Jean-Pierre SIMON : 24 pièces pittoresques en pays de Loire, pour saxophone. Lemoine : HL 29288

En forme d’études faciles et progressives pour les cycle 1 et 2. Chaque pièce, de courte durée, est présentée sur une seule page. La variété de style, d’écriture, de caractère en fait un ouvrage intéressant ; mais de par leur tempo, leur niveau solfégique et leurs difficultés techniques, ces études aux titres pittoresques et stimulant l’imagination, conviennent plus à des élèves de fin de premier cycle et suivant qu’à des débutants. On apprécie la qualité musicale de ce recueil, qui rend hommage à la « douceur angevine », à son folklore, son passé littéraire et artistique, son histoire, ses paysages, ses « spécialités » et traditions.

Jean-Louis COUTURIER : Romance sentimentale pour saxophone alto & piano. Editions Andel, http://www.andelmusic.be/?p=1

Cette pièce, assez difficile, est tout à fait conforme à son titre. Ecrite dans la délicate tonalité de lab Majeur, elle est sentimentale et romantique à souhait, tant par sa mélodie que par ses harmonies, le tout sans mièvrerie. Elle est constituée de deux parties. Dans la première, le thème se déploie sur un rythme de valse. Survient alors une cadence expressive qui conduit à la deuxième partie. Celle-ci est une variation sur le thème de la première partie, nettement plus virtuose tant pour le saxophoniste que pour le pianiste qui, de simple accompagnateur, devient acteur concertant. L’ensemble est très agréable, très bien écrit, et devrait beaucoup plaire.

Max MÉREAUX : Badinerie pour saxophone sib et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.3041.

Remercions d’abord le compositeur et l’éditeur d’avoir noté la partie de saxophone en effet réel sur la partie de piano. Bien sûr, le dialogue entre le pianiste et le saxophoniste restera difficile, mais pour une fois, ce sera en sens inverse de l’habitude. Mais revenons au texte. Cette Badinerie, pour badine qu’elle soit, n’en est pas moins assez redoutable. Certes, l’ensemble est fort agréable et s’écoute avec beaucoup de plaisir, mais il demande à ses interprètes un sens du rythme d’une grande sûreté, plus d’ailleurs pour le pianiste que pour le saxophoniste. Encadrée de deux parties très toniques, une partie médiane précédée d’un solo qu’on peut voir comme une cadence donne un caractère plus lyrique à cette pièce contrastée mais fort intéressante.

Gérard LENOIR : Au fil de l’eau pour saxophone et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3075.

Ecrite dans une tonalité qui réjouira le saxophoniste mais désespèrera le pianiste, cette jolie pièce comporte deux parties et une sorte de coda qui reprend la première. Cette première partie, « allant et bien rythmé », évoque une promenade tonique le long de la rivière. La deuxième partie, à 6/8, avec ses allures de barcarolle et à jouer « avec nonchalance » permet aux deux instrumentistes de s’épancher à loisir, au moins pour le saxophone, car le piano se lance dans des arabesques qui, sans être difficiles, demandent une certaine dextérité. Le retour au tempo primo clôt cette agréable promenade.

pour saxophone alto et piano. Fin de 2e cycle. Lafitan : P.L.3005.

Le pluriel du titre est tout à fait justifié. Après une première partie bien rythmée en sol mineur, un Calmo nous entraine dans une sorte de deuxième mouvement de concerto dans le style de Mozart, en sol majeur. Suit une ample cadence qui nous ramène au thème et à la tonalité initiaux. L’ensemble est tantôt brillant tantôt lyrique et forme un ensemble très plaisant. Piano et saxophone dialoguent avec bonheur. C’est une jolie pièce de concert autant que d’étude.

 Noise D’fense

François ROSSÉ : Noise D’fense pour saxophone solo (baryton et soprano). Difficile. Delatour : DLT2708.

 

Jouant alternativement du baryton et du soprano, l’interprète est en même temps acteur, puisque ses interventions instrumentales sont précédées ou suivies d’interventions parlées « relatant les navigateurs errants sur l’immensité océane ». Il est inutile de préciser que l’auteur fait appel à toutes les techniques contemporaines de jeu du saxophone. La pièce a été écrite en 1998 lors d’un passage à Londres.

 

 

 

About the night

Ivan BOUMANS : About the night pour saxophone et piano. Fin 2ème cycle. Sempre più : SP0208.

Il s'agit d'une commande de l'Union Grand Duc Adolphe pour le Concours Luxembourgeois et Européen pour Jeunes Solistes de 2014. Le sous-titre « Lullaby for eyes closing… » « Berceuse pour yeux en train de se fermer… » donne bien le caractère de cette pièce pleine de poésie et de charme. Ce n'est pas seulement une berceuse, c'est une évocation rêveuse qui déroule un discours varié. Une cadence ad libitum ponctue l'œuvre. Deux allegros semblent suggérer des rêves plus mouvementés. L'un est intitulé : « let the night sleep… ». Le tout est plein d'intérêt.

 

 Etudes obstinées

Benjamin ATTAHIR : Etudes obstinées pour saxophone. Difficile. Lemoine : 29 249 H.L.

Chacune de ces cinq études constitue l'exploration d'une difficulté, d'une exploration musicale, d'une tessiture et d'une couleur sonore particulière. L'ensemble vise à la virtuosité la plus grande possible.

 

Sur le sable

Olivier DEVIENNE : Sur le sable pour saxophone alto et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2966.

Lorsqu'on lit le titre, on pense d'abord à la plage… Mais le rythme obstiné et la tonalité de do mineur, avec de temps en temps la fameuse seconde augmentée entre cinquième et sixième degré fait plutôt penser à la caravane dans le désert. Qu'importe ? Le tout, c'est de se faire une image mentale qui permette d'interpréter cette pièce fort intéressante. Le pianiste est ici un partenaire à part entière : c'est de la vraie musique de chambre. Bref, les jeunes interprètes devraient trouver à jouer cette œuvre beaucoup de plaisir et de profit.

 

3 Paraphrases d'opéra

Charles Jean-Baptiste SOUALLE dit Ali Ben Sou Alle : 3 Paraphrases d'opéra réunies par Fabien Chouraki. Saxophone alto & piano. Deuxième cycle. Lemoine : HL 29234.

Précisons tout de suite que la mention « deuxième cycle » ne fait pas de ces pièces des pièces « d'étude » : elles peuvent figurer comme de très agréables « bis » au répertoire des concertistes, d'autant plus que la partie de piano, remarquablement écrite, n'est pas précisément pour débutant…