Eero TARASTI : Fondements de la sémiotique existentielle.  L’Harmattan, 2009.  397 p, 35 €.

Dans une tentative de clarification de la nébuleuse postmoderne, Eero Tarasti nous propose une relecture de la sémiotique classique à la lumière des philosophies allemande et existentielle de Kant à Heidegger et Sartre.  Sont ainsi abordés, dans cette néo-sémiotique, à partir de nouveaux signes, différents thèmes comme le Dasein, la transcendance, la compréhension, l’angoisse, l’apparence, le sujet sémiotique reconsidéré entre le Moi et le Soi, son application dans l’analyse de l’œuvre d’art à travers plusieurs compositeurs, ainsi que le champ social (valeurs morales, résistance, colonialisme), la nature, à partir de l’analyse biosémiotique de l’œuvre symphonique de Sibelius et de la sémiosphère qui nous entoure, enfin l’esthétique (liens avec

l’éthique, style structural et existentiel). La sémiotique existentielle constitue une nouvelle approche de la sémiotique où le caractère existentiel du signe (ego, hic et nunc) est pris en compte ; le signe est alors mis en situation ouvrant de nouvelles perspectives de communication et de signification. Un livre riche et complexe qui fait appel à de nombreuses notions philosophiques et musicologiques.