensemble de saxophones (Soprano ou alto 1, alto 2, alto 3 (partie facile), Ténor, Baryton). Premier cycle. Lafitan : P.L.2836.

Il s'agit d'une commande de l'association « saxo voce » pour le Festival « Tous en scène 2014 ». Cette pièce peut facilement mettre en valeur toute une classe de saxophones. On peut en écouter des extraits sur le site de l'éditeur. Cette valse, qui comporte plusieurs moments, est un brin nostalgique, parfois un brin musette, bref, c'est une œuvre très agréable accessible même à des débutants dans la partie d'alto 3. C'est une œuvre pédagogique, certes, mais c'est d'abord de la musique.

 

 Mélodie du crépuscule  pour saxophone alto et piano.

Débutant. P.L.2738.

Il y a trois parties dans cette pièce ou plutôt une structure refrain couplet refrain. Le refrain fait penser un peu aux premières pièces de l'Album pour la jeunesse de Schumann. La partie centrale instaure entre saxophone et piano un vrai dialogue d'allure joyeuse. L'ensemble est fort agréable et plein de charme.

Le petit chat  pour saxophone alto et piano

Philippe RIO : Le petit chat  pour saxophone alto et piano. Débutant. P.L.2738.

Il y a trois parties dans cette pièce ou plutôt une structure refrain couplet refrain.

Michel DEL GIUDICE : Saxino  pour saxophone alto et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2794.

On se sent entrainer dans une joyeuse marche pleine d'allant qui se termine quasiment en fanfare. Cette pièce brillante devrait beaucoup plaire à ses interprètes.

Jean-Charles GANDRILLE : Fragments  pour septuor de saxophones. Delatour : DLT2565.

Même s'il se réclame également d'autres influences, l'auteur indique sur son site qu'il « s'inscrit en continuité dans une tradition française, de la couleur, du lyrisme et du rythme, partant de Debussy et allant jusqu'à Florentz. ». Cette œuvre en est un témoignage éclatant. Bien sûr, J.-C. Gandrille possède son langage propre. Plutôt que de décrire cette œuvre, nous nous contenterons de dire qu'on peut l'écouter intégralement sur le site de l'éditeur et sur YouTube, et qu'elle le mérite amplement. Signalons simplement qu'elle est écrite pour un soprano, deux altos, deux ténors et deux barytons.