Diane Kurys : L'émotion d'un film passe par la musique

Actrice, puis réalisatrice, elle a réalisé dans les années 70, d’après son roman autobiographique, « Diabolo Menthe », une histoire qui se passe en 1963. Ce film a été un véritable phénomène de société. Suivront une douzaine de films qui auront plus ou moins des succès, mais seront des films toujours faits avec beaucoup de sincérité et avec très souvent des personnages attachants. Elle changera fréquemment de compositeurs et c’est en cela que nous nous sommes intéressé à ses choix.

 

 

 

Lorsque l’on regarde votre carrière de réalisatrice, on est étonné par la diversité des compositeurs avec qui vous avez travaillé ; était-ce un choix délibéré ?

 

Je n’ai jamais d’à priori. Un film, c’est chaque fois une aventure différente et de la même façon, lorsque j’écris, ce n’est jamais pour un acteur. Ce sont les personnages qui m’intéressent au départ, ensuite le casting s’impose, comme pour l’équipe et aussi pour le musicien. Le compositeur, c’est le seul collaborateur où vous n’avez aucune influence réelle : je veux dire qu’un acteur, vous pouvez le diriger, éventuellement, s’il est dirigeable ; le compositeur, c’est un autre créateur qui peut vous apporter l’univers dont vous avez rêvé et qui peut aussi partir dans une autre direction qui peut être la plupart du temps profitable. J’ai rarement eu des regrets. Chaque film a sa musique. Ce sont des films de moi mais avec des sujets différents. J’ai fait des films d’époque, des contemporains, un film sur George Sand et Musset, sur Françoise Sagan, sur mes parents, sur ma famille, sur mes racines, sur mon enfance. J’ai fait des films personnels qui me ressemblent et je n’ai jamais eu envie d’avoir toujours le même compositeur.

Une journée particulière dans Les Siècles

Ce 3 septembre 2016, en face de la magnifique cathédrale XII ème siècle Notre Dame de Laon, on pouvait entendre venant des fenêtres de La Maison de la Culture et des Loisirs, un orchestre, La Symphonie des Siècles, qui répétait « Les Danses Symphoniques Opus 45 » de Rachmaninov. Cette œuvre est la dernière composition symphonique qu'a écrite ce compositeur, en 1940. C'est le chef assistant Mathieu Romano qui dirige cette répétition. Mais cet orchestre n'est pas comme tous les autres, il est unique ! Il est composé de jeunes musiciens, même très jeunes - certains ont 11, 12 ans - de professeurs de musique des conservatoires de l'Aisne et de musiciens professionnels qui viennent de l'orchestre fameux, Les Siècles, créé en 2003 par François-Xavier Roth. Le 4 septembre 2016 La Symphonie des Siècles devait donner un concert dans la cathédrale réunissant ces Danses Symphoniques et le Concerto n°4 de Beethoven avec au piano Vanessa Wagner.

Éric Demarsan

Éric Demarsan : J'ai la chance de travailler

 

 avec de gens qui aiment la musique

 

  Dès qu'on parle de ce compositeur à la moustache fournie, on pense aux deux chefs d'œuvres de Jean-Pierre Melville : « L'Armée des Ombres » et « Le Cercle Rouge ». Mais sa carrière ne s'est pas arrêtée dans les années 70. Avec beaucoup de gentillesse il a accepté de refaire un survol sur son métier de compositeur pour l'image.

Cinquante ans de musique pour l'image ?

 

Le premier film de ma carrière c'était la série de Cécile Aubry, « Sébastien Parmi les Hommes », 1967 je crois. Donc vous calculez, presque cinquante ans effectivement !

 

 En cinquante ans avez- vous vu des évolutions, des révolutions, au sujet de la composition et des réalisateurs ?

 

Oui on ne peut pas dire le contraire, mais c'est surtout l'évolution de la technique qui a joué. Je ne suis pas certain que les réalisateurs soient aujourd'hui plus attirés par la musique. Il y en a toujours qui ont des oreilles en plomb !

Bertrand Chamayou, un pianiste dans son temps !

