Dans ce troisième volume sur la période baroque de Maica Brandao, le violon est, comme à l’accoutumée, sollicité en deux phases : la partie technique où l’on étudie entre autres les arpèges et les variations pour l’archet, puis la partie chansons. C’est la période où le violon devient le roi des instruments mélodiques dans toute l’Europe. Au programme : « La Mantovana, Woodycock, Stingo, Nobody’s Jig, Marche pour la cérémonie des turcs, Menuet, Les sauvages, If Love’s a Sweet Passion, Canon, Bist du bei mir, Sarabande, Fantasia. » On y trouve des doubles cordes et beaucoup de virtuosité, aussi bien d’archet que de main gauche. Une partie violoncelle est fournie pour la basse continue.
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Ce deuxième cahier en deux phases, traite en premier de la technique du violon à la Renaissance et en second de morceaux pour élèves débutants. Ils sont écrits à partir de chansons de la Renaissance en Italie, en France, en Angleterre et en Allemagne. On y trouve : Haimé, perché m’hai privo – improvisation, Hélas Madame, Pavana del fior, Branle du chandelier, Nasce la speme mia da un dolce riso, The frog Gaillard, Pavane anglaise à 4 voix, Branle des chevaux, Pavane, La bataille, Gavottes Terpsichore et Doen Daphne d’over schoone. Les morceaux vont de 1 à 5 violons et peuvent être accompagnés d’une partie de violoncelle. De quoi s’amuser en découvrant tout un répertoire très peu utilisé dans l’étude du violon dit « classique ».
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Ce premier livre de Maica Brandao sur le violon en trois temps traite de la période du moyen âge. En ce temps-là le violon n'existait pas encore, mais son ancêtre la vièle à archet était l'instrument de prédilection des ménestrels, qui s’en servaient pour accompagner les chansons et faire danser. Ce livre est construit en deux temps : On y trouve d’abord des exercices qui font travailler les aspects du rythme, du sentiment modal et de la mélodie. Ensuite il y a les chansons : Sing cucu – canon, Polorum Regina – Llibre Vermell de Montserrat, Christus Patris gratie- rondeau, Vineam meam plantavi- rondeau, Offerat ecclesia- rondeau, Imperatriz de la Ciutat Joyosa – Llibre Vermell de Montserrat, Tant me sui de dire teüs – lai monodique, Danse du Morholt – P.Hamon, Ay mi ! Dame de valour – Guillaume de Machaut, Trotto – Italie XIVe siècle. Les oeuvres sont écrites pour des ensembles de 1 à 4 violons, avec un accompagnement au violoncelle.
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Cette œuvre de 3 min.20 dans un style « lent et mélancolique » dévoile plusieurs modes de jeux au violon. En effet, le violon commence en pizz, puis passe en doubles cordes et utilise également quelques harmoniques. Nous avons une première partie lente, s’exprimant par un chant plaintif, passionné, se terminant par une montée ad libitum. Puis une deuxième partie plus pétillante, s’intitulant « modéré et dansant », utilisant des notes piquées, « bien soutenues », avant de se décliner par des harmoniques en pizz et une mélodie légato très détendue pour revenir sur le premier thème. Apparait pour conclure cette pièce une petite coda, d’abord pianissimo, puis triple piano sur une harmonique, appelant la rêverie solitaire.
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Cette œuvre « en mémoire de Maurice Ravel » en trois mouvements : Preludio maestoso, Rêverie après Forlane, Vivace Tempo di Toccata nous rappelle la recherche constante du timbre chez Ravel.
Compositeur, minéralogiste et écrivain, H.J.Schubnel s'inspire ici tout particulièrement du Tombeau de Couperin, notamment par les rythmes de danse folklorique italienne de Forlane dans le second mouvement et de sa Toccata pour le troisième mouvement. Virtuose dans tous les sens du terme, cette pièce dégage une sensibilité et une fraicheur bienfaisante.
Marie Fraschini

