Correspondance et écrits de jeunesse (1889-1907)

Henri RABAUD : Correspondance et écrits de jeunesse (1889-1907).  Présentés et annotés par Michel Rabaud.  « Perpetuum mobile », éditions Symétrie, en collaboration avec le Centre de musique romantique française Palazzetto Bru Zane, 2008.  490 p.  49 €.

Que connaît-on du compositeur Henri Rabaud (1873-1949), si ce n'est peut-être son opéra Mârouf, savetier du Caire (1914).  Injuste oubli de la postérité.  Car celui qui reçut le Prix de Rome en 1894, fut un chef d'orchestre réputé et devint directeur du Conservatoire à 47 ans seulement, aura marqué la vie musicale au tournant du siècle, commme bien d'autres, tout encore méconnus.  Sa correspondance avec l'un deux, Max d'Ollone, comme avec Daniel Halévy, homme de lettres, qui forme l'essentiel du présent ouvrage, est du plus haut intérêt. On y vit, avec un grand luxe de détails, les heurs et malheurs de la vie musicale du moment : l'ombre gigantesque de Wagner, la figure tutélaire de Massenet ; mais aussi les débats passionnés sur l'avenir du paysage musical français, alors en pleine mutation.  Glorieuse époque où, par le truchement épistolaire,

Tragédies et récits de martyres en France

Christian BIET & Marie-Madeleine FRAGONARD (dir.) : Tragédies et récits de martyres en France (fin XVIe-début XVIIe siècle).  « Bibliothèque du XVIe siècle », 1.  Classiques Garnier (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).  2009.  1 403 p.  98 €.

Si le théâtre humaniste et scolaire, protestant et jésuite, avec participation musicale, est généralement mieux connu dans les Pays rhénans, son équivalent français comporte plus rarement une participation musicale.  En revanche, les formes : tragédies et récits de martyres, à la même époque en France, sont bien plus importantes et plus largement développées comme, par exemple, l’Abraham Sacrifiant (Théodore de Bèze, 1550), avec des allusions à des interventions chantées et qui se situe à mi-chemin entre le théâtre réformé et la future tragédie classique.  Ces pièces évoquent les divers contextes historiques de l’époque : Réforme,

Écrits d’amour

Cécile SAUVAGE : Écrits d’amour Édition établie, présentée & annotée par Béatrice Marchal.  Paris.  « Histoire », Cerf (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).  2009.  191 p. 20 €.

Cécile Sauvage (1883-1927) - mère d’Olivier Messiaen, auquel elle a dédié de nombreux poèmes - n’est pas que poète, elle est aussi « amante » et chantre de l’amour.  Spécialisée dans son œuvre poétique, Béatrice Marchal, professeur de Lettres, a regroupé de nombreux poèmes gravitant autour de divers thèmes : la femme, la maternité, l’amour, le désir au féminin, comme il ressort de son excellente introduction.  À la recherche de son identité, l’auteur de L’âme en bourgeon « apparaîtra, à côté de Louise Labbé, au premier rang des grandes amoureuses de la littérature, amantes et poètes de leur amour. » (p.21-22).  Certaines strophes, notamment celles procédant par accumulation d’idées et de questions - à la manière de Walt Whitman - ou d’autres, telles que certains Feuillets (extraits de brouillons), peuvent se prêter à une adaptation

Daniel-Lesur ou l’itinéraire d’un musicien du XXe siècle (1908-2002)

Christian TOURNEL : Daniel-Lesur ou l’itinéraire d’un musicien du XXe siècle (1908-2002). « Univers musical », L’Harmattan (5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris.  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.), 2009.  210 p.  20 €.

