Déluge, opéra parlé.

Luc BOLTANSKI : Déluge, opéra parlé.  Champ Vallon (www.champ-vallon.com).  12 x 19 cm, 120 p., ill. n&b, 13 €.

S’inspirant, dans son Prologue, du Ier acte de La Flûte enchantée - « indépassable chef-d’œuvre de Mozart et de Schikaneder » écrit Luc Boltanski -, ce livret d’opéra théologico-bouffe en 3 actes (dépourvu, pour l’instant, de musique) fait appel à toutes les ressources du merveilleux – éléments empruntés à la BD américaine des années 30 (Flash Gordon), au déluge biblique, à nos rapports à l’animalité, aux biotechnologies…  Suite à un atterrissage forcé dans la jungle, sur une falaise située au bord d’un gouffre océanique dont les eaux ne cessent de monter, un autocrate déchu, une pure jeune fille & sa nourrice, un financier chinois & une ethnologue américaine, le pilote & son co-pilote font l’expérience d’un monde inhospitalier où règne,

Hôtel Woodstock.

Elliot TIBER (avec Tom Monte) : Hôtel WoodstockTraduit de l’anglais (États-Unis) par Christophe Magny.  Alphée/Jean-Paul Bertrand (www.editions-alphee.com).  14 x 22 cm, 318 p.  22,90 €.

Avec l’indispensable distance et un humour constant, le new-yorkais Elliot Tiber nous plonge dans les coulisses du plus célèbre festival rock du XXe siècle.  Depuis « El Monaco », motel miteux tenu par ses parents sur le site ad hoc, Elliot Tiber organise, pour quelque 100 000 hippies - et à l’extrême fureur des « indigènes » -, des festivités plus ou moins licites (drogue, libération (homo)sexuelle…).  Où sont également évoquées quelques personnalités sulfureuses : Marlon Brando, Tennessee Williams, Truman Capote…  De ces picaresques aventures, Ang Lee a tiré un film (sélectionné à Cannes en 2009).

Jean-Marie VILLEMOT & Yannis PERRIN : Jazz Quiz. Livre jeu.  Les Beaux Jours, éditeur.  11 x 17 cm, 144 p., textes en bichromie.  7,90 €.

Réparties en 25 chapitres (Racines, Blues, La famille bop, (…) Petits pièges, Anecdotes & petites phrases, Grands d’aujourd’hui), 300 questions/réponses nous permettent de tester nos connaissances en jazz.  Sous des aspects ludiques, un petit bréviaire étonnamment bien documenté.

Bashung. Vertige de la vie

Pierre MIKAÏLOFF : Bashung. Vertige de la vie.  Avant-propos de Boris Bergman.  Alphée/Jean-Paul Bertrand (www.editions-alphee.com).  14 x 22 cm, 444 p., cahier de photos couleurs.  Discographie & filmographie.  21,90 €.

« Jouer avec mes blessures, c’est la seule chose que je puisse faire » disait Bashung.  Voici la première biographie complète de l’inoubliable interprète de Madame rêve…  Artiste inclassable, brouillant sans cesse les pistes, il collabora avec les plus grands noms de la chanson - dont plusieurs ici témoignent.  Une opportune monographie alors que sort, remixée, l’intégrale de l’œuvre.

La cause des musiciens.

Jérôme BLOCH : La cause des musiciens.  Préface de Paul Badura-Skoda.  Éditions Respublica.  13,5 x 21,5 cm, 390 p., 19 €.

« La musique pour tous ! » Tel est le vœu émis par Jérôme Bloch tout au long des quatre mouvements de la sonate classique : I.  Allegro ma non troppo (« Prima la musica », des premières civilisations à Dandelot, Kodály, Suzuki, Abreu, Dudamel…) ; II.  Andante con moto (« Dire, écouter et entendre : paroles de musiciens », variations, par une cinquantaine d’artistes internationaux) ; III.  Scherzo / Trio con brio (« Lire, écrire, conter : les paradoxes du musicien », la « muzak », la musique & le temps, & la mort…) ; IV.  Allegro vivace (« Voir la musique : l’œil dans l’oreille », musiques à programme, Bayreuth, la « Sonate de Vinteuil », Boucourechliev, Le cru et le cuit…).  Originale approche d’un sujet rebattu…

Music in the words.

