Franck Sforza, compositeur

Compositeur autodidacte, atypique, la quarantaine, passionné de musiques en tout genre (il a écrit, entre autres, pour le tour de chant de Jean Claude Dreyfus), de jazz en particulier, Frank Sforza est, à force de conviction, un compositeur reconnu dans le monde du court-métrage. Souvent récompensé il est aujourd'hui dans plusieurs commissions pour l'aide aux courts-métrages. Il nous a reçu dans son studio.

Comment devient-on compositeur de musique de film ?

 

 Dans mon cas c'est plutôt comment on devient musicien, car j'ai commencé très tard à faire de la musique, à dix neuf ans. J'avais écouté Jean Jacques Goldman qui avait un super saxophoniste, Philippe Delacroix Herpin, dit Pinpin. Sur « Petite  fille » il a fait une impro qui m'avait impressionné. Comme j'ai raté mon bac, mes parents m'ont demandé ce que je voulais faire à la rentrée. Je leur ai dit saxophone et ils m'ont dit ok !

Directrice musicale d'Insula orchestra et Accentus, phalanges respectivement orchestrale et vocale de réputation mondiale, Laurence Equilbey s'est imposée à l'échelon international par son exigence musicale, son ouverture esthétique, autant que par son perfectionnisme artistique. Appelée à diriger sur les scènes françaises (Lyon, Rouen, Orchestre de chambre de Paris) et étrangères (Akademie für alte Musik Berlin, Bucarest, Brussels Philharmonie, Francfort, Leipzig, Liège, Concerto Köln, Camerata Salzburg, etc.), elle est également artiste associée au Grand Théâtre de Provence et en compagnonnage avec la nouvelle Philharmonie de Paris. Tout en poursuivant son étonnante aventure dans le grand répertoire de la musique vocale avec Accentus, elle soutient la création contemporaine et assure la direction artistique et pédagogique du département supérieur pour jeunes chanteurs du Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris, rue de Madrid. C'est cependant à sa seule activité de chef d'orchestre que L'Éducation musicale a choisi de consacrer cet entretien.

Rob, un musicien atypique...

Rob, un musicien atypique...

 

De son vrai nom Robin Coudert, alias Rob, est né en 1978 à Caen. Ce musicien atypique nous a accordé un entretien dans son studio Porte des Lilas au milieu d'une multitude d'instruments « vintage ».

Une Histoire de Lutherie...

Une histoire de lutherie rare, originale, audacieuse, en même temps qu'une belle aventure humaine que l'histoire de « Raphaël », le violoncelle de Giverny. C'est en effet lors du dernier festival de Musique de Chambre de Giverny (2014) que fut initiée, puis réalisée la construction d'un violoncelle dont la particularité fut d'être construit de façon collégiale par une équipe de neuf luthiers confirmés, réunis et dirigés par Frank Ravatin, un des grands noms de la lutherie mondiale actuelle, qui releva le défi de fabriquer en deux semaines de résidence à Giverny, un violoncelle présenté et joué lors du dernier concert du festival par Michel Strauss. Une expérience unique en matière de lutherie mais surtout un moment de solidarité, de partage et d'amitié. Cet Entretien avec Frank Ravatin, luthier réputé, diplômé de Crémone, lauréat de plusieurs concours internationaux, nous en dit plus.

Entretien avec ERIC NEVEU

Éric Neveu est le compositeur, entre autres, de « Ceux qui m'aiment prendront le train », « Intimité », « Persécution », de Patrice Chéreau, « Just like a woman » et « La voie de l'ennemi » de Rachid Bouchareb, « Les vacances du Petit Nicolas » de Laurent Tirard, « Graziella » de Mehdi Charef, « Un beau dimanche » de Nicole Garcia, « Il était une forêt » de Luc Jacquet, « L'attentat » de Ziad Doueiri, « Les Kaira » de Franck Gastambide... Il travaille régulièrement pour la télévision sur des séries de prestige : « Borgia », « La Commune », « Un village français », « Le vol des cigognes »… 

