Ce petit recueil rassemble cinq sérénades romantiques et célèbres à jouer à quatre mains : Plaisir d’amour de J.P. Martini (1784), Nola de F. Arndt (1915), Santa Lucia (mélodie napolitaine), Fascination de F. M. Marchetti (1876-1940), The Didn’t Believe Me de J. Kern (composée en 1914). Les arrangements, de niveau assez facile, sont agréables à jouer et à écouter. Le CD joint permet d’entendre une version des deux parties ensemble ; une autre version permet de jouer la première partie avec la seconde partie qui est enregistrée et inversement.
Sophie Jouve-Ganvert
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Voici une toute petite pièce de niveau de premier cycle pour découvrir le triton et la gamme par tons en blanches et en noires… en quarante secondes.
Sophie Jouve-Ganvert
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Cette courte pièce est d’une durée d’une minute 20 pour un niveau fin de premier cycle. Nous avons tout d’abord des chromatismes à la main droite pendant que la main gauche tient des octaves. Puis c’est la main gauche qui « chromatise », amenant des tierces en question réponse à la main droite et à la main gauche. On continue ensuite sur des chromatismes à la main droite pendant que la main gauche joue des tierces, d’abord en rondes, puis en blanches, avec quelques passages où les deux mains échangent entre elles des croches. Toute la pièce évoque le titre dans une ambiance lancinante et nostalgique, rappelant l’être aimé.
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Ces pièces portent bien leur nom. Inspirées par les pierres précieuses, les pierres médicinales et les minéraux, elles sont censées explorer l’effet mystique de chaque pierre précieuse et mettre en évidence leurs caractéristiques particulières. Quel que soit la réalité de cet effet, disons simplement qu’il s’agit de pièces assez faciles au charme certain et qui se révèleront certainement apaisantes aussi bien pour les élèves que pour leur professeur. Il sera intéressant de faire découvrir à ceux qui interpréteront ces pièces les diverses pierres dont il est question dans chacune de ces pièces. C’est effectivement joli et apaisant.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Nous avons rendu compte du premier livre dans la lettre n° 96 d’octobre 2015. Nous reprenons ici ce que nous écrivions alors : Delatour : DLT2207.

« Si cela ne vous rappelle rien… L'auteur, dans sa présentation ne cache pas la filiation, même s'il précise bien qu'il ne s'agit en rien d'un pastiche. Chacune des pièces est présentée par l'auteur de façon succincte mais précise. Techniquement, cela reste abordable, du même niveau que son modèle. Avouons que l'entreprise est originale et mérite d'être écoutée… et jouée ! » Nous n’ajouterons rien sinon que chaque pièce est dédiée à un compositeur, de Martin Luther à Jimmy Hendrix… et que cette dédicace n’est pas un simple hommage mais se reconnait à l’oreille. Les commentaires aident à voir à la fois les allusions et les clins d’œil.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

 

Il s’agit en fait d’un recueil de théâtre musical : en dix tableaux nous sont présentés tous les personnages de la commedia dell’arte présentés par un Monsieur Loyal. Le jeu scénique a donc autant d’importance que les pièces musicales. Les acteurs peuvent être les différents pianistes qui se succèdent au piano à queue indispensable, ou d’autres. En plus d’un piano à queue, « il faut se munir de quelques accessoires : un boitier de CD plastique pour préparer le piano, une baguette dure, un stéthoscope en plastique, un piano jouet, un bol avec des pièces de monnaie, une caisse claire… Bref, chaque numéro apporte son lot de surprises. L’écriture va du totalement contemporain au pseudo-classique. Ce n’est pas facile, mais les participants devraient bien s’amuser à monter ce piano-spectacle. La partition donne toutes les indications nécessaires à une bonne exécution de l’œuvre. L’ensemble est original et de bon aloi…
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Voici donc le troisième cahier de cette édition monumentale d’une œuvre non moins monumentale d’Antoine Reicha publiée en 1820. Nous ne reprendrons pas ici ce que nous avons dit dans notre recension des deux premiers cahiers, dans la lettre 119 d’avril dernier. On trouvera par ailleurs sur le site de l’éditeur une présentation détaillée de cette œuvre assez étonnante et qui est un véritable jalon de l’histoire de l’écriture pour piano.
https://symetrie.com/fr/titres/reicha-etudes-cahier3
Le travail remarquable de Michael Bulley pour mettre à la disposition des interprètes dans une édition scientifique l’ensemble de l’œuvre de Reicha est un véritable évènement musical.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

 

L’ensemble commence par une introduction de style choral faite de quatre séquences dont une sur deux est notée « Majestuoso ». Puis vient un moderato qu’on pourrait qualifier de cantabile. Une mélodie se développe, accompagnée par des arpèges de doubles croches. Mais qu’on ne s’y trompe pas : il va falloir que le pianiste dispose de dix doigts, et non de deux mains… et qu’il sache aussi chanter d’un doigt et accompagner d’un autre. Bref, ce n’est pas si facile que ça le parait à première vue. Qu’importe puisque la musique le mérite et c’est évidemment cela l’essentiel. Voici donc une pièce pleine d’intérêt à tous égards.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Cette pièce assez difficile est l’œuvre d’un compositeur né à San Sebastián (Espagne) en 1969. En 1997, il est admis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon dans la classe d’écriture de Loïc Mallié où il obtient en 2002 le certificat d'études supérieures d’écriture avec la Mention Très Bien à l’unanimité avec félicitations du jury. La pièce est dédiée à Mélina Burlaud, pianiste et organiste. La première partie, intitulée « Deciso », entièrement à la double croche, se déroule dans un rythme haletant tout en étant lyrique. Elle enchaine au bout de 276 mesures sur un « Tranquillo » de dix meures de grands accords arpégés qui débouchent sur le retour du « Deciso » initial. Soudain survient un nouveau tranquillo de six mesures qui débouche sur un court « Leggiero » rapide qui s’achève par un bref accord « pianissimo ». C’est une pièce attachante et pleine de caractère.
Daniel Blackstone

Ce volume marque aussi bien le centenaire de la mort du roi du Ragtime, Scott Joplin (1868-1917), que son 150ème anniversaire. Il présente une sélection de ses pièces dans une forme simplifiée : par exemple des octaves rapides aux deux mains ont été enlevées ; des passages difficiles, des accords et des sauts aux deux mains ont été réduits et parfois légèrement altérés, mais sans sacrifier l’essence et l’esprit des originaux. Le nom ragtime (temps en lambeaux ou déchiqueté), vient de l’utilisation décalée que l’on donne à sa main droite en effectuant des syncopes à la mélodie par rapport aux notes basses jouées à la main gauche sur les temps forts. On trouve dans ce cahier les célèbres Maple Leaf Rag, the Strenous Life, Eugenia, ainsi qu’un unique mélange de Rag et de valse : Bethena. Joplin ne voulait pas que l’on joue ses pièces trop vite : « Ce n’est jamais bon de jouer du Rag vite », un conseil avisé pour ceux qui veulent sonder ce genre unique.
Marie Fraschini