Quatre fables pour violon

Claude-Henry JOUBERT : Quatre fables pour violon avec accompagnement de piano. 2 – Le Baba et la Pâtissière.  Débutant. Lafitan : P.L.3076.

Après L'omelette et les fines herbes, dont nous avons rendu compte dans la lettre 95 de septembre 2015, voici donc une nouvelle gourmandise à déguster sans modération. L'histoire est, bien entendu, dramatique à souhait, mais se termine évidemment très bien. Le brave Baba viendra à bout du méchant Prince Savarin et conquerra les faveurs de la pâtissière prénommée Crème, comme il se doit… Alternent donc les passages tendres, terrifiants, lyriques.

Albert ROSS : Petit concerto

op. 6 pour violon et piano. Révision : Frédérick Forti. Combre : CO 6797.

Cette œuvre d'un pianiste et compositeur à cheval sur la fin du XIX° siècle et le début du XX° ne manque pas de charme. Construite en deux mouvements, elle est entièrement en première position. Il est toujours intéressant pour les jeunes violonistes et pour leurs professeurs de disposer d'un répertoire à la fois facile et de qualité.

Jean-François PAILLER : Promenade

pour violon et piano. Deuxième année de premier cycle. Delatour : DLT2623.

L'auteur parle de contexte modal élargi : ne nous laissons pas troubler par cette appellation. C'est d'abord de la très bonne et très agréable musique dans un style qu'on pourrait dire post-debussyste, qui oscille, certes entre ré Majeur et si mineur modal, mais ce n'est pas d'abord cela que l'on retient. On sera surtout intéressé par la variété des paysages harmoniques et rythmiques que nous fait découvrir cette promenade. Bref, pianiste (d'un niveau moyen) et violoniste devraient trouver beaucoup de plaisir à cheminer ensemble. On peut l'écouter sur le site de l'éditeur http://www.editions-delatour.com/fr/violon-et-piano/3099-promenade-pour-violon-et-piano-9790232112404.html

Quatre fables pour violon avec accompagnement de piano. 1 – L'omelette et les fines herbes

Claude-Henry JOUBERT : Quatre fables pour violon avec accompagnement de piano. 1 – L'omelette et les fines herbes.  Débutant. Lafitan : P.L.2912.

Cette pièce, notée pour débutant, sera plutôt pour un débutant en fin d'année… De toute façon, même un violoniste plus avancé pourra trouver beaucoup de plaisir à faire ressortir tout le sel de cette Omelette aux fines herbes…

Jean-Charles GANDRILLE : Sonate Yin et Yang  pour violon et piano. Moyen avancé. Delatour : DLT2441

L'opposition ou la complémentarité du côté masculin et féminin qui existe en chacun de nous structure cette sonate en un seul mouvement mais en multiples séquences. D'atmosphères lyriques et tendres en moments de tension paroxystique, le discours se déroule dans un perpétuel changement. L'ensemble est plein d'intérêt.

 

  Maurine SOUSA : Méthode d'alto. Archet, articulation, petits solos, duos. Chanteloup : CMP023.

Cette méthode d'alto est particulièrement claire dans sa présentation. Il y a juste ce qu'il faut de dessins pour ne pas être aride. La division en quatre parties : archet, main gauche, petits solos qui seront avantageusement accompagnés au piano (accompagnements fournis) et duos pouvant être joués par deux élèves de même niveau, tout cela est très judicieux et plein de bon sens. Ajoutons que c'est musicalement très réussi… et souhaitons bon courage aux jeunes altistes !

Pascal PROUST : Koalas  pour violon et piano. 1er cycle. Sempre più : SP0175.

Comme chacun sait, le koala est un marsupial qu'il ne faut pas confondre avec le marsupilami… Ce sont deux koalas différents que nous propose l'auteur. Le koala dormeur doit faire un rêve de gloire car la mélodie est majestueuse et martiale à souhait. Quant au koala grimpeur de la deuxième pièce, toujours en ré Majeur, il ne manque pas d'allant en grimpant allegretto le long du tronc de son arbre.

Claude-Henry JOUBERT : Quatre contes des frères Grimm. 4 – Le Joueur de flûte de Hamelin – librement adaptés pour violon avec accompagnement de piano. Fin de 1er cycle. Sempre più : SP0179.

Et voici le sommet. L'histoire, fort développée, donne lieu à toutes les possibilités d'expression des deux instrumentistes. L'ensemble des quatre pièces pourrait être l'occasion, dans une classe de violon, de monter un véritable spectacle avec mise en scène où ceux qui ne joueraient pas de leur instrument pourraient s'exprimer autrement. On pourrait aussi envisager des alternances… et pourquoi pas des improvisations ! Soyons sûr que l'auteur serait sûrement pleinement d'accord avec ces propositions…

Claude-Henry JOUBERT : Quatre contes des frères Grimm. 3 – Les musiciens de Brême  – librement adaptés pour violon avec accompagnement de piano. Troisième année. Sempre più : SP0178.

Cette fois, nous voici en troisième année. Le conte se développe, les paysages et les effets sonores sont encore plus variés que dans les contes précédents avec toujours la même inventivité redoutable !