La vision globale de François Porcile

François Porcile est réalisateur, historien du cinéma et musicologue. Il est l'auteur, sur la musique de répertoire, d’ouvrages tels que « La Belle époque de la musique française : Le Temps de Maurice Ravel (1871-1940) » (Fayard, 1999), « Les Conflits de la musique française, 1940-1965 (Fayard, 2001) », « Maurice Ohana », en collaboration avec Edith Canat de Chizy (Fayard, 2005) et du chapitre sur la France dans « L'Harmonie des peuples » (Fayard, 2006). Il s’est beaucoup investi dan le domaine de la musique de film.

 

Il a écrit un livre majeur  « la musique à l’écran » (Éditions du cerf, 1969) et a participé, avec Alain Garel, pour  la revue CinémAction, à un ouvrage « la musique à l’écran », (1992), riche d’enseignements, et toujours d’actualité. Il vient de participer à l’exposition « Musique & Cinéma, le mariage du siècle », à la Cité de la Musique, au catalogue de l’exposition (Éditions Actes Sud, 2013) et au colloque « Les Musiques de Films, nouveaux enjeux », qui s’est tenu les 7 et 8 juin dernier, à la Cité et à la Sorbonne, dont les actes doivent être publiés.

Gilles Mouëllic  : jazz et cinéma

Auteur de plusieurs livres sur la musique de film, « Jazz et Cinéma », « La Musique de Film », « Improviser le Cinéma » « Musiques et Images au Cinéma », Gilles Mouëllic est professeur à l’Université de Rennes, où il enseigne le cinéma et la musique au cinéma.

 

        Comment êtes-vous venu à vous intéresser à la musique de film ?

C’est par le jazz. J’étais jazzman, je jouais de la basse à Lorient. J’aimais Weather Report, Pastorius, avant de découvrir Mingus. Mais être musicien de jazz demande un investissement tel qu’il est impossible de penser à autre chose. Il faut parfaitement maîtriser son instrument. J’ai quitté l’école très tôt, mes parents n’étaient pas très d’accord, ils auraient aimé que je fasse des études supérieures. Moi, j’aimais jouer, faire des concerts en Bretagne.

Emmanuel Chamboredon, directeur de Milan Music

Après avoir travaillé pour les autres (United Artist, Pathé, CBS, Pickwick, Arcade…), Emmanuel Chamboredon décide, en 1978, de monter sa propre société d’édition de musique. Après avoir édité des compilations pour la télévision, il s’est dirigé vers la musique de films. Dès ses débuts, grâce à son parcours, ses compétences, les opportunités qui se sont présentées et la dimension internationale qu’il a su donner, avec l’aide de son fils, le label Milan Music est devenu un des plus créatifs et importants dans le domaine de la BO.

CINEZIK

Benoît Basirico, créateur du premier site francophone de musique de film www.cinezik.org/

 

 

 

Benoit Basirico est un homme jeune, à la trentaine à peine passée. Dynamique, au verbe haut et clair, dès qu’on lui parle cinéma, et en plus musique de film, il a le regard qui brille. Inutile de lui poser mille questions, il suffit de lui demander pourquoi Cinézik et aussitôt il s’exprime sans s’arrêter et aisément sur son « bébé », qui va tranquillement sur ces huit printemps déjà !…Alors moteur ! ça enregistre :

Dominique Lemonnier, une trafiqueuse de musiques et d’images !

Un entretien à bâton rompu, déstructuré, décontracté, incomplet, fait au Sélect, Boulevard Montparnasse à Paris, le 12 mars 2013 à 19h30, autour d’une bière blanche !

 

Pour les feignants : Dominique Lemonnier est une femme de caractère, déterminée, volontaire, qui partage sa vie, sa passion, pour la musique de film depuis plus de vingt ans avec le compositeur Alexandre Desplat. Ils travaillent ensemble et ont créé en 1996 un quintette de cordes assez original, le Traffic  Quintet, (un quatuor classique avec une contrebasse en plus), pour interpréter de la  musique de film, celle du compositeur, mais aussi celles écrites par d’autres artistes.

 

Regarde les femmes monter !