C'est dans un café bruyant à deux pas de chez lui dans le Paris du Faubourg Montmartre qu'il m'a donné rendez-vous deux jours à peine après lui avoir adressé un courriel ! Chaleureux, décontracté, un habitué du café ; mais où personne ne sait exactement qu'il est un artiste demandé dans le monde entier, qu'il a gagné des victoires de la musique à la télévision et qu'il est « booké » jusqu'en 2021 !Vous acceptez beaucoup d'interviews, pourquoi encore une nouvelle : rien de nouveau dans votre actualité ?La vérité c'est que je refuse très rarement une interview sauf si ce sont des hurluberlus qui en demandent. Mais, j'ai lu votre mail, l'Éducation Musicale, c'est très bien, et je me suis dit trouvons un moment, c'est tout ! Je ne suis pas du genre à rechigner à faire des interviews, ou qu'on me filme, qu'on m'enregistre. Autant pour les concerts je suis très sélectif, autant là j'ai plaisir à échanger. En général, je commence à m'entretenir avec la personne pour savoir à qui j'ai affaire : si vous ne m'étiez pas sympathique peut-être vous auriez une interview plus succincte ; mais apparemment nous avons pas mal de choses en commun. Elle s'annonce donc de bonne augure…

Philippe Le  Guay : « un film secrète un imaginaire musical »

Réalisateur éclectique d'une dizaine de films – Les Deux Fragonard, Le Coût de la Vie, Les Femmes du Sixième étage, Alceste à Bicyclette, Floride.. -, il nous a reçu à la Maison des Auteurs SACD, pour que l'on parle de ses rapports à la musique de film.

Comment avez-vous trouvé, pour votre premier film, Jorge Arriagada avec qui vous avez fait quatre films par la suite ?

C'était le compositeur attitré de Raoul Ruiz. J'avais un rapport assez proche avec son  cinéma, et surtout j'avais remarqué qu'il y avait une forme qui frisait l'abstraction avec des motifs quasi algébriques de narration, des jeux de renversements, de miroir, des choses très sophistiquées, et en même temps il y avait un lyrisme ; toutes les dimensions émotionnelles étaient amenées par la musique. C'est probablement cette tension qui existe entre la musique, d'un côté, et cette écriture tellement distanciée, de l'autre, qui est une grande composante du style de Raoul Ruiz. J'en serais resté là si ce n'est que j'ai rencontré Jorge Arriagada au cours de la projection d'un film d'un ami réalisateur, Laurent Perrin, aujourd'hui décédé. et je lui ai proposé d'écrire la musique de mon premier film « Les deux Fragonard ».

Nicolas Errèra : Il faut que la musique touche !

Nicolas Errèra, la belle quarantaine, a une formation classique - cours de piano et de composition à  l'École Normale de Musique de Paris avec pour professeurs Serge Petigirard (pour le piano),  Max Deutsch (pour la composition) et Laurent Petitgirard (pour la composition de musique de film). Plus tard, il participe à la classe de musique acoustique au CNSMD. Il est le compositeur de "Le Papillon", du générique de "En Terre Étrangère", de la série" XIII", de "L'Outremangeur", "Nocturna", "Le Guetteur", des pièces mises en scène par John Malkovitch, et d'autres films dont il nous parle dans cet entretien.

Il a accepté, entre deux avions pour la Chine ou les USA, de nous recevoir dans son studio dans une proche banlieue parisienne.

Maurice Emmanuel (1862-1938)

« Un maître, dans tous les sens du mot. Un maître écrivain et un maître penseur, un maître critique et un maître érudit, qui distribuait autour de lui l'enseignement le plus fécond, et aussi un "créateur" qui laisse des œuvres remarquables, mais on ne s'en aperçut pas de son vivant. Des dons qui s'allient rarement : une intelligence lumineuse, un esprit d'analyse prodigieux, une extraordinaire puissance de réflexion qui dissocie les éléments de la réalité ou des créations de l'art, et en même temps ce mystérieux fonds de sensibilité et cet esprit de synthèse qui produisent les chefs-d'œuvre. »

 

[Paul Landormy, sur Maurice Emmanuel, in La musique française après Debussy. NRF Gallimard, 1943, p. 205-209]

 

 

 

Aussi chaleureuse que passionnée par son sujet, c'est à Antony, siège de l'Association des amis de Maurice Emmanuel dont elle est la cheville ouvrière, que m'a longuement reçu Madame Anne Eichner Emmanuel. Pour me parler du grand compositeur, son grand-père, dont elle possède un fonds considérable de partitions, lettres et autres documents. C'est donc à elle qu'est dû l'essentiel des lignes qui suivent.

