Six esquisses pour alto seul

Paul COLLIN : Six esquisses pour alto seul. 3ème cycle. Sempre più : SP0233.

Ces six courtes pièces possèdent chacune leur caractère propre. On peut parler de six petits tableaux très variés, pleins de vigueur autant rythmique que mélodique. Elles sont faites pour être enchainées.

 Le spiccato dans les traits d'orchestre pour alto

Jacques BORSQARELLO – Laurent VERNEY : Le spiccato dans les traits d'orchestre pour alto. Troisième cycle. Sempre più : SP0193.

Dans leur préface, les auteurs expliquent comment cette technique spécifique de coup d'archet s'est perfectionnée à partir du célèbre altiste et pédagogue français Maurice Vieux en se transmettant notamment par Serge Collot. Ce volume regroupe donc dix-neuf traits d'orchestre, de Mozart à Prokofiev, qui permettent aux altistes de travailler et d'améliorer ce coup d'archet indispensable pour l'interprétation des œuvres du répertoire.

 Sonatina III.

Ignace PLEYEL ( : Sonatina III.  Transcription pour alto et piano de François Méreaux. Elémentaire. Lafitan : P.L.2778.

Les musicologues s'intéresseront aux sources de cette transcription. Disons tout simplement qu'elle est très bien faite et constitue ainsi une véritable petite sonate pour alto et piano où chaque instrument joue son rôle. La partie de piano peut également convenir à un pianiste de niveau élémentaire ou moyen. C'est de la très agréable et très bonne musique.

 

Albert ROSS : Petit concerto

op. 6 pour violon et piano. Transcrit pour alto. Révision : Frédérick Forti. Combre : CO 6798.

On se reportera à la recension ci-dessus de l'œuvre pour violon.

Rezsö SUGÁR : Concertino

pour violon et piano. Transcription pour alto par Frédérick Forti. Préparatoire. Combre : CO 6799.

Cette œuvre d'un compositeur hongrois élève de Kodaly est tout à fait intéressante par la couleur typique qui s'en dégage, même s'il ne s'agit pas, bien entendu de folklore. On peut entendre, jouée par un élève, la version pour violon sur YouTube. Cette version pour alto est, transposée une quinte plus bas, la réplique fidèle de la version pour violon.

Laurent COULOMB : Amara  pour alto et piano. Assez facile. Delatour : DLT2578.

rès conforme à son titre, tiré du latin qui signifie « amertume », cette pièce entend illustrer la phrase de Khalil Gibran placée en épigraphe : « Ce qu'il y a de plus amer dans notre peine d'aujourd'hui est le souvenir de notre joie d'hier ». Elle y parvient pleinement par le lyrisme grave et sombre du timbre de l'alto ainsi que par les différents paysages mentaux qu'elle nous révèle. L'ensemble est mélancolique à souhait même si, parfois, un sourire se fait jour à travers les larmes. Le langage évolue dans un univers de tonalité élargie. C'est une œuvre attachante à découvrir.

  Jean-Claude AMIOT : Berceuse pour Lara  pour alto et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2822.

Cette agréable berceuse permettra au jeune altiste de montrer toute sa sensibilité dans ce joli chant tout à fait modal. La partie de piano, très simple permettra de faire jouer ensemble en musique de chambre deux élèves de petit niveau, ce qui est tout à fait appréciable notamment pour les pianistes.

Rose-Marie JOUGLA : Suite nostalgique.  12 pièces courtes pour alto et piano. Moyen. Delatour : DLT2514.

Ecrites à la mémoire de Joseph La Marca, professeur au CRD d'Aix-en-Provence, ces pièces évoquent à travers les douze mois de l'année des paysages et des ambiances nostalgiques « en souvenir des temps joyeux ». Piano et alto dialoguent constamment et devront se mettre à l'unisson de l'ambiance de chacune des pièces. La nostalgie n'est pas exempte d'humour, comme dans le Tango dingo ! du mois de juillet. On notera aussi le côté « enseignant » du calendrier utilisé : il commence en septembre pour se terminer en août…

Rose-Marie JOUGLA : Le blanc berceau  pour alto et piano. Niveau moyen avancé. Delatour : DLT 2517.

Enregistrée avec beaucoup de sensibilité par Magali Demesse, alto solo de l'orchestre Philharmonique de l'Opéra de Marseille, et l'auteur au piano, cette très jolie berceuse devrait faire le bonheur de ses interprètes. Dédiée à sa fille, cette pièce « est une berceuse pour calmer un enfant qui pleure, le menant doucement jusqu'au sommeil. La partie du piano évoque le balancement du berceau et les pleurs de l'enfant (accords dissonants) ; la partie d'alto évoque une mélodie chantée par la maman. La tonalité mineure du début fait place à la tonalité majeure pour la réexposition du thème, instant où l'enfant s'est calmé (accords moins dissonants). La fin de la pièce évoque le balancement du berceau qui peu à peu s'arrête : chut ! L'enfant s'est endormi… » Qu'ajouter à ce commentaire ? L'auteur propose également une version pour violon et une version pour flûte.

 

Rose-Marie JOUGLA : Tzigana  pour alto et piano. Difficile. Delatour : DLT2516.

Cette œuvre a été écrite pour Magali Demesse, alto solo de l'orchestre philarmonique de l'Opéra de Marseille. Il s'agit donc d'une œuvre de concert, à la fois virtuose et demandant beaucoup d'engagement. Passionnée, mais aussi mélancolique et profondément lyrique, cette pièce correspond parfaitement à son titre.