Daniel-Lesur n’est pas à présenter au grand public : sa forte personnalité a marqué la deuxième moitié du XXe siècle.  Il a largement influencé l’évolution de la musique de notre pays ; tout en restant ancré dans la tradition, son œuvre demeure originale.  Au fil des pages, Chr. Tournel évoque son enfance ; sa formation musicale, notamment au Conservatoire de Paris (piano : A. Ferté / orgue : Ch. Tournemire), ses activités de musicien professionnel (organiste, compositeur, critique musical, professeur et directeur de la Schola Cantorum) ; la fondation (puis la dispersion) du Groupe Jeune France, puis - après les années de guerre - ses efforts vers l’élargissement des formes et sa recherche de l’exotisme, ainsi que son expérience lyrique.  Grand commis de l’État, il a aussi été conseiller musical à la télévision, ce qui lui valut des récompenses officielles.  La

Un chantre de la Réforme, Martin LUTHER.  42 chants.

Yves KÉLER : Un chantre de la Réforme, Martin LUTHER.  42 chants.  Texte original, traduction française versifiée & chantable.  Sources & commentaires, Strasbourg, Europe Copy 67.  2009. 324 p.  29 €.

La Réforme et, plus récemment, le Concile de Vatican II ont lancé la pratique du chant en langues vernaculaires, accessible à tous.  Les autorités religieuses se sont intéressées, entre autres, aux cantiques de Martin Luther (1483-1546).  C’est le mérite d’Yves Kéler de proposer aux fidèles du XXIe siècle une sélection de 42 chants du Réformateur de Wittenberg, en des paraphrases françaises strophiques et rimées, parfaitement chantables sur des mélodies traditionnelles et aussi proches que possible des textes originaux.  Cet ouvrage reproduit les nombreuses strophes avec le texte original, la traduction littérale (non rimée) et la traduction rimée chantable.  Avec une expérience de plus de quarante ans, l’auteur propose l’analyse des textes, les sources littéraires et mélodiques, l’histoire de son évolution et de la mélodie, sans oublier l’usage liturgique

Felix Mendelssohn. Un intercesseur multiculturel ?

Philippe OLIVIER : Felix Mendelssohn. Un intercesseur multiculturel ?  Paris.  Hermann (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).  2009.  134 p.  22 €.

En cette année Mendelssohn, Ph. Olivier a apporté une intéressante contribution dont le sous-titre interrogateur : « un intercesseur multiculturel ? » donne le ton. Cet ouvrage est un « essai » original et non pas une biographie systématique et classique.  Facile à lire, sa partie descriptive mise sur les contextes familiaux et berlinois, évoque quatre générations et rappelle que Hitler prendra le pouvoir, 86 ans après le décès du musicien.  L’histoire de l’antisémitisme outre-Rhin montre que, bien après sa disparition, Mendelssohn en sera victime et qu’au XXe siècle, en France, par exemple, son œuvre sera parfois assez mal jugée. En Allemagne, entre 1933 et 1945, sa production sera associée à la notion d’« art dégénéré » (entartete Kunst) : sa situation reste donc ambiguë.  Les fanatiques n’en ont retenu qu’« infection et désordre », ce qui d’emblée

 Bach.

Silvestro NICOLACI & Giancarlo DIMAGGIO : Bach. Éditions BDMusic (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). Distrib. Harmonia Mundi.  32 p. (+ 2CDs). TT : 66’13 + 77’19. 20 €.

Le volume consacré à J. S. Bach commence par une bande dessinée, avec une réflexion sur le talent, puis les principales étapes de la vie du futur Cantor de Leipzig, avec des allusions à ses supérieurs, ses rencontres, aux instruments, à quelques œuvres marquantes (Concertos brandebourgeois), à son succès à la cour de Frédéric II.  Le CD I comprend, entre autres, les Variations Goldberg dans l’interprétation historique de Glenn Gould (1955) et, après le Concerto brandebourgeois par Karl Richter et son orchestre (1958), l’Agnus Dei de la Messe en si mineur interprété par le regretté Alfred Deller (dir. G. Leonhardt).  Le CD II, tout aussi intéressant, propose une cantate, le Concerto pour violon n°1 (I. Stern) et, pour terminer, la Chaconne de la 2e Partita en mineur (W. Schneiderhan, violon).