Valentin Hadjadj : de la musique qui sert l'action

Pour son premier long métrage « Avril et le Monde Truqué » de Franck Ekinci et Christian Desmares, avec des dessins de Tardi, le jeune compositeur Valentin Hadjadj a remporté plusieurs prix internationaux dont celui de l'UCMF pour la BO. Il a fait ses études musicales à Lyon, a suivi des stages auprès de compositeurs confirmés, a écrit pour des courts-métrages. Il accepté autour d'une bière un rendez-vous avec nous.

 

Comment êtes-vous arrivé sur ce long métrage d'animation, tout jeune compositeur avec aussi peu d'expérience ?

Je pense que c'est mon agent Jean Pierre Arquié et le conseiller musical Emmanuel Deletang qui m'ont recommandé. Il y avait déjà un compositeur sur le film, c'était quand même spécial comme situation. Les compositeurs qui ont plus de bouteille n'acceptent pas ce genre de condition.

Jacques Lenot, un musicien en quête de secret

Jacques Lenot est né en 1945 à Saint-Jean d'Angély, une charmante bourgade de la Charente-Maritime, à quelques encablures de Royan et son festival international d'art contemporain (1964-1977). Cette proximité a été une formidable opportunité pour cet angérien au tempérament d'artiste, qui, dans son adolescence, a peint et dit avoir écrit de la musique en secret depuis l'âge de huit ans... car c'est au Festival de Royan, en 1967, que tout a commencé.

 

 

 

Avec un catalogue qui compte aujourd'hui plus de 250 opus où tous les genres musicaux sont abordés, la trajectoire accomplie est impressionnante, celle d'un compositeur qui poursuit en solitaire un travail d'écriture aussi prolifique que radical, porté par un imaginaire foisonnant où les images, la littérature et la poésie nourrissent sa pensée du sonore.

Bon anniversaire, maestro Inbal !

Cet entretien a été réalisé le 1er mars dernier, à côté de la Maison de la radio où Eliahu Inbal répétait la Symphonie N°9 de Bruckner avec le Philharmonique de Radio France.

 

 

 

 

 

La IX ème Symphonie de Bruckner que vous allez diriger à la Philharmonie de Paris dans le cadre de votre 80ème anniversaire, vous l'avez enregistrée récemment avec un orchestre japonais. Ces orchestres sont très appréciés aujourd'hui, mais en France on les connait très mal. Qu'en pensez-vous ?

 

Ils ne font pas assez de tournées ! Le disque dont vous parlez est surtout distribué au Japon, et le marketing pour l'étranger n'a pas été fait. Cet orchestre, The Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra, avec lequel je travaille depuis 25 ans, j'ai pu le modeler, en faire quelque chose et aujourd'hui il est formidable ! Quelle discipline, quelle virtuosité, quelle musicalité, je suis toujours très satisfait quand je vais là-bas. Les orchestres dans l'Orient, je parle de Shanghai, Taipeh, Singapour, sont des orchestres très sérieux. Je ne savais pas lorsque je suis allé à Séoul - ils disent « Sol » comme do ré mi fa sol ! - que j'allais être étonné par la qualité musicale de leur orchestre. J'ai découvert ainsi de nombreux orchestres et je continue à en découvrir.

Thierry Westermeyer : Je suis un classique dissident!

Thierry Westermeyer a étudié le piano et l'accordéon au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon. A dix-sept ans, il fait partie d'un groupe "Le Voyage de Noz", qui joue une musique new wave, du rock électronique. Il vient de participer pour Arte à la série : « Trepalium » mis en scène par Vincent Lannoo.

 

 

C'est grâce à la télévision que vous avez pu composer de la musique à l'image ?

Depuis 2008, c'est la date de mon premier film « Skate or Die » de Miguel Courtois.

