Un festival de magie et d'espièglerie, telle pourrait être la devise de cette édition qui invite résolument à la fête. Une nouvelle production du Barbier de Séville, des reprises des Maîtres Chanteurs de Nuremberg et de La petite renarde rusée, et année Shakespeare oblige, une reprise du Songe d'une nuit d'été, enfin une présentation nouvelle (due à Laurent Pelly et dont on attend beaucoup) de Béatrice et Bénédict de Berlioz. Tout cela dans le cadre d'une autre magie, celle des jardins où on célèbre pas seulement le fameux pic nic, mais des compositions harmonieuses et rares : une sorte d'Arcadie anglaise qui fait dire à William Christie « Où ailleurs les amoureux d'opéra peuvent-ils revivre un tel mélange de jardins et de musique qui furent les marques distinctives de la plupart des opéras des 17 ème et 18 ème siècle? ».

 

 

 

 

Mais avant de parler opéra, il faut s'attarder sur une autre originalité. Car Glyndebourne, c'est aussi un foyer vivace d'éducation musicale. Cette année voyait le trentième anniversaire du Département Éducation. « Nous voulons attirer diverses catégories de personnes, de toutes origines, intéressées à créer, jouer et produire cette forme d'art merveilleuse » proclame Lucy Perry, chef du Education Department. La mise en place de celui-ci répondait aussi à un réel besoin d'identifier des « chanteurs qui malgré le fait de posséder des ressources vocales indéniables et un talent brut, ont manqué des études musicales ou une éducation dispensée par les moyens normaux de l'école ». Ce programme se décline de plusieurs manières. « Performances for Schools » a permis à 3815 enfants d'assister à une représentation durant le Festival Touring de 2015, qui se sont vus offrir la possibilité de connaître leur première expérience à l'opéra et surtout donner les outils de connaissance et de ressources pour apporter du sens à ce qu'ils ont connu. « Glyndebourne Youth Opera » dispense des workshops, c'est à dire des cours de technique vocale et des projets de représentation. 3000 amateurs y ont participé jusqu'à maintenant. La « Glyndebourne Academy », inaugurée en 2008, est un projet de développement de talents pour des jeunes chanteurs confrontés à des obstacles quant à l'adaptation au système habituel ou au suivi de l'enseignement d'un collège de musique, et désireux de s'investir dans une carrière professionnelle. Un schéma pilote créé en 2012 a été suivi d'une expérience en 2015 destinée à 80 participants répartis en groupes de 10 chanteurs de 18 à 26 ans.  Enfin, « Young Composer-in-Residence a permis de passer des commandes à quelques 32 compositeurs qui ont pu recevoir également des conseils de régisseurs comme Peter Sellars. Plusieurs projets ont été nominés dont Misper (1997) ou The Yellow Sofa (2010). le dernier, présenté cette année, Nothing est de David Bruce. Le Département Éducation travaille en lien avec RESEO (Experimental Network for Opera, Music & Danse Education). A noter encore le programme « Raise Your Voice », conçu pour des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et leurs aidants.

 

 

 

 

 

Une belle et cruelle histoire d'amour, de vie et de renouveau

 

 

 

Leoš JANÁČEK : La petite renarde rusée. Opéra en trois actes. Livret du compositeur d'après une histoire de Rudolf Těsnohlídek. Elena Tsallagova, Alzběta Poláčková, Christopher Purves, Alexander Vassiliev, Sarah Pring, Colin Judson, Alexandre Duhamel, Tate Nicol, Kitty Casey, Ruby Greis, May Abercrombie, Marta Fontanals-Simons, Eliza Safjan, Rhiannon Llewellyn, Hannah Sandison, Natalia Tanasii, Michael Wallace, Shuna Scott Sendall, Angharad Lyddon, Natalia Brzezinska. The Glyndebourne Chorus. London Philharmonic Orchestra, dir. Jakub Hrůša. Mise en scène : Melly Still.

