Le réalisateur et le très grand compositeur, disparu l'année dernière, se retrouvent autour de quatre films. « Baisers volés » est le troisième volet des aventures du double de Truffaut, Antoine Doinel. Le compositeur est confronté à la chanson de Charles Trenet Que reste-t-il de nos amours et s'appuie sur les trois premières notes de la mélodie pour construire sa partition. Il enchaîne ensuite avec « La Sirène du Mississipi »,

aventure d'un amour passion d'après William Irish. Le résultat final déçoit le compositeur dont la partition a été largement amputée. Malgré tout, Duhamel poursuit l'association en adaptant la musique de Vivaldi pour « L'Enfant sauvage », une expérience heureuse. « Domicile conjugal », avec la suite des aventures de Doinel, termine la collaboration Truffaut-Duhamel sur une note amère. Le musicien réduit alors un temps sa production pour le cinéma. Truffaut revient vers Delerue pour trois films (dont La Nuit américaine) avant une parenthèse de quatre films qu'il consacre à Maurice Jaubert, musicien considéré comme le père de la musique de film française, ayant notamment écrit pour Marcel Carné et Julien Duvivier, avant de mourir dans les premières semaines de la Seconde Guerre Mondiale. Truffaut contribue à l'édition discographique de certaines œuvres du musicien, en lien avec la réalisation de « L'Histoire d'Adèle H. », « L'Argent de poche », « L'Homme qui aimait les femmes » et « La Chambre verte ». L'initiative sera saluée par Bertrand Tavernier et Antoine Duhamel. Voici « La Sirène du Mississipi qui reprend le même contenu que l'édition Milan Records sortie en 1991, avec plus de 50 minutes de musique.

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=gBR7Ig0iDw4