 

Elzbieta Sikora, une compositrice polonaise engagée

D'origine polonaise et installée en France depuis 1981, Elzbieta Sikora mène aujourd'hui sa carrière de compositrice dans l'un et l'autre pays. Son premier séjour en France remonte aux années 60. Un diplôme d'ingénieur du son en poche, elle décide de venir travailler dans les studios du GRM (Groupe de Recherche Musicale). La rencontre décisive avec Pierre Schaeffer, personnalité hors norme qui la fascine, scelle son attachement vital à la musique électroacoustique. Pour autant, revenue en Pologne, elle reprend ses études, dans le domaine de la composition instrumentale où elle estime avoir des lacunes. En 1981, elle obtient une bourse d'étude, pour la France toujours. Le séjour était de neuf mois... Les circonstances en décideront autrement. Le coup d'état du 13 décembre réinstaurant le régime totalitaire communiste en Pologne la dissuadera de revenir dans son pays. Elle n'y retournera que sept ans plus tard! Le triple album (« Secret Poems ») qui vient de sortir sous le label polonais Bôłt témoigne du début de carrière de la compositrice, années où elle fonde avec Krzysztof Knittel et Wojciech Michniewski le groupe KEW. La photo de couverture où Elzbieta, cheveux courts à la garçonne, est épaulée par ses deux confrères, en dit long sur la détermination de cette artiste hors norme qui n'a cessé de composer, à sa table comme dans les studios.

Jérôme Pernoo, l'homme protée du violoncelle

La belle quarantaine, Jérôme Pernoo est un violoncelliste comblé. Il a fait le tour du monde avec son instrument pour jouer le répertoire, donner des cours, des master classes, un peu partout, inciter des compositeurs à écrire pour lui. Il a initié des festivals, mais cela ne lui suffisait pas ! Il avait un projet encore plus fou dans ses rêves de jeune violoncelliste de 25 ans ! Il vient de le réaliser ! Et pour parler de musique autrement et de ce projet, il nous a reçu entre deux répétitions dans l'ancien conservatoire du XVIIème arrondissement de Paris, à deux pas de la salle Cortot ! L'enthousiasme et les rires étaient au rendez-vous 

Christophe La Pinta : « J'aime les mélanges électriques »

Dans son studio à Montmartre, assis sur un fauteuil de l'ancien et mythique Olympia, entouré des affiches de « La Chance de ma Vie », « Prêt à Tout » de Nicolas Cuche, « Sans Laisser de Trace » de Grégoire Vigneron… j'ai écouté Christophe La Pinta parler de ses rapports entre musique et image d'une manière très décontractée…moteur !

Helga Rabl-Stadler, Présidente  du Festival de Salzbourg

Madame Helga Rabl-Stadler est Présidente du Festival de Salzbourg depuis 1995. La carrière éclectique de cette salzbourgeoise la prédestinait-elle à occuper ce poste ? Sans doute, elle qui fut journaliste, femme politique, puis a fréquenté le monde économique jusqu'à devenir Présidente de la chambre de commerce de sa ville, et bien sûr le monde culturel. Quelle est la fonction du Président d'un festival de musique tel que celui de Salzbourg ? Assurer l'interface entre le secteur artistique – du ressort de l'Intendant - et les financeurs, institutionnels et sponsors. Mais bien plus que cela lorsqu'on connait l'engagement et l'enthousiasme de son actuelle détentrice. Elle a connu six directeurs artistiques et depuis le départ prématuré d'Alexander Pereira, assure également cette mission avec Sven-Eric Bechtolf. Mémoire du festival, pas un détail ne lui échappe. Sa position est essentielle quant à la pérennité d'une des plus grandes institutions musicales au monde, visitée par un public venu des quatre coins de la planète. Elle nous a reçu avec sa cordialité habituelle, et en français, dans son bureau du Grosses Festspielhaus, un matin de janvier : hors du stress de la période estivale, alors que la ville privée de ses hordes de touristes, connait un délicieux ralenti et écoute avec bonheur les effluves d'un autre festival, celui de la Semaine Mozart.

Jérôme Lemonnier, un pianiste pour l'image

C'est dans son studio du côté de la Bastille qu'il nous a reçu aimablement et a répondu à nos questions tout en avalant rapidement une salade car le temps lui était compté : dans quinze jours sa dernière composition doit être prête ! Un film pour Cannes ? Le livre jaune derrière lui est la partition de Pelléas et Mélisande, une source d'inspiration pour ses compositions, comme toute la musique de cette époque.