 

 

 


La famille renards...©Richard Hubert Smith

 

 

 

Cette production de La petite renarde rusée de Janáček, initiée en 2012, est due à Melly Still qui avait déjà donné à Glyndebourne une Rusalka fastueuse. De « cet extrême concentré de vie, de conscience de la vie », qui voit une curieuse coexistence entre humains et monde animal, la régisseuse anglaise offre une vision onirique, poétique, ironique, éminemment théâtrale. La trame de l'opéra qui fut inspirée à Janáček par une bande dessinée parue dans un journal local, met en avant une histoire d'amour, certes peu conventionnelle, mais bien autre chose encore : la défense de la liberté dans ce qu'elle a d'irrépressible chez les animaux autant que pour les hommes, la vitalité féminine, le souci des rejetés de la société, tous thèmes au centre de la poétique du compositeur tchèque. Et aussi, et surtout peut-être, la force du cycle régénérateur de la nature : cette renarde que le forestier va capturer puis abattre, renaitra en une autre autre jeune renarde-fine-oreille... Et l'homme en sera sans doute étonné, peut-être convaincu désormais de l'inanité de son geste, gagné par une générosité qui lui fera renoncer la prochaine fois à un geste si cruel et maladroit. C'est la morale que montre la régie de Melly Still : un forestier en proie à une joie irradiante aux derniers moments de la pièce. Avant cela que de tours ! De joyeux (la scène des poules : autant de poupées Barbie, rose bonbon, qui sous le joug du maitre coq, se voient appelées à la rébellion par notre futée renarde. D'abord interdites, bêtes, elles s'enhardissent et clouent au pilori leur géniteur trop entreprenant et sûr de lui). De délicieux, telles les évolutions des insectes et autre petit monde agile de la forêt. Des plus tristes comme cette capture sans ménagement de la  renarde et plus tard sa mise en joug mortelle. Cette vie insatiable du monde de la nature, visualisée en Technicolor, trouve sa contrepartie dans un monde des humains d'une infinie tristesse, ici en noir et blanc ; joli trait! Ils sont d'une mélancolie désespérante, tel ce maitre d'école compassé, droit comme un bout de bois, ce curé un peu à la dérive et ce forestier qui ne sait trop quoi faire de sa vie. On est confronté aussi bien au réalisme qu'à l'imaginaire. Les animaux paraissent plus ''humains'' que vrais animaux du fait de leur taille. Les renards et renardeaux agitent une énorme queue rousse terminée par un point blanc : ils la tiennent à la main, car elle sert à de multiples usages, de séduction bien sûr, de menace aussi, la lutte pour survivre ou tout simplement être reconnus les contraignant à jouer des coudes. La régie, qui s'inscrit dans le décor unique de la forêt, avec un gigantesque arbre planté au milieu de la lande et d'une vaste incurvation en spirale, de haut en bas du plateau, autorisant des plans différentiés, déploie des trésors d'ingéniosité : outre les amusantes glissades de quelque grenouille ou les acrobaties des oiseaux et autres insectes, le plateau s'anime et se dépeuple en un clin d'œil ; ou se transforme en un tournemain en une cabane trop bien humaine où nos pauvres hères passent le temps à s'ennuyer. Belle solution de continuité, celle de la vie même. Tout passe du vrai à l'irréel, du réaliste au plus poétique. Les éclairages fantastiques de Paule Constable enrichissent ces tableautins d'une extraordinaire vie et les couleurs volontairement crues avouent leur exagération et leur ironie. La mise en scène possède cette vraie fluidité qui en fait comme une chorégraphie. Et lorsque la renarde prend les devants pour convoler - « Suis-je si belle », lance-t-elle à un renard interloqué, penaud, dans un monologue qui la voit s'avantager -, il ne sera pas long à s'échauffer ; et les noces seront célébrées par toute la forêt, au son d'une musique délicieusement enlaçante.