Alan SHOCKLEY : Music in the words.  Musical form & counterpoint in the twentieth-century novelAshgate (www.ashgate.com).  Relié toile sous jaquette.  16 x 24 cm, 194 p., tableaux, ex. mus.  £ 55.00 (on line : £ 49.50).

C’est sans précédent qu’un compositeur & musicologue (enseignant à l’Université de l’État de Californie) s’intéresse aux techniques utilisées par des romanciers pour construire telle de leurs œuvres selon des procédures musicales.  Un roman peut-il adopter la forme d’une symphonie tout en restant un roman ? Un contrepoint musical peut-il être transposé en mots ? Prose fuguée d’un Douglas Hofstadter dans son fameux essai Gödel, Escher, Bach : an Eternel Golden Braid (1979)…  Décalque de l’Héroïque de Beethoven dans la Napoleon Symphony : a Novel in Four Movements (1974) d’Anthony Burgess…  Épisode « Sirens » dans l’Ulysses de Joyce, construit comme une fugue, et Finnegans Wake, du même auteur, « an Irish-American song

How high should boys sing ?

Martin ASHLEY : How high should boys sing ? Ashgate (www.ashgate.com).  Relié toile sous jaquette.  16 x 24 cm, 184 p., ill. n&b.  £50.00

Il s’agit là d’une étude circonstanciée sur le thème du genre (Gender study), de l’authenticité et de la crédibilité des jeunes voix masculines.  Sujet délicat qui n’aura, jusqu’à présent, été guère abordé…  Qui sont ces garçons ? quelles musiques chantent-ils ? et pour quels publics ? Martin Ashley met en lumière les problèmes historiques, culturels et psychologiques - généralement insoupçonnés - que posent ces voix aiguës.  Il considère que de nombreux jeunes garçons désireraient chanter, mais en sont dissuadés par l’incompréhension des adultes.  À consulter :www.boychoirs.org & www.martin-ashley.com

Revue Terrain n°53

Voir la musique.  Revue Terrain n°53.  21 x 27 cm, 176 p., ill. n&b et couleurs (livraison accompagnée d’extraits sonores à écouter sur : http://terrain.revues.org). 16 €.

Que donne à voir la musique ? Que donne à entendre l’œil ? Représentations de la musique par la peinture, systèmes de notation musicale, articulations entre sons & mouvements, pouvoirs de la musique de déclencher couleurs, images mentales ou paysages, synesthésie…  S’inspirant du fameux L’œil écoute de Claudel, cette magnifique « revue d’ethnologie de l’Europe » nous propose huit articles de fonds : Voir la musique (Madeleine Leclair), Voir écouter (Philippe Junod), À l’écoute de Paul Klee (Annie Paradis), Sons & couleurs, des noces inachevées (Patrick Crispini), L’improvisation musicale et l’ordinateur (Marc Chemillier), Musique, mouvements, couleurs dans la performance musicale andine (Rosalía Martínez), Musique mécanique & temple hindou (Christine Guillebaud), La montagne dans les chants des Itcha du Bénin (Madeleine Leclair).  Ou : comment s’interpénétrent nos catégories perceptuelles…

Les étés de Frédéric Chopin à Nohant

Jean-Yves PATTE (textes) & Yves HENRY (piano) : Les étés de Frédéric Chopin à Nohant.  Préface : Pierre Henry.  Introduction : Jean-Yves Clément.  Éditions du Patrimoine (www.monuments-nationaux.fr).  Grand album relié : 24,5 x 28,5 cm.  116 p., fac-similés, 120 illustrations couleurs, 4CDs.  39 €.

Richement illustré, ce magnifique album offre un portrait sensible du compositeur durant les neuf années (1939-1847) que dura sa liaison avec George Sand.  Lors des séjours à Nohant, qui duraient presque six mois chaque année (« Il m’est impossible de composer pendant l’hiver » disait-il), Chopin composa une partie essentielle de son œuvre - ci-incluse dans les quatre CDs enregistrés par le pianiste Yves Henry (www.yveshenry.fr).  Annexes : Repères chronologiques / Petit bottin des amis de Nohant / Bibliographie.

