Isabelle HANDY : Histoire de la musique au Moyen Âge et à la Renaissance.  Ellipses (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.), 2009.  312 p.  19,50 €

Après les ouvrages réédités de Th. Gérold : La musique au Moyen Âge (1/1932 ; 2/1983) - faisant office de pionnier -, puis du regretté J. Chailley : Histoire musicale du Moyen Âge (1/1950, 2/1969), La musique au Moyen Âge (1/1978) de R.H. Hoppin, avec son Anthology of Medieval Music (1978), ainsi que le livre anglais plus ancien : Music in the Middle Ages (copyright 1940) de G. Reese, I. Handy propose « son » Histoire de la musique au Moyen Âge et y inclut la Renaissance.  En musicologue (doctorat), historienne de l’art et archéologie (licence) et musicienne (École Normale de Musique), l’auteur - enseignant notamment à l’Université du Maine et à l’Institut technologique européen des Métiers de la musique (Le Mans)… - a une vaste expérience pédagogique. Cet ouvrage, bénéficiant de sa formation pluridisciplinaire, est conçu en 9 chapitres allant des premiers siècles de notre ère - à travers les Mérovingiens, Carolingiens, l’An mille, l’époque des Cathédrales, des Croisades, le Grand Schisme d’Occident, jusqu’à la Renaissance et le XVIe siècle, avec la pratique musicale, les grands spectacles et, finalement, les « réformes de la musique » (p. 269-275).  Il eût fallu traiter d’abord la Réforme (protestante) pour la musique : à partir de 1525 (en Allemagne) et, ensuite, la Contre-Réforme, dans la mouvance du Concile de Trente (1545-1563) et de G.P. da Palestrina et J. de Kerle... L’apport neuf concerne surtout la culture générale, les divers contextes historiques et sociologiques, les hauts-lieux de la musique (châteaux, salles, monastères, cathédrales…), le prestige des fêtes dans les différentes cours, les divertissements et distractions ou encore le faste de certaines cérémonies liturgiques.  À regretter cependant : l’absence d’exemples musicaux notés et iconographiques ; enfin, parfois, le manque d’aération dans le style et la présentation (paragraphes dans l’ensemble trop longs, par ex. p. 265, 266, 267 (début). Ces quelques remarques n’enlèvent rien à la valeur de ce manuel qui comprend également un important Glossaire (à l’entrée Psaume, il faudrait ajouter : Psaumes et Psautier huguenots) et d’utiles indications bibliographiques (non raisonnées).  Comme tel, les étudiants apprécieront ce parcours historique renouvelé.