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Catégorie : Autres

Chaque année, en février, la Maison de la Radio vibre au son des musiques de notre temps. Dix huit ans après avoir célébré Luciano Berio et ses contemporains, le festival Présences a permis d'entendre, de découvrir, d'apprécier, les personnalités marquantes d'aujourd'hui d'une Italie multiple. En ouverture, Luca Francesconi, Fausto Romitelli – grand artiste trop tôt disparu – ont été interprétés magnifiquement par le Philharmonique sous la direction de  Mikko Franck.

Salvatore Sciarrino, Franco Evangelisti, Marco Momi, c'est l'exceptionnel pianiste Nicolas Hodges qui les a joué. D'autres compositeurs ont été entendu pendant cette semaine comme Francesco Filidei, Mario Stroppa, Aurelio Cattaneo, Francesca Verunelli et puis aussi Berio, Nono et Ivan Fedele. Outre le Philharmonique, les Cris de Paris, l'ensemble 2C2m, MDI, le quatuor Prometeo, Le Balcon, Solistes XXI ont joué avec beaucoup de tenue ces compositeurs. C'était aussi la dernière édition préparée par le talentueux et humoristique Jean-Pierre Derrien qui prend sa retraite. Des Français ont aussi été joués durant ce festival : Henri Dutilleux dont on célèbre le centenaire de la naissance, Édith Canat de Chizy qui a composé sur des poèmes italiens et qui a vécu en Italie, Gérard Grisey qui a composé sur des textes de Piero della Francesca. La semaine s'est terminée sur une interprétation éblouissante par Le Balcon dirigé par Maxime Pascal, d'une œuvre de  Fausto Romitelli « Professor Bad Trip ». Juste avant, quatre madrigaux amoureux de Gesualdo ont été chantés par la soprano Léa Trommenschlager accompagnée de bassons et d'une guitare électrique. On rejoint ainsi la phrase de Berio qui s'exclamait ; « Je crois qu'il faut vivre dans l'esprit de la fin de la Renaissance et des débuts du baroque ». Forza Italia !