Association Beethoven France et Francophonie : Beethoven, sa vie, son œuvre Ablis, ABF (19, rue de l’Étang, 78660 ABLIS, www.beethoven-france.org ), n°18, 1er semestre 2016, 136 p. 10 €.

Toujours très active, l’Association Beethoven France et Francophonie (ABFF) a publié son bulletin du premier semestre 2016 avec ses rubriques habituelles concernant l’homme, le compositeur, l’œuvre et des dossiers plus ponctuels.
Raymond Lefèvre évoque les divers domiciles de Beethoven à Vienne et dans les environs, car, ayant si souvent changé de lieux de vie, il est difficile de le suivre dans ses déplacements et déménagements. Il lui arrivait de louer « simultanément plusieurs logements, mais il conservait son appartement en ville quand il s’abstentait pendant l’été ». C’est ainsi que, pendant dix ans, « il résida à la Pasqualati-Haus ». Ces déménagements ont été source de nombreuses confusions dans sa biographie, comme le souligne l’auteur qui signale aussi de nombreuses autres résidences, par exemple en 1808 à Heiligenstadt, « bastion de la Nature et de la Paix pendant les interminables promenades où il travaille ou compose ». De nombreuses illustrations émaillent le propos qui sera suivi de la troisième partie : « Les domiciles de Beethoven (de 1817 à 1827) ».


Ce fascicule comprend également la suite du Dossier Missa Solemnis : chef-d’œuvre mal entendu (IX) avec présentation du Sanctus et précédé de la rubrique : Beethoven et son entourage, il s’agit de l’Archiduc Rodolphe, dédicataire de la Missa Solemnis (cf. Annexe 1. Les dédicaces à l’Archiduc) — réalisé par Dominique Reniers —. Le Dossier se poursuit avec une très instructive Discographie comparée de cette Messe (versions de très nombreux chefs). Le Sanctus et le Benedictus sont situés par Bernard Fournier dans leur cadre architectural. Leur structure est comparée à celle des messes classiques. Leur analyse très détaillée doit être lue, partition en mains. Enfin, la rubrique Beethoven au cinéma (V) : compléments (Michel Rouch) rappelle que sa musique a été utilisée en public et dans les films, et indique les œuvres correspondantes. La nomenclature des films est impressionnante… Quant à Beethoven au théâtre (II), Diane Kolin présente « L’Immortelle Aimée » d’Émile Schwartz. En conclusion, Danièle Léon s’est entretenue avec le pianiste Jean-Bernard Pommier qui a tant d’affinités avec l’œuvre de Beethoven et a réalisé l’Intégrale de ses Sonates en 8 Concerts à la Salle Gaveau.