Satie.

José CORREA : Satie.  32 p. (+ 2CDs).  TT : 59’27 + 55’36.  20 €.

Dans le volume consacré à Erik Satie, la BD relate les principales étapes de sa vie, évoque non sans humour son caractère, ses idées, regroupe des commentaires désopilants, sans parler de la conclusion : « Bien que nos renseignements soient faux, nous ne les garantissons pas. » Toutefois, les commentaires qui suivent sont plus sérieux.  Quant aux 2CDs, ils reproduisent des œuvres clés, interprétées dans les meilleures conditions, par exemple Gymnopédies, Parade, Socrate, sa moins connue Messe des pauvres pour orgue & chœur (enregistrée en 1951).

Bartók.

Alain GOUTAL & Joe G. PINELLI : Bartók.  32 p. (+2CDs).  TT : 74’01 + 74’41.  20 €.

La BD du volume consacré à Béla Bartók est plus classique : larges paysages, dessins naïfs, scènes couleur locale, coloris pastels.  Le texte le situe « au carrefour des cultures », « en quête de sons neufs », « du folklore à la musique pure », « de la maturité à l’exil ».  Enfin, les CDs laissent une large part à son opéra Le Château de Barbe-Bleue (livret : B. Balazs), à sa Musique pour cordes, percussions & célesta (Orchestre symphonique de Chicago, dir. Fr. Reiner, 1958), entre autres.

Ces trois réalisations de BD Music méritent de vifs éloges pour leur originalité, leur attrait, leur conception originale, leur riche contenu, l’intérêt du commentaire de Fr. Hudry et leur apport musical historique.

Raffaele d’Alessandro ou L’urgence intérieure.

Antonin SCHERRER : Raffaele d’Alessandro ou L’urgence intérieure.  « Mélophiles » n°23.  Papillon (www.editionspapillon.ch).  15 x 21 cm, 180 p., photos n&b, ex. mus.

La collection « Mélophiles » a le grand mérite de présenter des compositeurs qui n’ont pas nécessairement la place qu’ils méritent parmi les publications en langue française.  C’est le cas de Raffaele d’Alessandro que Dinu Lipatti considère comme l’« un des musiciens les plus complets de notre génération… pianiste racé… organiste remarquable… mais aussi - et surtout - un créateur d’une puissance et d’une richesse d’inspiration indubitables. »  A. Scherrer, chroniqueur musical suisse, propose une monographie classique mettant l’accent sur le message de ce compositeur suisse qui, né en 1911 à Saint-Gall, a connu une jeunesse alémanique et, à 6 ans, improvisait déjà au piano, avant de découvrir l’orgue…  À l’âge de 13 ans, il compose déjà des Lieder, des chansons populaires, des mélodies…  À Zurich, élève de Willy Schuh, il enseigne le piano, puis

Lettres et écrits, présentés et annotés par Déborah Bonin & Laurie Marcoz.

Ermend BONNAL : Lettres et écrits, présentés et annotés par Déborah Bonin & Laurie Marcoz.  Delatour : DLT1485.  255 p. 19 €.

On lira avec beaucoup d’intérêt cette correspondance d’un compositeur & organiste français trop méconnu.  Né en 1880, élève du Conservatoire de Paris où il obtient les prix d’orgue et d’improvisation, il travaille avec Alexandre Guilmant et suit les cours de composition de Gabriel Fauré en compagnie de Florent Schmitt, Albert Roussel, Maurice Ravel…  Pour mieux découvrir ce magnifique compositeur, on ne peut que conseiller de se rendre sur le site consacré à l’homme et à son œuvre : www.bonnal.org/Ermend_Bonnal/accueil_home.html. L’ouvrage ne concerne que deux périodes de la vie d’Ermend Bonnal : celle des études de ce Bordelais

Traité de l’Harmonie

Jean-Philippe RAMEAU : Traité de l’Harmonie, précédé de Rameau, l’harmonie & les méprises de la tradition, par Jean-François Kremer.  ZurfluH (www.zurfluh.com).  16 x 24 cm, 434 p. ex. mus. 40 €.

