Claude-Henry JOUBERT : Variations sur un thème du Berry

pour alto et piano. Début de cycle II. Fertile-plaine : FP 1540. http://www.fertile-plaine.com/

Voici un joli thème et huit variations fort bienvenues… surtout la huitième, qui est à composer par les interprètes. On sait que c’est l’intérêt de cette collection : faire des élèves non plus seulement des exécutants ou des interprètes mais des musiciens. Souhaitons que ce pari n’intimide ni les élèves ni les professeurs, d’autant que les ingrédients sont fournis par l’auteur. Les titres des variations rappellent ceux que les compositeurs du XVIII° siècle aimaient donner à leurs compositions. Ce sera aussi une occasion de faire découvrir des musiques que nos élèves ignorent.

Rose-Marie JOUGLA : Quatre notes s’amusent

pour alto et piano. Débutant. Delatour : DLT2235.

On se reportera à la version pour violon pour voir tout le bien qu’on peut penser de ce morceau.

Thierry BLONDEAU : Last Week-End on Mars

Deux altos ou plus et CD. 1vol. 1CD. Facile à Moyen. Dhalmann : FD 0424. Il existe d’autres versions avec violon et/ou violoncelle à partir de la même bande sonore. Le CD comporte sur une première plage la bande son, et sur une deuxième une réalisation par les élèves de Claudia Brunner. La partition donne simplement les indications de jeu et de durée. L’histoire une fois racontée, il s’agit de la vivre à travers différents évènements plus ou moins aléatoires. Une règle du jeu en précise les principes et en explique la mise en œuvre.

Rolande FALCINELLI : Sine nomine

pour alto et piano. Symétrie.

Cette pièce, née en 1987 d’un cadeau de fête à un organisateur de concerts et ami de l’auteur, est tout sauf une pièce de circonstance. Laissons la parole à sa fille, Sylviane Falcinelli : « …on découvre […] une musique sombre, tragique même, dévoilant les versants pessimistes et introvertis d’une personnalité en rupture face à l’ivresse matérialiste d’un monde en décomposition ; l’écriture s’avère pleinement représentative de son style à cette période, avec un langage harmonique tourmenté ne se posant jamais sur des repères serein. Le chant généreux de l’alto en amples arches depuis les tréfonds mystérieux d’où nait la pièce. Le lyrisme de l’instrument tant aimé de la compositrice s’exprime comme pour survoler le chaos. » Comment mieux traduire la substance de cette pièce ?

Schülerkonzert in D

Friedrich SEITZ : Schülerkonzert in D – Dur op. 22 arrangé pour alto. Bärenreiter : BA 8986. L’original pour violon est édité sous le n° BA 8979.

Nous renvoyons à ce que nous avons dit dans la rubrique « violon » à propos des concertos de Friedrich Seitz. Celui-ci demande seulement une très bonne maîtrise de la première position. Il n’en est pas si facile pour autant. A un Allegro moderato succède un Andante cantabile suivi d’un Rondo allegretto. Ces pièces pédagogiques offrent un intérêt musical certain et sont une excellente préparation à la fréquentation des grands concertos.

 

Davide PRRONE : Modern Bluespour alto et piano

Delatour : DLT2122.

Assez facile, ce Modern Blues possède un charme certain. Ses deux thèmes contrastés en assurent la variété : des moments plus « virtuoses » alternent avec des parties mélancoliques. Il y a un véritable dialogue entre l’alto et le piano qui a ainsi un rôle à part entière.

 

René-Louis BECKER (1882-1956) : 4 pièces

pour alto et piano. Compositeurs Alsaciens Volume 18. Delatour : DLT1731.Ce compositeur alsacien, qui a fait ses études au Conservatoire de Strasbourg, a émigré aux Etats-Unis dès 1905 et y a mené pendant près de 50 ans une brillante carrière de professeur, d'organiste liturgique, de concertiste et de compositeur. Son style est donc à la fois tributaire de ses études et de la fréquentation de ses collègues américains. Les quatre pièces publiées ici sont d’un langage limpide mais sans banalité ni mièvrerie. On gagnera à découvrir ce compositeur méconnu en France.

Variations sur « Au près de ma blonde »

Claude-Henry JOUBERT : Variations sur « Au près de ma blonde »  pour alto avec accompagnement de piano.  Sempre più : SP0005.

En variant pour son instrument de prédilection cette vieille chanson française écrite par son homonyme (et, pourquoi pas, ancêtre !) André Joubert du Collet en 1704, Claude-Henry Joubert nous offre une œuvre bien agréable.  Construite selon les canons traditionnels de la variation française (double, triple, etc.) et comportant également la traditionnelle variation au ton homonyme (lui aussi !) mineur, elle se termine par un dialogue entre les deux instrumentistes suivi d’un baroud d’honneur « più vivo » bien réjouissant.

Fête à Éline

Francis COITEUX : Fête à Éline  pour alto & piano.  Delatour : DLT1944.

Deux parties dans cette œuvre destinée au premier cycle : une première partie, élégante et légère, et une seconde plus rythmée et plus festive. Le jeune altiste pourra donc faire preuve de toutes ses qualités dans cette pièce particulièrement agréable et vivante.

 

 La Chanson de Marion

Jean-Paul HOLSTEIN : La Chanson de Marion pour alto & piano.  Delatour : DLT1989.

Destinée à la petite fille du compositeur lorsqu’elle était en fin de première année d’alto, cette charmante pièce tient le plus grand compte des possibilités de l’interprète tout en lui faisant expérimenter la capacité de l’alto à tenir le rôle de basse et à se mouvoir dans le registre de medium grave. La partie de piano est volontairement légère et donne beaucoup de charme à cette chanson que Marion voudra certainement partager avec beaucoup d’autres jeunes altistes.