Tremblements de tête

Tiré du dernier spectacle d’Hervé Suhubiette, Tremblements de tête est un étonnant livre-disque où règne un joyeux désordre, fait de rêveries, fanfares et inventions sonores.

Le CD démarre sur deux chansons : Bonjour ! et Pour entrer dans ma tête qui donnent le ton.  Hervé Suhubiette nous convie à un véritable voyage introspectif.  Tour à tour en colère, amoureux, mélancolique et joyeux, l’artiste nous fait partager ses pensées, humeurs et coups de gueule, sans jamais oublier son public : les enfants.

Cécile AUZOLLE (dir.) : Regards sur Daniel-Lesur.

Cécile AUZOLLE (dir.) : Regards sur Daniel-Lesur. Compositeur et humaniste (1908-2002). PUPS, 2009.  412 p.  30 €.

Cet ouvrage collectif aborde les diverses facettes de la personnalité et de l’œuvre de Daniel-Lesur - compositeur, membre du mouvement « Jeune France » (depuis sa création en 1936), à la recherche d’un humanisme musical français, mais également enseignant à la Schola Cantorum, compositeur de musiques de film et d’opéra, chroniqueur radiophonique, administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux.  Histoire d’un homme, au travers de ses rencontres, de ses amitiés, de ses engagements, mais aussi, histoire d’une époque qui oscille entre tradition et modernité, dans le monde déstabilisé de l’après-guerre, ce livre a valeur de document sur la musique et l’esthétique du XXe siècle.

Topless. Bande dessinée. « 1000 Feuilles »

Arnaud LE GOUËFFLEC (Scénariste) & Olivier BALEZ (Dessinateur) : Topless. Bande dessinée. « 1000 Feuilles », Éditions Glénat (www.glenat.com).  18,5 x 26 cm, sous jaquette, 72 p. couleurs, 13,99 €.

Manière de road-movie existentiel qui voit s’acoquiner Martin, lunaire pianiste de cabaret (obsédé par Thelonious Monk), et Jeanne, strip-teaseuse solaire.  Folle sera leur équipée dans la DS « empruntée » à leur patron, monsieur Frognard.  D’autant plus que, surprise ! Dans le coffre est dissimulé un gros magot – ce qui ne manquera pas de leur causer quelques soucis majeurs… Une totale réussite et graphique et narrative !

Le Grand Dépaysement d’Alexandre le Grand.

ean-Christophe MARTI (Texte et musique) & Christophe SAWADOGO (Illustrations) : Le Grand Dépaysement d’Alexandre le Grand.  Conte musical pour douze voix, un percussionniste et deux comédiens jouant en langue des signes. Avant-propos de Philippe Carbonneaux.  Ensemble Musicatreize, dir. Roland Hayrabedian.  Actes Sud Album cartonné, 21 x 21 cm, ill. couleurs, CD inclus. 25 €.

Il s’agit là du 5e conte musical - mêlant chanteurs et musiciens, parfois comédiens et danseurs - publié chez Actes Sud par Musicatreize.  Un bonheur renouvelé !  Ce Grand Dépaysement fait référence à la geste d’Alexandre Le Grand, apportant aux rabbis du Néguev puis aux femmes africaines, l’enseignement de son maître Aristote.  Parabole s’inspirant d’une légende évoquée, il y a vingt-deux siècles, dans le Talmud de Babylone, dont les péripéties abordaient le thème douloureux de la colonisation.  Thème qui retrouve une brûlante actualité, à l’heure de la mondialisation et de la disparition de tant de nos cultures.  Belle interprétation, par Musicatreize, de la partition de Jean-Christophe Marti (publiée chez Billaudot).  Somptueuses illustrations couleurs, signées Christophe Sawadogo.

Daniel SOUTIF (Sous la direction de) : Le Siècle du jazz.

Daniel SOUTIF (Sous la direction de) : Le Siècle du jazz.  Art, cinéma, musique et photographie, de Picasso à Basquiat.  Musée du quai Branly/Skira-Flammarion (www.editions.flammarion.com).  Broché à rabats, 24 x 28 cm, 448 p., illustr. n&b et couleurs.  49,90 €.