Cette pièce comporte deux parties. La première, un andantino, est construit sur une cellule mélodique et rythmique récurrente. D’abord legato, le discours devient plus sautillant pouir revenir à une expression plus lyrique. La deuxième partie, en 6/8, nous entraine sur un rythme de tarentelle dans une danse endiablée bien vivante et bien agréable même si elle demandera à l’interprète une grande agilité d’archet. Mais le plaisir sera à ce prix !
Daniel Blackstone

En fait, la pièce nous fait aller de la chrysalide, en ré mineur, au papillon, en ré majeur, en passant par quelques mesures de métamorphose. Le langage privilégie l’usage des demi-tons et demandera donc un grand travail de justesse. Mais c’est la musique qui est reine : un andante cantabile très chantant et d’une grande fluidité permet au violoniste de montrer toutes ses qualités de timbre et de limpidité du discours. Le lyrisme est évident. La partie de piano exploite les harmonies parallèles et permettra des rapprochements significatifs avec notamment Debussy. Cette pièce très riche mérite donc d’être étudiée et jouée par nos jeunes instrumentistes.

Vous souvenez-vous de cette comète qui défraya la chronique il y a quelques années ainsi que de la sonde Rosetta qui devait l’explorer ? C’est à cette aventure que les auteurs nous convient. La pièce est composée de trois parties qui s’enchainent : A – Approche et atterrissage de la sonde sur la comète Tchouri, B – La sonde s’endort faute de lumière. C – Réveil de la sonde jusqu’à sa destruction par le soleil. La première partie est un moderato espressivo, la deuxième une valse lente, quant au troisième, il s’agit d’un « Swing ! » bien balancé. Les trois paysages ainsi créés permettent aux interprètes de montrer leur capacité à épouser différents styles. Bien sûr, le tout est empreint d’un humour certain : le premier mouvement est très « classique », la valse lente commence bien sagement avant de moduler dangereusement… le troisième nous emporte dans une toute autre ambiance. Il s’agit donc d’une pièce bien plaisante et pleine de variété aussi bien dans le style que dans le caractère.

Avec ce conte musical en neuf épisodes, l’auteur nous prouve que les débuts du violon ne sont pas forcément rébarbatifs ! Sans abandonner l’aspect pédagogique (les pièces sont classées en ordre progressif de difficulté), il déploie en effet toute une histoire illustrée par de petits tableaux ou de petits portraits. Différents animaux apparaissent au fil du récit et permettent de varier très efficacement les styles. L’ensemble devrait faire le bonheur et des professeurs de violons, et de leurs élèves… et aussi des auditeurs : tout cela peut être mis en scène par et pour une classe de violon dans une audition de fin d’année ou un concert d’élèves…

Editées d’après les sources et munies de Notes sur l’interprétation par Bernhard Moosbauer. Edition trilingue.
Telemann a composé soixante-douze pièces pour instrument seul, sous le titre de Fantaisie, les unes pour clavecin, d’autres pour flûte traversière, d’autres pour viole de gambe et enfin pour violon, parues en 1735. Elles s’apparentent au Prélude, à la Toccata, au Capriccio, à la Boutade
Quelques-unes comportent des fugues (les six premières), d’autres sont des « galanteries » selon Telemann. Tout au long du recueil, on remarque une évolution de la forme sonata da chiesa (vif-lent-vif-lent) pour la première Fantaisie, à la forme tripartite de la huitième à la douzième. Aux mouvements fugués s’ajoutent des mouvements de danses, nommées (siciliana) ou non (gigues et courantes italiennes, gavotte, sarabande).


« Brèves, concises, avec leur caractère propre, elles [les Fantaisies] sont une mine inépuisable […] ; elles possèdent en outre une grande valeur artistique et didactique ».
Composées pour des amateurs, ces pièces malheureusement trop méconnues exigent un certain niveau technique, bien que les changements de position ne dépassent pas la