Éminent spécialiste de Rameau, le musicologue Jean-François Krémer offre ici au lecteur, outre le fac-similé du Traité originel (1722), tous éclaircissements nécessaires (théoriques, historiques, esthétiques, pédagogiques…).  Où sont, en outre, évoquées les réactions positives à l’ouvrage mais aussi les controverses animées qu’il suscita auprès de, notamment, Rousseau et d’Alembert.  Où sont également présentés « les successeurs de Rameau », au nombre desquels Choron, Catel, Fétis, Savard, Reber, Dubois, Koechlin, Bitsch… Une utile mise en perspective.

Le Prince et la musique.  Les passions musicales de Louis XIV.

Jean DURON (Textes réunis par) : Le Prince et la musique.  Les passions musicales de Louis XIV.  CMBV / Mardaga (www.mardaga.be).  17 x 24 cm, 320 p., ill. n&b et couleurs.  29,00 €.

En bâtissant Versailles, Louis XIV fut, sans doute, le premier monarque du monde moderne à élever un temple à la musique.  Chaque espace du palais, chaque temps de la journée n’était-il pas, en effet, illustré par une musique propre ?  Fut-il jamais royaume d’Europe qui ait consacré autant d’argent au plus impalpable de tous les arts ? Est analysée - de divers points de vue littéraires, musicologiques et d’historiens de l’art - la relation qui aura uni Louis XIV à l’art des sons.  Après quelques prolégomènes signés Béatrix Saule (conservateur en chef du château de Versailles) & Jean Duron (maître d’œuvre du présent ouvrage), les contributions apparaissent sous quatre rubriques : L’héritage et l’éducation du roi (Alexandre Maral, Catherine Massip, Catherine Cessac, Emmanuel Bury, Philippe Vendrix), Le goût du roi (Anne-Madeleine Goulet, Jérôme de La

Grétry en société.

Jean DURON (Textes réunis par) : Grétry en société.  « Regards sur la musique », CMBV / Mardaga (www.mardaga.be).  14,5 x 22 cm, 256 p., ill. n&b et couleurs, ex. mus.  25,00 €.

Bien que sa gloire présente ne soit qu’un pâle reflet de l’extraordinaire popularité qui fut jadis la sienne, nombreux sont les ouvrages consacrés à André-Ernest-Modeste Grétry (1741-1813).  Sous la houlette de Jean Duron, directeur du Centre de musique baroque de Versailles (CMBV), cette étude croise les regards d’historiens de l’art, de la littérature et de la musique : Grétry, instaurateur de l’opéra moderne (David Charlton), Compositeur des portraitistes parisiens (Carole Blumenfeld), …et ses dédicataires, 1767-1789 (Thomas Vernet), Des salons à la Cour, avant la Révolution (David Hennebelle), Arrangements instrumentaux de ses opéras, à la fin du XVIIIe siècle (Hervé Audéon), Vers de Racine dans le livret de l’Andromaque de Pitra (Buford Norman), L’adresse aux jeunes compositeurs (Jean Duron).

Le Chant du roseau de Provence.

Françoise RICO : Le Chant du roseau de Provence.  ZurfluH (AZ 1830).  21 x 21 cm, 170 p., ill. n&b et couleurs.  30 €. 

Certes méconnue est l’histoire des anches, cordes vocales - en quelque sorte - des saxophones, clarinettes, hautbois et autres bassons…  Arrière-petite-fille du compositeur Joseph Rico & fille de l’un des premiers marchands de « cannes à musique » du Var, Françoise Rico comble cette lacune.  En quatre parties : L’anche du point de vue de… (Sonny Rollins, Benny Golson, Guy Deplus, Michel Arrignon, etc.), Les destins de la canne de Provence (traditions, marchands, concerts), L’anche, de l’agriculture à la culture (du roseau à musique à l’anche de roseau, « Arundo donax », plante privilégiée), Le tour de l’anche en un siècle (premières manufactures… montmartroises (!) & facteurs d’anches en roseau du Var).  Lexique & coordonnées des principaux facteurs d’anches dans le monde.