Le réalisateur Patrice Leconte

Patrice Leconte passe son enfance à Tours. A l'âge de 20 ans il monte à Paris, il entre à l'IDHEC, participe aux Cahiers du Cinéma et se lance dans le court-métrage. Parallèlement il contribue au journal Pilote dans les années 1970-74. En 1975, il réalise son premier film « Les Vécés Étaient Fermés de l'Intérieur » en adaptant des personnages de Gotlib, avec Jean Rochefort et Coluche. C'est le film « Les Bronzés », un des plus gros succès du cinéma français, qui fait sa renommée. Réalisateur, scénariste, cadreur il a réalisé une trentaine de longs-métrages. Souvent nommé aux Césars, il a obtenu celui du meilleur réalisateur pour « Ridicule »

ENTRETIEN AVEC PATRICK SIGWALT

Compositeur de musiques à l’image, venu du rock, Patrick Sigwalt a obtenu en 1987, le César de la musique de film avec Bernardo Sandoval, pour « Western » de Manuel Poirier. Aujourd’hui il est président de l’Union des Compositeurs de Musiques de Films (UCMF)

JEAN-LUC GODARD et la musique de ses films

Jean-Luc Godard vient de sortir «  Adieu au Langage »,  un film récompensé au dernier festival de Cannes avec un petit prix ; une récompense dont il n’a que faire. Un film de Godard ne laisse jamais indifférent. Ce qui nous intéresse ici, par rapport à ce réalisateur, c’est la manière dont il aborde les musiques dans ses films et s’il est possible de les écouter hors de leur contexte. Selon les époques, Godard a tenu des discours, comme il sait le faire, changeants, radicaux, paradoxaux. La musique de film ne veut rien dire pour lui. Ce qui existe c’est la bande sonore qui comprend les dialogues, les ambiances et la musique. Cette dernière peut être composée pour un film – c’est ce qu’il a fait à ses débuts - mais souvent elle est puisée dans la musique de répertoire – c’est ce qu’il a fait totalement par la suite. Dans son dernier film il a découpé la Septième Symphonie de Beethoven.

RENAUD BARBIER, compositeur du film « Le Dernier Diamant » d'Éric Barbier.

Cette musique avait été analysée récemment (cf. NL de 5/2014). Pour compléter nous avons réussi, ce moi-ci, à obtenir un entretien avec le compositeur.

 


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Comment êtes-vous entré dans le monde de la musique ?

 

« A huit ans à Brignoles, petite ville du Var, j’entends Beethoven, une musique avec une telle énergie qu’elle me donne envie de faire du piano et de jouer ce compositeur ! Je me débrouille pour acheter un piano par le biais de mes grands-parents, de la famille. Mes parents étaient assez ouverts sur l’art. Mon père était psychanalyste et ma mère maîtresse de maternelle. Elle accueillait les enfants le matin avec la musique de Morricone. Je pense que cela a dû jouer pour la suite. Dix ans de piano classique, pas de conservatoire, un professeur privé, pas d’harmonie, pas de solfège.

MUSIC BOX RECORDS est un label phonographique indépendant consacré à l'édition ou la réédition de bandes originales de films et de séries inédites en CD. Le label, créé en 2011 par Laurent Lafarge et Cyril Durand-Roger propose, sur CD et en édition limitée, des versions complètes de ces musiques en y intégrant autant que possible des morceaux inédits. Il existe très peu de sites de ce style pour les amateurs de musiques de films. On peut citer le site espagnol « Quartet Records » qui produit aussi des disques en phase avec les nouveaux films sortant sur les écrans. On trouve également « Ecoutez le Cinéma », chez Universal dont s’occupe Stéphane Lerouge, et qui sort des classiques de BO.

Manuel Bleton, compositeur de musique de librairie

De nombreux catalogues de « musique de librairie » (ex musique au mètre) proposent des musiques pour illustrer toutes sortes d’œuvres filmées. C’est un marché très important. Des groupes comme Césame Music Agency, Audio Network, Koka chez Universal, KPM chez EMI proposent des catalogues conséquents de musiques pour l’image. Ces musiques sont classées par genre et par durée. On y trouve des compositeurs très connus ainsi que des orchestres réputés. Aujourd’hui, grâce au progrès des machines, un compositeur peut créer seul un environnement musical de haute qualité. Souvent des réalisateurs de long-métrage emploient ces musiques soit pour leur montage, soit pour compléter leur musique originale, ou encore, par manque de budget, pour s’offrir une musique originale. Ces musiques sont souvent de bon marché.