Si vous n’eûtes pas l’heur de visiter cette merveilleuse exposition (Paris, musée du quai Branly, 16 mars-28 juin 2009), ne ratez surtout pas son admirable catalogue ! Montrant l’évolution des goûts et des modes de pensées, ce fort volume (quelque 2,160 kg) ouvre des perspectives dans tous les domaines de la création : musique certes, mais aussi peinture (Léger, Dubuffet, Man Ray, Matisse, Picabia, Pollock, Basquiat…), photographie, cinéma, littérature, poésie…  En sept parties : Archéologie du jazz / L’âge du jazz (1917-1930) / L’ère du swing (1930-1939) / Temps de guerre (1939-1945) / Be-bop (1945-1960) / La révolution free (1960-1980) / Époque contemporaine (1960-2002).  Avec, en justes annexes, biographies et bibliographie.

Quincy TROUPE : Miles Davis.

Quincy TROUPE : Miles Davis.  Traduit de l’anglais (États-Unis) par Émilien Bernard & Alexis Allais.  Préface d’Yves Buin. « Castor Music », Le Castor Astral (www.castorastral.com).  Format de poche (12 x 18 cm), 224 p., 14 €.

Si vous aimez Miles Davis, ne manquez surtout pas de lire ce recueil de souvenirs, signé de l’un des rares familiers du trompettiste.  Qui, tout en reconnaissant le génie du musicien, ne laisse pas de nous décrire le caractère invraisemblablement ombrageux (litote…) d’un Noir haïssant toute forme d’oncle-tomisme.  Au parcours à tout le moins déconcertant : bopper avec Monk et Parker, hardbopper avec Coltrane, experimental avec H. Hancock et W. Shorter, de transition avec Gil Evans, Julian Adderley et Bill Evans, intégrant enfin - dans sa période « électrique » - les avancées technologiques du funk, du rock, du rap aussi bien que les influences indiennes, africaines, antillaises…  Un prochain biopic hollywoodien devrait s’inspirer de cet ouvrage, au demeurant fort bien écrit (et traduit).  Magnifique poète, Quincy Troupe n’a-t-il pas remporté par deux fois l’American Book Award ?

Boris VIAN : Chroniques de jazz.

Boris VIAN : Chroniques de jazz. Texte établi & présenté par Lucien Malson.  Pauvert/Le Livre de poche, n°14535.  11 x 18 cm, 416 p.  6,95 €.

Ces chroniques inénarrables, qui tant firent le bonheur des premiers lecteurs de Jazz Hot, ont été ici regroupées selon divers tropismes : L’American way of life / Questions de principe / La vie du jazz / Tradition & évolution / Un certain Panassié / Plutôt pour / La presse en folie…  Un constant bonheur de feuillettement !

ean-Marc BEL : En route vers Woodstock.

Jean-Marc BEL : En route vers Woodstock.  De Kerouac à Dylan, la longue marche des babyboomers.  « Attitudes », Le mot et le reste (tél. : 04 91 73 41 88. www.atheles.org/lemotetlereste). 14,5 x 21 cm, 312 p., 23 €.

Il s’agit là de l’heureuse réédition du portrait nostalgique de toute une génération « en âge de tuer mais pas de voter », qui aura grandi avec le rock et assisté à son évolution - selon Elvis Presley, Ray Charles, les Beatles, les Stones, Jimi Hendrix, Bob Dylan… mais aussi Jack Kerouac, James Dean, Allen Ginsberg, Martin Luther King… Longue marche de jeunes rebelles, exilés de l’intérieur, que l’on réunit désormais sous le nom de « génération Woodstock » (du nom de ce mythique festival qui se déroula, les 15, 16 et 17 août 1969, auprès du lieu de résidence de Bob Dylan).  Quatre grandes parties composent l’ouvrage : Prologue (En route vers Woodstock), American Graffiti (It ain’t necessarily so ; Rock around the clock ; Sweet little

Francis COURTOT : Brian Ferneyhough.

Francis COURTOT : Brian Ferneyhough.  Figures et dialogues.  « Univers musical », L’Harmattan.  15,5 x 24 cm, ill. n&b, ex. mus., 26,50 €.

Repensant le rapport compositeur/interprète/auditeur, Brian Ferneyhough fait excéder les limites de l’œuvre musicale pour la faire dialoguer avec d’autres disciplines, artistiques ou intellectuelles.  Maître de conférences à Lille III, Francis Courtot interroge les techniques d’écriture du compositeur, au regard notamment des grands thèmes de la modernité finissante (langage, dialogue entre les arts & avec la philosophie, historicité…).  Concluant sur d’éthiques réflexions autour de la modernité et du sens de l’œuvre d’art. 