Rencontre avec Annick Massis : au nom du beau chant français

La soprano Annick Massis est depuis longtemps considérée comme une ambassadrice du beau chant français, synonyme d'exigence et de rigueur. Discrète, au point de peu se préoccuper de l'emphase médiatique. Est-ce pour cela qu'on ne la distribue que parcimonieusement dans nos maisons d'opéra, alors que les scènes étrangères la réclament, d'Amsterdam à Milan, de Vienne à Berlin. Notre rencontre parisienne, mi-janvier dernier, découvre une personne affable, combien enthousiaste pour son art. 

 

 

 

Une série de concerts, à Lyon et Paris, de L'Enfant et les sortilèges, Les Pêcheurs de perles à Strasbourg : est-ce le signal d'un retour à l'opéra français ?

 

 

 

On peut dire cela. J'aime l'opéra français, et défendre ce répertoire, qui est le mien, me tient particulièrement à cœur. L'Enfant et les sortilèges de Ravel, je l'ai interprété en concert, avec Simon Rattle. Ce fut l'occasion d'un travail fantastique avec ce chef, dans la salle mythique de la Philharmonie de Berlin, avec des collègues exceptionnels. L'évènement a été préservé par le disque, capté live, par EMI. Avec l'Orchestre de Lyon, et Leonard Slatkin, un chef que je ne connais pas encore, c'est une nouvelle expérience, sûrement enrichissante. Je l'ai aussi interprété sur scène, à Monte Carlo, l'année dernière, dans une mise en scène signée de son directeur, Jean-Louis Grinda. Cette production présentait l'originalité de  réunir les trois rôles confiés au soprano aigu, en un seul et même personnage, celui d'une gouvernante, qui, tour à tour, incarnait le Feu, la Princesse, et le Rossignol. Cela donnait de la vie à la pièce, et le texte de Colette prenait un étonnant relief. Quant au personnage de Leila, des Pêcheur de perles, il m'est cher aussi, et j'attends avec joie la production de l'Opéra du Rhin, en mai prochain.

Pierre Amoyal  « Jouer et transmettre »

C’est à l’occasion d’un concert au sein du magnifique complexe du « Cœur de Ville » de Vincennes que se produit la rencontre avec Pierre Amoyal.  Silhouette juvénile, sympathie immédiate et grande simplicité dans toutes ses attitudes… le célèbre violoniste ne pratique rien, à l’évidence, du triste culte de la personnalité qui dénature tant de discours dans le monde musical.  Le voudrait-il d’ailleurs, qu’il n’en aurait guère le loisir, tant le programme de ses activités a de quoi donner le vertige :

 

L’été aura tout été… sauf tranquille.  De juin à août, le relevé des concerts, masterclasses, académies et autres manifestations n’est pas des plus aisés, de l’espace Beaulieu de Lausanne (création, par La Camerata de Lausanne du Concerto pour cor des Alpes du compositeur hongrois Ferenc Farkas, décédé le 10 octobre dernier, dans sa 95e année) au Festival des Nuits du Suquet, à Cannes, animé par l’ami Gabriel Tacchino pour un concert Mozart-Rota-Tchaikovski, en passant par Dax, Montebello en Italie, Saint-Riquier, Compiègne… pour y faire entendre Mendelssohn, Bach, Weber, Britten…  À titre plus individuel, le programme inclut Salzburg pour l’académie du Mozarteum à laquelle je suis chaque année fidèle… l’occasion de donner, notamment, la Deuxième sonate pour piano et violon de Roussel, en compagnie du pianiste Bruno Canino. Sans préjudice de Mozart et de Brahms.  Courchevel ensuite, pour y retrouver - avec Pascal Devoyon qui anime l’académie estivale - la ronde des concerts et des masterclasses…  Septembre ne sera pas moins animé, inscrit sous le signe de modernes Schubertiades pour Espace 2, la grande chaîne musicale suisse.  Moscou ensuite, et sa nouvelle Maison de la musique aux 2 500 places destinées à des auditeurs de Haydn et de Mendelssohn. À l’est toujours, et toujours un peu plus loin, Singapour.  J’y serai en octobre…

Pierre Amoyal « Jouer et transmettre »

C’est à l’occasion d’un concert au sein du magnifique complexe du « Cœur de Ville » de Vincennes que se produit la rencontre avec Pierre Amoyal.  Silhouette juvénile, sympathie immédiate et grande simplicité dans toutes ses attitudes… le célèbre violoniste ne pratique rien, à l’évidence, du triste culte de la personnalité qui dénature tant de discours dans le monde musical.  Le voudrait-il d’ailleurs, qu’il n’en aurait guère le loisir, tant le programme de ses activités a de quoi donner le vertige :