À  Propos des Voix de Haute-contre et de Contre-tÉnor

Entretien avec Benjamin Clée, chanteur et pédagogue.

 

   

 

La voix de contre-ténor a traversé les époques et les styles. A la fin de l’époque classique ce type de voix a été un peu enterré. Le grand argument était : « Ce n’est pas une voix d’opéra romantique, ce n’est pas une voix lyrique ». Aujourd’hui on la considère comme une voix à part entière, comme les autres voix, et ceux qui pensent le contraire, à mon sens, se trompent.

 

(Benjamin Clée)

 

Par rapport aux autres voix d’hommes, à ces voix lyriques reconnues par l’histoire romantique, comment pourrait-on définir la voix de contre-ténor ?

 

 

 

Par son mécanisme. Comme pour les femmes, c’est une petite bascule au niveau du larynx qui rétrécit la longueur des cordes vocales, ce qui provoque une émission plus haute. C’est pour cela qu’on l’appelle voix de tête ; parce qu’elle résonne plus aigu. C’est cela qui donne une impression d’irréel. Peut-être parce que c’est ma voix, j’ai l’impression que c’est la plus proche de l’âme. On dit que c’est la voix des anges. Dans son histoire elle était attachée aux cours pontificales et les pratiques barbares de la castration étaient une volonté de maintenir chez les adultes la qualité des voix d’enfants.

Rencontre avec Jean-Michel Bernard

Jean-Michel Bernard obtient ses premiers prix de musique classique au Conservatoire de Paris à 14 ans et interprète parallèlement du jazz. Sa carrière de compositeur commence à 16 ans avec le dessin animé, puis il travaille avec Claude Villers à France Inter pendant 10 ans. Il collabore, entre autres, avec des réalisateurs tels que Claude Chabrol (« Jours Tranquilles à Clichy », « Madame Bovary »), Roland Joffé (« Vatel »), François Dupeyron (« La Chambre des Officiers »).

Alexandre Desplat au sujet de la musique de « La Vénus à la Fourrure

La Vénus à la fourrure est votre troisième collaboration avec Roman Polanski. Comment avez-vous travaillé avec lui sur ce film très dialogué où la musique est pourtant extrêmement présente ?

 

 

 

Comme d'habitude, sauf que là, encore plus que pour « Carnage », j'ai eu la chance d'aller sur le plateau, dans ce décor improbable et hallucinant de vérité. D'ailleurs, c'est amusant parce que je connaissais ce théâtre Récamier pour y avoir suivi les répétitions de « Papa doit manger », mis en scène par André Engel pour la Comédie Française. Pourtant, lorsque je suis arrivé sur le plateau de La Vénus..., tout était tellement beau, tout était tellement bien fait, des portes battantes de l'entrée jusqu'à la scène et aux dorures, que j'ai cru qu'il n'avait pas changé.

Entretien avec TAKIS CANDILIS

Réalisateur de cinéma, Takis Candilis devient en 1984 producteur dans différentes sociétés audiovisuelles (Prony, Tara Productions, Caméras Continentales, Ellipse, Hamster Productions). En 1999 il entre à TF1 comme directeur de la fiction, devient directeur général adjoint chargé de la fiction et des flux, puis président de TF1 production. En 2008 il rejoint le groupe Lagardère. En 2010 il est nommé Président Directeur Général de Lagardère Entertainment qui regroupe les activités de productions et de distributions audiovisuelles de Lagardère Active, soit plus de 18 sociétés. Lagardère Entertainment est la première société de production audiovisuelle française par son chiffre d'affaires. La musique classique ou celle pour la fiction a toujours accompagné ses diverses activités

Frédéric Porte, la quarantaine passée, compositeur prolixe pour la télévision, s’est fait connaître à travers les feuilletons de l’été de TF1, tels que « Zodiac »,  « Dolmen », « Mystère », et des séries comme « Le Juge est une Femme », « Avocat & Associés », « Les Cordier », « Femme de Loi », et plus récemment « Camping Paradis »…Il a à son actif plus de 700 partitions. Curieusement, ses musiques ne peuvent être écoutées indépendamment de l’image. Il est donc impossible d’apprécier sa musique dans sa plénitude.

