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Catégorie : CDs&DVDs

Eric Pénicaud, Les 4 saisons d’un musicien ermite, Musique de chambre et pièces solistes autour de la guitare, Paraty 112111, TT : 54’16

 

Dans ce CD contenant 11 titres, nous commençons par : Jusqu’en notre exil tu murmures, une pièce de 8’44 pour le Quatuor Vocal Unité, avec Christian Nadalet à la direction, Maitane Sebastian au violoncelle, Sébastien Linares et Nicolas Lestoquoy à la guitare. Cette première pièce est assez épurée avec plusieurs effets de dissonances comprenant des plages ambiantes d’atmosphères plaintives assez austère. La deuxième pièce qui est pour guitare solo s’intitule Improvisation sur la Sarabande. Elle est jouée par Sébastien Linares et dure de 3’10. On y trouve un tout autre style, plus mélodieux et envoûtant. On a ensuite Vertige de la Siguiriya écrite pour « Samuelito » qui pour ce faire, a enregistré 5 voix superposées sur guitares, palmas, cajon et djembé. Dans Improvisation 17 à 21 d’une durée de 7’54, on trouve la pièce phare de ce disque : les quatre saisons d’un ermite qui commence par l’hiverNativité musicale ; puis PrintempsUne saison aux Embiez ; Eté – Baptême en eau de mer, aux aurores ; Automne – Temps de la transmission, et du partage pour le duo Cordes et âmes avec Sarah Chenal au violon et Olivier Pelmoine à la guitare. Vient après Parabole créole version guitare à 6 cordes (4’00), interprétée par Thimothée Vinour-Motta. Le nuage d’inconnaissance joué par le quatuor à cordes Sine Qua Non et par Olivier Pelmoine à la guitare (8’24). Et pour terminer : Puis le Rayon vert (5’41) interprété par Samuelito à la guitare.
Un cd varié aux couleurs multiples à découvrir absolument. On notera en plus de la grande qualité d’écriture de cette musique, des musiciens de références. Il y a dans cet enregistrement un brassage de styles faisant référence à la fois à la musique polyphonique issue de la période de la renaissance, mais également au flamenco et aux musiques improvisées, qui nous renvoient à une caractéristique identitaire chère à la guitare. La prise de son est remarquable et le travail d’équilibre entre les différentes voix ne fait que servir d’avantage une musique peu orthodoxe qui mérite la plus grande attention!
Lionel FRASCHINI
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