L’été aura tout été… sauf tranquille.  De juin à août, le relevé des concerts, masterclasses, académies et autres manifestations n’est pas des plus aisés, de l’espace Beaulieu de Lausanne (création, par La Camerata de Lausanne du Concerto pour cor des Alpes du compositeur hongrois Ferenc Farkas, décédé le 10 octobre dernier, dans sa 95e année) au Festival des Nuits du Suquet, à Cannes, animé par l’ami Gabriel Tacchino pour un concert Mozart-Rota-Tchaikovski, en passant par Dax, Montebello en Italie, Saint-Riquier, Compiègne… pour y faire entendre Mendelssohn, Bach, Weber, Britten…  À titre plus individuel, le programme inclut Salzburg pour l’académie du Mozarteum à laquelle je suis chaque année fidèle… l’occasion de

Entretien avec Alice de Monfreid

Quel a été votre parcours avant de rejoindre Accentus ?

 

J’ai commencé à apprendre le violoncelle à l’âge de six ans.  À dix-huit ans, je me suis mise au chant et j’ai intégré le Jeune Chœur de Paris, où j’ai chanté jusqu’à mes vingt-cinq ans.  En parallèle, j’ai suivi des études théâtrales à l’Université de la Sorbonne Nouvelle.  Je n’avais pas le caractère pour devenir intermittente du spectacle, j’avais besoin de stabilité.  En 2001 et 2002, j’ai donc été assistante de formation et de production à la maîtrise du Centre de musique baroque de Versailles.  J’ai ensuite été chargée de formation et de production du Jeune Chœur de Paris, avant de devenir, en 2006, coordinatrice artistique et pédagogique d’Accentus.  Avec le recul, je remarque que les questions pédagogiques ont toujours été importantes pour moi.  En Licence, j’avais ainsi monté une troupe pour promouvoir le théâtre contemporain dans les lycées.

 

Quand l'enquêteur de folklore se faisait, lui-même, interroger...

Entrevue inédite avec Conrad Laforte, réalisée par Jean-Nicolas De Surmont, le 15 mai 1992 au domicile de Conrad Laforte sur l'ex-rue Gatineau à Québec, devenue depuis lors rue JeanHamelin.

C’est entre 1989 et 1991, alors que j’élaborais ce qui allait devenir une historiographie de la chanson signée de la chanson traditionnelle au Québec que j’ai pris l’initiative de solliciter Conrad Laforte. Une partie de ces entretiens, qui ont ici été fondues en un seul texte, ont été diffusés dans le cadre de mon émission de radio « Vagabondages », réalisée à Radio Basse-Ville à Québec, émission où je recevais alors de grands intellectuels et auteurs d’ouvrages pour l’essentiel dans le vaste champ des sciences humaines. Dévorant alors tout ce qui s’était écrit sur la chanson, aussi bien la chanson de tradition orale que la chanson signée, sans être pour autant alors étudiant d’ethnologie, il était naturel pour moi d’aller rencontrer Laforte, celui qui était considéré comme le maître à penser de l’étude de la chanson de tradition orale, survivant pour ainsi dire à Luc Lacoursière qui décédait, lui, alors que je commençais à m’intéresser avidement au sujet. Ces entretiens ont été réalisés, une fois le printemps arrivé et une fois que j’ai été libéré des engagements universitaires à l’Université Laval (Québec). J’ai bien entendu tenté alors d’éclaircir certains points qui étaient traités dans ces ouvrages et sur l’histoire de la collecte de la chanson de tradition orale en général. 

Le pianiste et compositeur Karol Beffa

Acteur dans son enfance, Karol Beffa entre à 14 ans au CNSMDP, il y reçoit huit premiers prix. Licencié en philosophie, en histoire, titulaire d'une maîtrise d'anglais, il est normalien, maître de conférence à l'ENS en musicologie, et a été titulaire de la chaire de création artistique au Collège de France (2012-2013). Pianiste, compositeur, il est, en 2013, récompensé aux Victoires de la musique classique. Il nous a reçu dans son bureau à l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm.

 

Au regard de votre parcours extrêmement large et riche, comment vous définissez-vous en définitive?

 Je suis compositeur. Je pourrais dire aussi musicien, qui est un terme d'acception plus large. Je me produis comme pianiste et je compose.

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