 

 

 


Elena Tsallagova & Alzbĕta Poláč

 

ková ©Richard Hubert Smith

 

 

 

Cette musique qui ne cache pas ses ascendances moraves, Janáček l'a portée du plus profond de lui-même par une orchestration on ne peut plus originale, pas si confortable, explorant les registres les plus inhabituels des instruments : la petite flûte piccolo égrillarde, des percussions souvent claires, les hautbois sollicités dans le registre le plus bas et les autres de la petite harmonie dans le haut du spectre. Le chef Jakub Hrůša, natif de Brno, connait cette musique depuis l'enfance et il dit s'être rendu dans ces forêts mêmes où Janáček a conçu son opéra. Une musique dont la force de communication est immédiate même pour l'auditeur le moins averti. Car ce mélange de sonorités âpres ou douces, aiguës ou rondes, séduisent vite. Sa direction le fait ressentir et le LPO répond avec enthousiasme quels que soient les pupitres concernés. En tête de distribution deux noms : la renarde d'Elena Tsallagova d'abord, fine prestation. Cette artiste qui s'est déjà produite à l'Opéra Bastille dans ce même rôle et dans celui de Mélisande, émeut par une agréable prestance et un soprano ductile et lumineux. On n'oubliera pas son joli monologue séducteur en diable ni sa force de conviction aussi bien pour semer la pagaille dans le poulailler que pour provoquer alentour bêtes et hommes. Christopher Purves ensuite, le Forestier, voix de baryton extrêmement bien projetée, qui fait de ce personnage à priori peu sympathique une figure intéressante, un homme comme les autres qui se rachète peut-être en fin de course, troquant une basique volonté destructrice pour quelque salutaire prise de conscience du mal causé à la nature. Les autres protagonistes ne sont pas en reste : le Prêtre, Alexander Vassiliev montre une sûre voix de basse tandis que Colin Judson est un maitre d'école aussi rêveur que beau ténor clair. Remarquable encore le français Alexandre Duhamel, Harašta, qui fait beaucoup de sa courte apparition au dernier acte et possède un timbre de baryton séduisant ; un Forestier en devenir. Si le renard d'Alzběta Poláčková reste un peu sur la réserve malgré un timbre de mezzo soprano agréable, les ''petits rôles'' sont bien tenus et on les sait nombreux. Comme le Chœur de Glyndebourne fait merveille, en particulier lors de l'aubade des noces qui clôt le II ème acte. Beau succès public.

 

 

 

 

 

Quand un événement rompt l'ordinaire de la confrérie des Maîtres Chanteurs...   

 

 

 

Richard WAGNER : Die Meistersinger von Nürnberg. Opéra en trois actes. Livret du compositeur. Gerald Finley, Michael Schade, Amanda Majeski, Hanna Hipp, David Portillo, Alastair Miles, Jochen Kupfer, Colin Judson, Andrew Slater, Darren Jeffery, Nicholas Folwell, Alastair Elliott, Daniel Norman, Adrian Thompson, Henry Waddington, Sion Goronwy, Patrick Guetti,. The Glyndebourne Chorus. London Philharmonic Orchestra, dir. Michael Güttler. Mise en scène : David Mc Vicar.

 

 

 


Gerald Finley en Hans Sachs ©Tristram Kenton

 

 

 

La voilà donc la reprise tant attendue de la production de ce Wagner façon Glyndebourne ! Un belle réussite, comme lors de la première édition en 2011. D'abord par un cast d'une parfaite homogénéité. En tête duquel Gerald Finley, un Hans Sachs dont l'assomption dans le rôle le place désormais auprès de ses grands aînés. Noblesse du chant nursé dans le pianissimo comme assuré dans les accès de force, avec une confondante maitrise et un naturel tout aussi stupéfiant. Le rôle est, on le sait, porteur des plus pures émotions. Il est chez cet artiste une sorte d'aboutissement logique d'un parcours sans faute, depuis ses premiers pas dans les Chœurs de… Glyndebourne. Qui comme il le dit avec amusement, fut le marchepied pour successivement se voir distribuer, d'abord au ''Festival on Tour'' d'automne puis au Festival lui-même, dans un petit rôle, un rôle plus important, un rôle majeur de Mozart et enfin le rôle titre d'un autre opéra de Mozart ! Toujours animé du même souci d'excellence. Cela paie au bout du compte et dans ce rôle le plus exigeant du répertoire wagnérien, cela se sent et se voit. Le monologue « Wahn, wahn » du début du III, d'une telle profondeur d'émotion, couronné par ces mots ppp « Johannis Nacht » puis piú forte « Johannis Tag », cela ne s'oubliera pas de sitôt. Mais on ne mesure pas une interprétation, fût-elle de classe, à ce seul moment, non plus qu'à celui de l'acte II (« Flieder Monolog »), également d'un impact à vous tirer les larmes ; elle doit se lire à travers une défense et illustration du personnage au fil d'un long cheminement depuis l'acte I, si détaillé, comme du II, si précis, ou encore durant les longs échanges du dernier. Du grand art. Un ténor mozartien qui a franchi le pas des Max (Der Freischütz), Florestan (Fidelio) pour maintenant aborder Walther : Michel Schade est plutôt un choix improbable sur le papier. Pourtant son interprétation est de classe, d'un chant pourvu des nuances inhabituelles dans la préparation du chant de concours à l'acte III et lors du délivré dudit chant. Si la projection n'est pas aussi puissante et aisée que chez des ténors labellisés « wagnériens », comme Klaus Florian Vogt et maintenant Jonas Kaufmnan, cela passe la rampe, d'autant plus facilement dans l'acoustique très présente de la salle de Glyndebourne. Malgré un physique désavantageux, le naturel de la prestation est indéniable.