 Gioachino Rossini.

Gérard DENIZEAU : Gioachino Rossini.  « Horizons », Bleu Nuit éditeur (www.bne.fr).  Couverture souple, 14 x 20 cm, 176 p., nombreuses illustrations, ex. mus.  20 €.

Invraisemblable prolificité éditoriale de notre éminent collaborateur Gérard Denizeau ! Après tant d’ouvrages consacrés aux liens des arts visuels (peinture, sculpture, architecture, urbanisme) & de la musique, ne voilà-t-il pas qu’il nous livre une biographie de musicien, illustre compositeur certes, au demeurant mal connu.  En sept parties : Les années d’apprentissage/ Métamorphoses lyriques dans l’Italie de Rossini/ L’éclatante apothéose napolitaine/ L’emprise sur toute l’Italie/ La consécration parisienne/ L’inexplicable et glorieuse retraite/ Le génie théâtral de Rossini, vu par Annick Massis [www.annickmassis.com].  Annexes : Tableau synoptique, Catalogue des œuvres, Bibliographie, Discographie sélective, DVDthèque, Index.

Erik Satie.

Jean-Pierre ARMENGAUD : Erik Satie.  Fayard.  Relié (couverture souple), 14 x 22 cm, 790 p., ex. mus.  32 €.

Il s’agit là d’une synthèse des innombrables écrits publiés sur le compositeur des Gymnopédies - dont ceux notamment d’Ornella Volta, satique papesse.  Où sont toutefois jetées de nouvelles lumières sur les prétendues incohérences d’un homme qui reste, au demeurant, fort mystérieux.  Analyse de quelques partitions qui auront radicalement réorienté notre écoute…  La somme de référence, désormais.

Musique, art et religion dans l’entre-deux-guerres.

Sylvain CARON, Michel DUCHESNEAU et alii : Musique, art et religion dans l’entre-deux-guerres.  « Perpetuum mobile », Symétrie (www.symetrie.com).  17 x 24 cm, 506 p., ill. n&b, ex.mus., cahier d’illustrations couleurs.  60 €.

Sous la direction de deux éminents musicologues de l’Université de Montréal, cette fresque historique met à jour les diverses articulations - dans la musique & les arts d’une période charnière – de la religion, des courants néo et de la modernité.  Après « Musique et foi : vers un nouvel humanisme ? » (Sylvain Caron, Michel Duchesneau), l’ouvrage se divise en cinq parties : « Esthétique et idéologie » (Anne-Marie Green, Valérie Dufour, Sylvain Caron, Marie-Noëlle Lavoie, Marie-Thérèse Lefebvre), « La musique à l’église » (Gilles Routhier, Michel Steinmetz, Mario Coutu, Martine & Jacques Rhéaume, Cécile Auzolle, Marie-Louise Langlais), « Le ballet & l’oratorio ou le drame humain » (Pascal Lecroart, Jon-Tomas Godin, Jacinthe Harbec, Audrée Descheneaux, Barbara L. Kelly), « Beaux-arts, musique & religion » (Delphine Grivel, Fabienne Stahl, Dominique

Opéra-ci, Opéra-là

Dorian ASTOR, Gérard COURCHELLE & Patrick TAÏEB : Opéra-ci, Opéra-là ou comment découvrir l’art lyrique.  « Hors série », Gallimard.  17,5 x 25 cm, 432 p., 60 ill. couleurs.  35 €.