L'Académie de l'Opéra de Paris  Sa directrice en dévoile les grands axes

En ce précoce mois de juillet qui voit Paris battre tous ses records de canicule, c'est dans son bureau, en dépit d'un emploi du temps surchargé, que Myriam Mazouzi reçoit avec la plus parfaite cordialité l'auteur de ces lignes. Lequel, de surcroît, s'est trompé d'heure ! Mais la passion se moque heureusement de ces petits aléas de la vie, une passion qui transparaît dans chaque mot, chaque expression, chaque geste de la jeune directrice de l'Académie de l'Opéra Bastille, l'un des piliers de la nouvelle politique mise en œuvre par son directeur Stéphane Lissner. En quelques minutes, d'innombrables sujets sont ainsi abordés, qui vont de l'indifférence grandissante du monde politique à l'endroit de la sphère artistique jusqu'à la place de l'art dans la civilisation contemporaine, en passant par ce constat nuancé d'inquiétude, mais aussi d'un vigoureux optimisme, qu'à chaque recul de l'art, c'est la liberté qui subit une défaite.

LA VIE TRES PRIVEE DE M.SIM. Réalisateur : Michel Leclerc. Compositeur : Vincent Delerm. Téléchargeable sur Tôt ou Tard

Adaptation d'un roman de Jonathan Coe, avec un Bacri en pleine forme dans le rôle d'un type qui ne sait plus où il en est et qui tombe amoureux de la voix de son GPS ! Michel Leclerc met en scène une comédie dramatique avec comme compositeur de sa musique le chanteur-compositeur-vidéaste Vincent Delerm. La musique est sympathique, elle est téléchargeable sur le site de Tôt ou Tard qui produit ce compositeur depuis ses débuts et le film qu'il réalise en ce moment.

Pierre Adenot : mon truc c'est l'orchestre...

Pierre Adenot est un lyonnais de cinquante ans. Il a reçu une formation classique puis de jazz. Il s'est fait connaître comme arrangeur dans le monde de la variété avant de composer pour le cinéma. Il illustre les prestigieux films publicitaires de Cartier réalisés par Bruno Availlon. Avec beaucoup d'amabilité il a accepté que l'on se parle par téléphone…

The Amazing Keystone Septet à l'auditorium du Musée d'Orsay

The Amazing Keystone Septet à l'auditorium du Musée d'Orsay

 

Entre 7 et 18 musiciens, en fonction des projets, ces jeunes jazzmen ont des idées plein la tête. On doit au The Amazing Keystone Big Band Pierre et le Loup de Prokofiev revu et corrigé à la moulinette jazz avec la voix de Denis Podalydès, et ça dépote ! Dernièrement ils ont repris la pochade du Carnaval des Animaux de Saint-Saëns en version jazz et ils l'ont joué avec Édouard Baer devant six mille enfants dans un théâtre antique ! Le CD existe.

Hubert Charrier et " La Grande Évasion "

Hubert Charrier et " La Grande Évasion "

 

 

 

Hubert Charrier a 27 ans. Il est tombé dans la BO quand il était tout petit et depuis il y est resté, à tel point qu'il a abandonné son job et s'est lancé avec ses deniers dans une entreprise folle : faire une radio sur internet qui ne diffuse que de la musique de films ! Ce mois de janvier, cela fera un an qu'elle existe. Hubert s'est donné trois ans pour réussir ! Mais déjà sa radio a une programmation riche, passionnante et innovante.

Vous avez fait de nombreux concerts lecture dans votre carrière ?

En fait c'est arrivé progressivement. Il y a des moments où je trouve que la vie est un rêve. J'avais eu deux expériences importantes avec la musique, grâce à Guy Ramona, président du Festival de Musique de la Chaise-Dieu. Il était venu me voir il y a une trentaine d'année pour me demander de dire Pierre et le Loup  de Prokofiev, avec l'Orchestre Philharmonique de Moscou dirigé par Dmitri Kitaenko ; c'était trop sympathique. Les musiciens avaient sûrement connu le compositeur, j'étais très impressionnée. J'avais fait neuf ans de piano et entrer dans le monde de la musique de cette manière, c'était fabuleux. Ensuite je l'ai refait l'année d'après, toujours à la Chaise-Dieu.

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