Márta GRABÓCZ : Musique, narrativité, signification.

Márta GRABÓCZ : Musique, narrativité, signification.  Préface de Charles Rosen. « Arts & Sciences de l’art », L’Harmattan. 15,5 x 24 cm, 380 p., tableaux, ex. mus.  34.50 €.

Professeur à l’Université de Strasbourg, Márta Grabócz a déjà publié plusieurs ouvrages dans les domaines de la signification musicale, des nouvelles méthodes en musicologie et de la musique contemporaine. Elle récidive avec le présent recueil de seize articles (1984-2007) consacré à des aspects ignorés de la musicologie traditionnelle : signification musicale (mise en lumière des unités expressives propres à certains styles de la musique occidentale, du Baroque au début du XXe siècle) et narrativité musicale (regard analytique porté notamment sur l’organisation de ces contenus expressifs et leur sens).  Selon quatre axes : Théorie de la narrativité et de ses applications musicales / Analyse narratologique de quelques œuvres de Mozart et de

Sophie STÉVANCE : Duchamp, compositeur

Sophie STÉVANCE : Duchamp, compositeur. Préface de Pierre Albert Castanet.  (Sémiotique et philosophie de la musique), L’Harmattan.  13,5 x 21,5 cm, ex. mus. 26,50 €.

Nouvelle publication de notre éminente collaboratrice (cf. L’EM n°511-512, 562 et Fascicule du baccalauréat 2010), ce livre met l’accent sur un aspect encore trop peu connu du père de tous les ready-made, Marcel Duchamp.  Outre ses chapitres introductif et conclusif, l’ouvrage comporte cinq parties : Présentation des compositions & énoncés musicaux ; La musique conceptuelle ; La logique de l’œuvre musicale conceptuelle ; Duchamp & la fonction compositeur ; Duchamp dans la modernité musicale.  Non sans bibliographie, discographie et index nominum.

Stockhausen au Québec.  Revue Circuit.

Stockhausen au Québec.  Revue Circuit. Musiques contemporaines (www.revuecircuit.ca). Vol. 19, n°2 (2009). Les Presses de l’Université de Montréal.  23 x 21,5 cm, 120 p., photos n&b.  18 $.

Stockhausen aura fait trois séjours à Montréal : en 1958 (conférence sur « Le langage musical » ; entretien radiophonique avec Maryvonne Kendergi, ici retranscrit), en 1964 (conférence sur « Quatre critères de la musique électronique » ; concert avec Max Neuhaus & David Tudor), en 1971 (concert du groupe Stockhausen ; « Musialogue » avec Maryvonne Kendergi ; concert du Collegium vocale de Cologne).  Principaux éléments de la présente livraison : Premiers Kontakte (Jonathan Goldman), S’orienter avec Hermann Hesse (Christoph von Blumroder), Cl. Vivier and K. Stockhausen : moments from a double portrait (Bob Gilmore), Influence de Stockhausen sur les compositeurs électroacoustiques québécois (Robert Normandeau),

Barbara LEBRUN : Protest Music in France.

Barbara LEBRUN : Protest Music in France.  Production, Identity and Audiences.  Ashgate Publishing Ltd (www.ashgate.com).  Relié toile sous jaquette.  16 x 24 cm, 200 p., ill. n&b.  £50.00

Arguant du subit désamour de la critique musicale à l’égard de Carla Bruni, dès lors qu’elle épousa le Président de la République – comme si prestige et authenticité ne pouvaient s’accorder qu’avec une conscience de gauche, alternative -, Barbara Lebrun (University of Manchester) tente de donner sens à ce paradigme, de comprendre sa formation et sa résilience en France, aussi bien que les préjudices qu’il entraîne.  Retraçant l’évolution de la Protest Music in France depuis 1981, l’auteur la resitue dans ses contextes économique, historique et idéologique.  Dégageant également les liens entre rock alternatif, labels indépendants, major companies et politiques culturelles.  Mettant par ailleurs l’accent sur deux genres emblématiques des