Par trois spécialistes - et fort habiles vulgarisateurs - du monde de l’opéra, sont ici présentés, non sans éclats de vie de leurs compositeurs, vingt-cinq hits de la scène opératique : Orfeo, Atys, King Arthur, Giulio Cesare, Orlando furioso, Platée, Armide, Les Noces de Figaro, Le Barbier de Séville, Der Freischütz, Norma, Les Troyens, La Belle Hélène, Tristan et Isolde, Boris Godounov, Carmen, Eugène Onéguine, Rigoletto, Tosca, Pelléas et Mélisande, Jenufa, Salomé, Wozzeck, Billy Budd, West Side Story (avec Extraits du livret/ Guide pour une première écoute/ Parcours historique et culturel autour du musicien & de son œuvre/ Mises en scènes historiques et modernes).  Même si l’on peut regretter l’omission de telle ou telle production contemporaine, quel meilleur choix imaginer ?

André Prévost. La musique que je suis.

Lyse RICHER et alii (Un parcours biographique par) : André Prévost. La musique que je suis.  Préface d’Henri Dutilleux.  Varia (www.varia.com).  14 x 22 cm, 416 p., cahier de photos n&b, ex. mus. 34,95 $.

Après de solides études au Conservatoire du Québec puis, à Paris, au Conservatoire national et à l’École Normale de musique, André Prévost (1934-2001) mena une brillante carrière internationale de compositeur et de pédagogue.  En témoignent ici cinq de ses amis : Jean LeTourneux (temps des études), Lyse Richer (biographie), Jacques Hétu (analyse des différents aspects de l’œuvre), James Dormeyer (réalisation d’émissions télévisées), Jean Laurendeau (histoire d’une amitié).  Émouvante préface d’Henri Dutilleux qui l’eut comme élève, à l’École Normale de musique de Paris (alors dirigée par Alfred Cortot).  Un juste hommage.

Music in Motion.  Diversity and Dialogue in Europe.

Bernd CLAUSEN (Würzburg), Ursula HEMETEK (Vienna) & Eva SÆTHER (Malmö) for the European Music Council (Edited by) : Music in Motion.  Diversity and Dialogue in Europe.  En anglais.  Transcript (www.transcript-verlag.de).  14,5 x 22,5 cm, 438 p., ill. n&b. 34,80 €.

Sont ici décrites les activités musicales des minorités ethniques en Europe et leur impact sur les traditions musicales locales.  Comment s’intègrent-elles dans l’éducation et la vie musicale de chaque pays ? La musique peut-elle aider à un dialogue transculturel ? Comment les musiques de ces minorités peuvent-elles s’épanouir dans un environnement étranger ?  À ces questions sont apportées diverses réponses.  Après une préface intitulée « Music in Motion - a European project » (en France, Allemagne, Slovénie, Turquie, Italie), l’Introduction propose deux articles fondamentaux « Europe & the potentials of music in motion » (Svanibor Pettan) et « Is there such a thing as European racism ? » (Étienne Balibar).  Sujets ensuite développés dans « Thematic Approches » et « Model Projects ». 

Analyser le jazz.

Laurent CUGNY : Analyser le jazz.  Outre Mesure (Tél. : 01 47 07 06 21.  www.outre-mesure.net).  18 x 22 cm, 576 p., 96 figures musicales, 43 reproductions de documents & tableaux.  Discographie & bibliographie sélectives, index.  44,00 €.

Admirables éditions Outre Mesure qui, dans leur collection « Contrepoints », auront davantage fait pour une véritable musicologie du jazz qu’aucune autre maison - et ce, probablement dans le monde… Ainsi le présent volume - signé d’un éminent professeur à Paris IV-Sorbonne qui longtemps dirigea l’Orchestre national de jazz – fait-il le point complet de nos connaissances historiques en la matière, et nous propose-t-il un instrumentarium analytique : grammaire des progressions tonales, système de repérage des polyrythmies, modes d’analyse des choruses, protocole d’analyse des œuvres…  Un socle théorique tout à fait convaincant.