Entretien avec Gilles Tinayre

Gilles Tinayre, est un compositeur, arrangeur et orchestrateur prolixe. Après avoir beaucoup travaillé pour les autres, il a composé sous son nom des musiques pour des génériques, des séries, des unitaires pour la télévision, des publicités, des documentaires, des musiques de scène, des comédies musicales et même des habillages musicaux pour des parcs à thèmes, des parcs d’attractions.

Portrait de Pierre Bertrand compositeur, saxophoniste

« Moly » raconte la vie d’un  jeune handicapé sénégalais de 22 ans, sorti major de sa promotion, qui se bat pour être accepté par la société. Il cherche un emploi pour soutenir sa famille mais il est rejeté par le monde du travail à cause de son handicap. Il entame alors un terrible combat pour gagner dignement sa vie.

Ce court-métrage de Moly Kane est autobiographique et c’est avec l’aide de la réalisatrice Euzhan Palcy qu’il a pu mieux raconter sa vie d’handicapé. Il y a deux ans, ce film a été présenté à Cannes. Et il a reçu de nombreux prix dans des festivals internationaux. Il n’a toujours pas été acheté par une chaîne de télé - encore un des mystères de la télévision - sûrement parce que le producteur (JMJ productions) n’a pas ses entrées dans les hautes sphères de la télé. Mais ce qui nous intéresse quant à ce court-métrage, outre l’histoire, c’est la musique. Elle a été composée par Pierre Bertrand.


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Pierre Bertrand a fait ses classes au Conservatoire de Nice puis au CNSMDP. Aujourd’hui il y est professeur. Il est compositeur, arrangeur, et saxophoniste de jazz. Il a monté un Big Bang avec Nicolas Folmer, trompettiste,  le « Paris Jazz Big Band », avec lequel ils obtinrent un Djangodor et une Victoire du Jazz pour leur album « Paris 24h ». Sa production discographique, on la trouve chez Cristal Records. En 2009, il compose la musique du film « La Grande Vie », réalisé par Emmanuel Salinger, qui eut une bonne presse. Jazzman en France, c’est compliqué d’en vivre. Arrangeur doué, aussi travaille-t-il pour des artistes de variétés. Il est actuellement le directeur artistique de Michel Fugain, et s’occupe du prochain album de Michel Lebb avec une ambiance à la Ray Charles. Il compose aussi pour la télévision, dont « L’Enfant du Secret » de Serge Meynard en collaboration avec Mickael Lar, et « Les Frileux » pour Jacques Fansten

« Je suis entré dans ce métier de compositeur de musique de film assez tard. J’avais déjà une carrière de musicien. C’est parce que j’avais écrit et joué que l’on m’a contacté, et aussi par le biais d'Éric de Bègue, de Cristal Records. On a débuté ensemble, c’est mon agent depuis plus de 15 ans. Il a un beau catalogue de jazz. Je n’ai pas eu besoin d’être l’assistant de tel ou tel compositeur de musique de film, qui fait ce qu’on appelle l’arrangement. Il faudrait définir ce terme d’arrangement. En France, le compositeur c’est celui qui a trouvé la mélodie. Mais toute la richesse harmonique, l’architecture musicale, participent à l’émotion. C’est aussi de la composition. Ce n’est pas que la mélodie qui est importante, c’est tout l’habillage qui va avec. L’arrangement c’est aussi de la mise en scène, de la création, comme la lumière, les costumes, les décors. Si on a des dialogues superbes dits devant une table blanche par quelqu’un tout nu, il y aura moins d’émotion que si il y a un vrai décor, une belle lumière, un beau costume et une belle musique, non ? Haydn, Mozart, Beethoven ne faisaient pas que trouver des thèmes, ils organisaient la construction de l’œuvre autour de ces thèmes…

