L'ASTRAGALE : Réalisation : Brigitte Sy. Compositrice : Béatrice Thiriet. 1CD Cristal records (par téléchargement).

 

Une nuit d'avril 1957. Albertine, 19 ans, saute du mur de la prison où elle purge une peine pour hold-up. Dans sa chute, elle se brise l'os du pied : l'astragale. Elle est secourue par Julien, repris de justice, qui l'emmène et la cache chez une amie à Paris. Pendant qu'il mène sa vie de malfrat en province, elle réapprend à marcher dans la capitale. Julien est arrêté et emprisonné.

Seule et recherchée par la police, elle se prostitue pour survivre et, de planque en planque, de rencontre en rencontre, lutte au prix de toutes les audaces pour sa fragile liberté et pour supporter la douloureuse absence de Julien…Ce remake du roman d'Albertine Sarrasin – Marlène Jobert mise en scène Par Guy Casaril 1968 - a trouvé en Leïla Bekhti et Reda Kateb le couple qu'il fallait. Le film en noir et blanc est subtilement mis en scène et servi par une musique simple, discrète et juste. Béatrice Thiriet a eu l'idée de prendre un violon comme instrument principal (joué magnifiquement par Laurent Korcia) car le personnage d'Albertine Sarrazin était violoniste. Pour la réalisatrice cette musique était le nerf de la guerre, explique-t-elle dans une interview. La compositrice a écrit une mélodie romanesque pour piano – violon, une identification à ce couple qui vit une passion amoureuse. Cette petite mélodie entêtante correspond bien à l'ambiance de ce joli film, émouvant, sincère, pudique, peut-être un peu trop sage. On entendra aussi une adaptation de la Sicilienne de Bach, une musique intemporelle comme les belles histoires d'amour. Béatrice Thiriet prouve encore une fois qu'elle a beaucoup de talent. Un film à voir et une musique à écouter.

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=HWM_uz3wxOw