Pascal PROUST : Petit trot pour basson et piano. 1er cycle. Sempre più : SP0220.Il suffit de fermer les yeux pour voir passer la carriole tirée par un vaillant petit cheval. S’agit-il de musique descriptive ? Pourquoi pas ? Ce n’est pas un gros mot ! Mais c’est plus que cela, c’est toute une promenade variée qui se déroule devant nous. Si le piano contribue très fortement à donner l’impression de trot, ce n’est pas son seul rôle. Et les deux instruments folâtrent avec bonheur. C’est donc une jolie pièce bien agréable à entendre et à jouer

 

.

 

 

 

 A l'ombre du Vésuve

Bernard COL : A l'ombre du Vésuve. 5 pièces pour basson et piano. Delatour : DLT2581.

Les cinq pièces qui composent ce recueil nous reportent quelques jours avant l'engloutissement d'Herculanum et Pompéi. La première, Memento mori (Souviens-toi que tu es mortel) nous met immédiatement en situation. De niveau fin de premier cycle pour le basson, elle installe une ambiance oppressante avec ensuite un ostinato du piano pour un retour à l'ambiance du début.

Max MÉREAUX : Cantiga

pour basson seul. Moyen. Lafitan : P.L.3038.

Une belle cantilène encadre une partie non moins lyrique mais plus agitée. La difficulté, dans ce genre d'œuvre, résulte moins de la technique, certes exigeante, mais de l'intériorisation qu'il faut faire de cette musique pour en donner une interprétation convaincante. Sans cela, ce peut être une simple suite de notes sans beaucoup d'intérêt. Or c'est loin d'être le cas et cette œuvre mérite vraiment qu'on s'y attache et qu'on la comprenne de l'intérieur. Si le niveau technique est « moyen », cela ne veut pas dire qu'elle ne peut pas constituer une véritable pièce de concert.

Remember  pour basson et piano.

Elémentaire : P.L.2962.

De quoi faut-il faire mémoire ? L'auteur ne nous le dit pas… Serait-ce de la mort de Charles I° d'Angleterre dans Vingt ans après de Dumas père dans le chapitre qui porte ce titre ? Quoi qu'il en soit, cette pièce à la fois mélancolique et balancée, avec son rythme ternaire, fait penser à une barcarolle. Thème, développement, cadence et reprise du thème s'y succèdent avec grâce et élégance. Le tout est fort joli.

Alexandre OUZOUNOFF : Spring boulevard  pour basson et piano. Fin 1er cycle. Sempre più : SP0159.

Cette commande du Conservatoire de Bondy possède un air un peu dégingandé qui plaira sûrement aux amateurs d'une musique un peu goguenarde. Le style en est donc bien agréable et on déambulera volontiers le long de ce « Spring boulevard ».

 

 

 

Alexandre OUZOUNOFF : Marco Polo l'avait bien dit  pour basson et piano. Deuxième cycle. Sempre più : SP0104.

S'agit-il de l'explorateur ou de la série télévisée ? Peu importe. La pièce est pleine de dynamisme. Piano et basson dialoguent à part égale dans un mouvement haletant avec de temps en temps des « poco più lento » qui aèrent le discours. Il y a donc beaucoup de dynamisme dans un langage atonal et harmonieux.

 

Pensée à Monandre  pour basson et piano

Pascal CHARTON, Pascal SAINT-LÉGER : Pensée à Monandre  pour basson et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2960.

 

Pensée à une seule étamine ? Le titre peut paraître énigmatique. Peu importe : la pièce est belle, variée, poétique. Trois parties s'enchainent. Dans la première, le basson est nettement le soliste,

Frédéric LEDROIT : Strate  op.52 pour basson et orgue. Delatour : DLT2149.

On lira avec beaucoup d'intérêt sur le site de l'éditeur la présentation très objective que l'auteur fait de son œuvre. Celle-ci est née d'une double constatation : basson et orgue « sonnent » très bien ensemble et, à part les transcriptions, il n'existe pas de répertoire pour cet assemblage. Ecrite pour un instrument moyen à deux claviers et pédalier, cette pièce ne réduit pas l'orgue, comme le dit avec humour l'auteur, à un simple bourdon de 8' ! Faisant appel à toutes les ressources de couleur des deux instruments, cette œuvre est pleine de charme, de vie, en un mot, de musique.

 

Ivan JEVTIC : Sonate pour basson et piano, LE CHANT DU MONDE (www.chantdumonde.com  ), BP4706,  Piano : 27 p. (non paginées à partir de la p. 3) (+ partie basson, 7 p.).

Ivan Jevtic, élève d'O. Messiaen à Paris et d'Alfred Uhl à Vienne, privilégie beaucoup la musique de chambre. Sa Sonate pour basson et piano (Paris, Belgrade, 2005) est, au début, de caractère enjoué. Structurée en 3 mouvements contrastants :  Allegro con spirito-Maestoso-Allegro strepitoso, elle exige du basson une bonne maîtrise du staccato, mais aussi du jeu lié (traits de triolets de croches et quintolets très chromatiques) mettant la mélodie en valeur, et, du piano, une indépendance des deux mains, la précision dans l'alternance et une grande virtuosité (batteries de triples-croches, notamment). Quant aux deux interprètes, ils doivent respecter impérativement les phrasés et faire preuve d'une belle connivence.

 

Maurice JOURNEAU : Caprice pour basson et piano. Fortin-Armiane : EFA73.

On commence à mieux connaître et apprécier ce compositeur élève de Nadia Boulanger, né en 1898 et mort en 1999 mais qui cessa volontairement d’écrire en 1984. Cette œuvre de 1955, difficile d’exécution mais limpide par une écriture personnelle qui reste toujours compréhensible, comporte deux parties qui s’enchaînent. Si le basson a la part belle avec notamment une cadence ad libitum, le piano n’est pas en reste. Loin d’être un simple accompagnateur, il joue un vrai rôle de partenaire. Le 6/8 de la deuxième partie est particulièrement lyrique et envoûtant.