Rose-Marie JOUGLA : Duocordes. 15 duos faciles pour altos. Facile. Delatour : DLT0901.

Ces quinze duos sont la réplique exacte des quinze duos pour violon recensés ci-dessus, mais adaptés à la différence d’accord des instruments. On se reportera donc pour le commentaire à la rubrique précédente.

Rose-Marie JOUGLA : Jazzy le coyote pour alto et piano. Très facile. Delatour : DLT0465.

Cette pièce en forme de marche évoque celle du coyote. Le piano accompagne cette marche par des accords répétés qui scandent toute l’oeuvre. L’ensemble est martial mais expressif : il faudra respecter les nuances, crescendos et décrescendos, ainsi que les ralentis et les rubatos qui concourent à l’expressivité de la pièce qu’il faudra veiller à ne pas transformer en marche militaire. Sans doute ne sera-t-il pas inutile de rappeler aux interprètes ce qu’est réellement un coyote…

Rose-Marie JOUGLA : Lutin malicieux pour alto et piano. Assez facile. Delatour : DLT0860.

Malicieux, il l’est vraiment ce lutin qui n’arrête pas de sautiller ou de se lancer dans des suites de gammes montantes et descendantes suivies d’arpèges… bref, cette oeuvre permet un véritable travail technique, mais en situation dans une partition pleine de charme mutin. La partie de piano est intéressante et donne vraiment la réplique à la partie d’alto. Coups d’archet et doigtés sont laissés à l’appréciation du professeur… et de l’élève ! Cette « pièce de genre » fait évidemment penser – en plus facile ! – à la Danse des lutins de Bazzini à ceci près que la partie de piano n’est pas seulement décorative… Qui s’en plaindrait ? Elle pourra constituer, en tout cas, une « pièce de bravoure » pour les deux interprètes.

Pascal SAINT-LEGER Jean-Noël GARDE : Esquissette pour alto et piano. Débutant. Lafitan : P.L.3179.

Il est toujours difficile d’écrire pour les débutants, et cette petite pièce est très réussie : la simplicité n’empêche pas le charme. Bien sûr, la partie de piano n’est pas pour débutant mais n’est pas non plus d’une grande difficulté. Alto et piano dialoguent vraiment et chacun tient sa place dans le discours. A une première partie en sol Majeur succède une partie au ton de la sous dominante puis on termine par un retour à la mélodie initiale et au ton principal. Nul doute que les deux interprètes trouveront beaucoup de plaisir à interpréter cette jolie pièce.

Rose-Marie JOUGLA : Songe sous les étoiles, pour alto et piano

De couleur « jazzy » de par les harmonies de l’accompagnement (de moyenne difficulté), cette courte pièce en un seul mouvement permet dans sa première partie de travailler le legato et l’expression. La deuxième partie au tempo plus rapide propose, pour la recherche de la régularité, l’enchaînement de différentes formules en doubles croches (doubles broderies, notes pivots) et le travail du staccato. La dernière partie rappelle le premier thème sur A proposer en début de second cycle.

Claude-Henry JOUBERT : Douze études de concert pour alto seul. 3ème cycle. Sempre più : SP0243.

Claude-Henry Joubert n’a pas oublié que parmi ses nombreux prix se trouve celui d’alto. Les études qu’il nous propose ici sont à la fois le produit de sa connaissance de l’instrument et de son immense talent de compositeur. Si ce sont bien des études destinées à faire progresser la technique de l’instrumentiste, ce sont aussi des ambiances musicales indiquées par un titre, ou des références à des « incontournables » : la première étude est un arrangement du premier prélude du Clavier bien tempéré, la huitième, des variations sur le Carnaval de Venise, la douzième des variations sur le thème du 24ème caprice de Paganini. Bref, l’auteur nous prouve, s’il en était besoin, que virtuosité et musique peuvent faire bon ménage

Yves BOUILLOT : Chant et danse. Pièce en deux mouvements pour alto et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.2973.

Le « Chant » fait penser à une marche solennelle bien classique mais en fait non dépourvue de surprises, par les harmonies qui l’accompagnent et par la modulation subite en pizzicati qui la coupe soudain. Quant à la deuxième pièce, elle a des allures de danse paysanne ou de danse populaire mais elle non plus n’est pas sans surprises et comporte notamment quelques hémioles. La partie de piano, si elle peut être jouée facilement par un élève, le sera plus aisément par un pianiste de second cycle. L’ensemble est en tout cas fort plaisant.

 

César FRANCK : Sonate arrangée pour piano et alto. Urtext. Bärenreiter : BA10918.

En même temps que l’original pour violon, les éditions Bärenreiter publient les versions pour alto et violoncelle de cette célèbre sonate. On y retrouve la préface de l’édition pour violon ainsi que l’historique de la version pour alto, sur laquelle on sait peu de chose. La partie de piano est identique à celle de l’original pour violon. L’arrangement de Douglas Woodfull-Harris s’inspire très largement de la transcription pour violoncelle et piano mais, en raison de la tessiture de l’alto, reste plus proche de l’original.

Matthieu STEFANELLI : Praeludium et Organum pour alto solo (ou violoncelle). Difficile. Delatour : DLT2698.

Ce court diptyque est écrit primitivement pour alto mais c’est la version pour violoncelle qui fut créée la première le 17 août 2014 au Festival des Chapelles de l’île de Groix. C’est d’ailleurs l’écoute de musiques polyphoniques de la Renaissance qui inspira le compositeur. Le Preludium, sur la corde de la, est écrit dans cet esprit, ainsi que l’Organum. La partition contient les deux versions avec leurs doigtés propres.

 Romance sans paroles

Félix MENDELSSOHN : Romance sans paroles n° 1 op. 19. Transcription pour alto et piano de François MÉREAUX. Préparatoire. Lafitan : P.L.3040.

Ces œuvres de Mendelssohn ont été bien souvent transcrites, notamment la célèbre « Chanson de printemps ». Celle-ci est également très connue. La transcription a donné lieu à une transposition. Sinon, l'ensemble est très fidèle à l'original et on ne peut que se réjouir du fait que les altistes puissent ainsi découvrir une si belle œuvre. Et puis ce sera sans doute l'occasion de leur faire découvrir l'original… et les autres Romances sans paroles.