Revue Musicorum (www.revuemusicorum.com ) n°15, Laurine QUETIN (dir.), Tours, Université François-Rabelais de Tours, 2014, 170 p. – 29 €.

Cette publication de la Revue Musicorum (dirigée par Laurine Quetin) gravite autour de la problématique de « la théâtralité de la musique savante ou populaire et/ou de la théâtralisation du concert, de musique aussi bien classique que contemporaine, jazz, rock ou pop » (musique religieuse exclue). Résultant de deux Journées d’études organisées par l’Institut de Recherche Pluridisciplinaire en Arts, Lettres et Langues à l’Université de Toulouse-Le Mirail,

elle est placée sous la responsabilité éditoriale de Muriel Plana, Nathalie Vincent-Arnaud, Frédéric Sounac et Ludovic Florin (Université de Toulouse-Le Mirail). Le questionnement est du ressort de plusieurs disciplines : musicologie, littérature comparée, études théâtrales, sans oublier la scénographie, le dénominateur commun étant la qualité théâtrale de la musique, liée à la perception ou à la réception de la musique pendant quelque trois décennies. À l’appui d’exemples précis (auteurs et œuvres), treize auteurs se penchent sur le théâtre « phonique », « une scène au-delà de l’écran », la « mise en œuvre d’un théâtre des sons », le « double mouvement d’enveloppement-développement chez Björk ». La musicologie est plus particulièrement concernée par l’article « La musique médiévale en concert en France » ou encore « la théâtralité de la scène musicale féminine contemporaine », « la théâtralisation du corps du chanteur… ». Sont également évoqués le concert de rock et sa scénographie ; le concert populaire et son hybridation en tant qu’expérience musicale et, pour finir, le « Théâtre, roman, danse et musique pour une représentation spectaculaire dans Moulin rouge… ». Comme le précisent les responsables éditoriaux (Préface, p. 7) : « Dans leur diversité, dans leur complémentarité, et parce qu’elles s’appuient sur des œuvres précises, les études qui suivent valident certaines de nos hypothèses et répondent à quelques-unes de nos interrogations initiales » à partir de « la question problématique de la qualité théâtrale de la musique, à travers sa dramaticité éventuelle, sa spatialité ou encore sa corporéité et sa matérialité » : autant de prétextes à des réflexions ultérieures sur la perception et la réception de la musique par l’auditeur.