Rémi MAUPETIT : Facile à dire pour cor en fa ou mib et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3015.

Facile à dire… pas forcément facile à faire. Mais le résultat sera à la hauteur ! La première partie est un adagio à quatre temps assez solennel où piano et cor se répondent. Puis vient un moderato à 6/8 assez original. Tandis que le cor déroule une mélodie simple dans un rythme « deux croches noire pointée » récurrent, le piano fait dans l’aigu, en croches régulières une sorte de trille lent tandis que la main gauche suit un rythme régulier qui peut suggérer une sorte de trois quatre qui se superpose au 6/8. Le tout se termine dans un do Majeur solidement affirmé. L’ensemble est donc varié, original et plein de bonhommie.

Pascal PROUST : 30 fablétudes pour cor. Fin 1er cycle. Sempre più : SP0260.

Chacune de ces trente petites pièces est précédée d’un « exercice préparatoire » qui permet de travailler pour elle-même la difficulté que va présenter chaque petite fable. Certes, ce sont des études, mais ce sont aussi trente tableautins aussi réjouissants les uns que les autres. Groupés par deux, chacun peint l’un des deux animaux de diverses fables, les unes célèbres comme Le rat de ville et le rat des champs, d’autres moins comme L’éléphant et le papillon et bien d’autres… L’ensemble est plein d’humour et l’interprète oubliera certainement les difficultés techniques grâce au charme de ces petites pièces.

Francis COITEUX : Chant des alpages pour cor en fa et piano. Fin de 1er cycle. Sempre più : SP0217.

Ce chant possède un caractère robuste et fait penser du moins dans sa première et sa troisième partie à un chant de marche. L’andante rustico à 6/8 du milieu est, quant à lui, nettement plus bucolique. L’ensemble est aussi varié qu’agréable et la partie de piano, qui joue son rôle à part entière, n’est pas très difficile et sera avantageusement jouée par un élève.

Pascal PROUST : Deuxième sonatine pour cor en fa et piano. Fin 2e cycle. Sempre più : SP0230.

C’est sans doute à cause de sa taille que l’auteur a intitulé son œuvre « Sonatine ». Mais elle mérite, par son intérêt d’être prise au sérieux : en trois mouvements, comme il se doit, elle déploie intérêt musical et charme réel. Le premier mouvement est un moderato qui a des allures de barcarolle. Piano et cor dialoguent dans un discours lyrique bien agréable. Le deuxième mouvement, adagio à 4/8, est un long récit lyrique ornementé, tandis que le troisième, qui s’ouvre sur un joyeux solo du cor, se continue par un allegro très rythmé qui débouche lui-même sur un « subito più vivo » avant le retour au tempo primo qui se clôt triomphalement fortissimo. Corniste et pianiste devrait y trouver de quoi montrer toutes leurs qualités musicales et techniques.

Yves BOUILLOT : 3 caractères. Pièce en 3 mouvements pour cor (en fa ou en mi bémol) et piano. Fin de 2ème cycle. Lafitan : P.L.3004.

 

Chacune de ces pièces illustre bien un « caractère ». La première, intitulée « Bravache » se déroule sur des rythmes et des intervalles qui évoquent une marche militaire, le tout de façon un peu parodique. Si l’auteur sous-titre sa pièce avec la définition du dictionnaire « qui affecte la bravoure ; fanfaron », ce n’est pas par hasard. La deuxième, intitulée « Rêveur » a pour sous-titre « qui se complaît dans des pensées vagues ou chimériques ». Elle permet au cor de s’épancher sur des arpèges du piano rappelant des accents de harpe. Quant à la troisième, « Chevaleresque », « qui a le caractère héroïque et généreux des anciens chevaliers », elle s’élance sur des accents qui rappellent la gigue de la troisième suite en ré de Bach… Le tout constitue un ensemble aussi varié qu’agréable.


Ivan BOUMANS : As simple as friendship pour cor en fa et piano. 3ème cycle. Sempre più : SP0209.

 

« Aussi simple qu’une amitié » … cela reste à voir. Sans doute le titre s’adresse-t-il plutôt à la dédicataire… Bref, cette pièce élégante et raffinée tant dans la conduite de sa mélodie que dans ses harmonies suppose une amitié exigeante. Mais les interprètes en seront bien récompensés par l’intérêt musical de l’œuvre.

 

 

Axel

André GUIGOU : Axel  pour cor fa ou mib  et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2984.

Voici une œuvre très poétique et très délicate qui, après nous avoir longuement promené dans un mode de fa s'installe ensuite de façon plus classique dans le fa majeur annoncé. Le tout n'est pas banal et permet au jeune débutant de se former l'oreille à des ambiances modales diverses. Rappelons qu'une des caractéristiques de cette collection est de pouvoir confier la partie de piano à un élève pas forcément virtuose et de favoriser ainsi la musique de chambre.

Claude-Henry JOUBERT : On a démonté le pont d'Avignon !  une enquête du commissaire Léonard pour cor en fa (niveau : fin du 1er cycle) avec accompagnement du professeur de cor. Lafitan : P.L.2802.

Dans la série de ses romans policiers, l'auteur nous propose cette œuvre dont les références musicales et littéraires risquent de passer très au-dessus – ou très à côté – de l'élève moyen. Ce pourra donc être l'occasion de faire découvrir à l'élève à la fois Alphonse Daudet, la mule du pape, le French-Cancan… et j'en passe ! Comme toujours, l'élève est invité à improviser une partie de l'œuvre, mais il est soigneusement guidé dans ce travail par les indications détaillées de l'auteur. Encore une occasion pour lui de réviser les notions d'harmonie qu'il est censé avoir acquises au cours de son premier cycle ! Et bien sûr, tout cela donne une musique très plaisante, pleine d'imprévus et… remarquablement écrite !

 

 

  Pascal PROUST : Pomme d'api  pour cor et piano. 1er cycle. Sempre più : SP0185.

Il y a trois parties dans cette pièce : la première et la troisième font effectivement appel joyeusement à la célèbre comptine « Pomme de reinette et pomme d'api » tandis que la partie médiane déroule une charmante valse lente. Tout cela est léger et fort agréable.

André TELMAN : Le réveil du volcan  pour cor en fa ou mib et piano. Deuxième cycle. Lafitan : P.L.2948.

André TELMAN : Le réveil du volcan  pour cor en fa ou mib et piano. Deuxième cycle. Lafitan : P.L.2948.

Ce volcan fait plus que se réveiller : il éructe ses flots de lave avec une belle vigueur. L'atmosphère est sauvage et inquiétante. On n'est pas loin de « La nuit sur le mont chauve »… Bref, pianiste et corniste devront rivaliser de tonus pour mettre en valeur cette pièce qui se termine certes dans un certain retour au calme, mais toujours inquiétant et qui laisse présager un nouveau réveil.