Dans la musique de film on peut tout se permettre : c’est l’image qui compte et tout dépend des discussions avec le réalisateur et de ce qu’il a envie d’avoir, et de ce que l’on a envie de faire. Sur la partition de « La Grande Vie » je me suis amusé à faire « à la manière de ». Du jazz à la  Nel Hefti ou Quincy Jones, en passant par Lalo Schifrin, et Mozart avec son fameux concerto pour clarinette…Ensuite, le succès de votre musique et du métier de compositeur est soumis à la loi du marché. Si le film marche, la musique sera plébiscitée, elle sera bonne et votre carrière est assurée…. Le jazz, c’est ce qui m’a donné envie de faire de la musique dès l’âge de cinq ans. Mais après, j’ai compris que faire une carrière dans le jazz c’était compliqué. Alors je me suis tourné vers le classique et j’adore ça aussi. Puis je me suis mis à écrire. Mon dernier disque est « Caja Negra », à base de flamenco, avec Louis Winsberg à la guitare, Alfio Origlio, au piano ainsi que le percussionniste argentin Minino Garay et Jérôme Regard à la contrebasse. Je suis en écriture sur deux films avec des ambiances plus tango, mais c’est encore secret. La production de ces films n’est pas encore totalement bouclée. »

On peut trouver les disques de Pierre Bertrand, entre autres, chez Cristal records : www.cristalrecords.com

 

Deux questions à Marc Marder

Comment avez-vous été contacté pour la musique de « L’image manquante » ?

 

  Mathilde La Bardonnie, journaliste au Monde et mère de mes enfants, avait invité Rithy Panh, alors étudiant à l’IDHEC, à venir chez nous pour qu’il lui raconte son histoire. Cette rencontre a abouti à un long et important article. Je me rappelle avoir joué de la contrebasse pour lui, dès notre première soirée. Nous sommes devenus amis et quelques années plus tard, alors qu'il travaillait sur son film de promotion, il me demanda d’en réaliser la musique. Depuis, nous avons travaillé ensemble et « L’image manquante » scelle notre 18ème collaboration. Nous avons accompli jusqu’à ce film ce qu'on peut appeler une route longue et sinueuse.

Comment êtes-vous venu à produire des CD de musiques de films ?

  En 1996, à Cristal, on a commencé à faire d’abord de la production de jazz. On a produit des gens totalement inconnus, comme Pascal Ducourtioux. Le premier groupe c’était Ronald Baker Quintet. On en est aujourd’hui à leur sixième album. On était producteur et éditeur de musique. Je vivais à La Rochelle où j’ai créé une structure pour développer ma carrière, car j’ai commencé comme comédien et danseur dans les années 90. J’avais un groupe, « Tap Dance », de danseurs de rue. Comme je ne voulais pas monter à Paris pour les castings, j’ai développé mes projets pour ma compagnie, ici à La Rochelle, et puis j’ai rencontré un musicien de jazz, Pascal Ducourtioux qui m’a demandé de m’occuper de lui, de produire son premier album. Je ne connaissais rien, je n’étais pas prédestiné à monter un label. J’ai appelé le label Cristal production qui s’occupe aussi des spectacles de scène. Puis on a créé Cristal Publishing, Cristal Record. Aujourd’hui on parle de Cristal Groupe qui englobe les différentes structures. C’est une marque commerciale pour s’y retrouver.

Robin Foster, compositeur de « MetroManila », film de Sean Ellis

Robin Foster est un guitariste et compositeur anglais. Ancien guitariste du groupe Beth, il commence une carrière solo à partir de 2006. Installé en Bretagne depuis 1997, il connait une certaine popularité en France. Son dernier album a été produit par ses fans. Il a fait la musique de plusieurs publicités et autres événements avec le réalisateur Sean Ellis. Il a composé pour ce dernier la musique du film « Metro Manila » primé à Sundance. Son style musicale est du rock assez planant.

 

Comment avez-vous rencontré Sean Ellis ?

Rencontre avec Philippe Dupouy,

producteur. MUSIQUE & TOILE. 150, rue Saint-Maur,75011, Paris. Tel. : +33(0)1 47 00 04 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  cinéCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

  Comment est née cette association « Musique & Toile » ?

« Elle est née en 2001. C’était mon projet de fin d’études de l’ESCP, anciennement Sup de Co Paris. Depuis que je suis tout petit, je suis un fana de musique de film. « Il Était Une fois dans l’Ouest » a été ma première musique de film. Je passais en boucle le 33 tours de mes parents. J’ai fait des études musicales classique et j’étais frustré de ne jamais entendre ce type de musique dans les concerts. J’avais l’idée de créer un festival de musique de film à Paris. C’est donc ce projet de fin d’études que j’ai proposé avec d’autres étudiants.

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