 

 

 

Jochen Kupfer offre un Beckmesser d'une inhabituelle allure : grand, jeune, tout juste pédant, baryton à l'articulation très détachée. En grande forme, la basse Alastair Niles campe un bien  sympathique Pogner, pas vieillot. Le jeune David Portillo propose un David aussi futé dans ses postures que lumineux dans sa voix de ténor clair. Si la Magdalene de Anna Hipp déploie un séduisant mezzo, l'Eva d'Amanda Majeski, joli minois, féminine, pas ingénue, offre une voix un peu courte, mais passe sans encombre, en particulier dans le Quintette. La Confrérie des Maîtres, sans atteindre la starisation de la production berlinoise de Barenboim, aligne d'irréprochables prestations, avec une mention particulière au Fritz Kothner de Darren Jeffery et au Vogelgesang de Colin Jutson, la veille maître d'école dans le Janáček.  Des Glyndebourne Chorus on dira le meilleur : précision, force, implication. Le fameux «  Wach auf! » du III vous tire sur le bord du fauteuil. Peut-être manquant un peu de nuances au Ier acte, la direction de Michael Güttler, un familier du Théâtre Mariinsky, s'affirme à mesure que progresse la représentation pour atteindre le sommet au dernier : depuis un Prélude d'une profondeur de ton abyssale, nanti des traits de violoncelle et surtout des altos d'un LPO en superbe verve (traduisant sur le plateau le rêve-cauchemar de Sachs), et le monologue de celui-ci extrêmement pensé, procurant un magnifique écrin au chanteur, jusqu'aux duos et ensemble (le Quintette), sa direction acquiert une force dramatique certaine. La fête culmine dans une folle excitation à laquelle tout l'orchestre, sans parler des autres participants, communique sa joie de jouer et de nous éblouir.   

 

 

 


Gerald Finley & Michael Schade ©Tristram Kenton

 

 

 

La mise en scène de David Mc Vicar n'a pris une ride. Sa vision est d'un extrême ''classicisme'', dirait-on. Pas tant que cela cependant, car truffée de traits d'une pertinence et d'une acuité remarquables. « Une scrupuleuse attention pour le détail », remarque Gerald Finley. Le chalenge auquel se voit confrontée une communauté par rapport à un outsider, Walther von Stolzing, qui souhaite l'intégrer, même si poursuivant au premier chef un dessein autre, la conquête de la belle Eva. Dès le lever du rideau on comprend que le parti sera de rester au plus près des didascalies, déjà fort précises chez le poète Wagner. Les jeux de scène seront en parfaite harmonie avec celles-ci lors de la première scène et durant celle de l'installation de la salle de réunion de MM. les Maîtres. Et tout commence par des agapes car on a dressé aussi des tables avec nappe et victuailles. Les choses prennent un tour plus sérieux lors de la lecture des règles de la ''tabulature'' (beau groupement des Maitres autour de Kothner, alors que Walther semble se joindre à eux par simple curiosité). La première intervention de ce dernier, destinée à donner un exemple de ce qu'il sait faire, déchaîne interrogation et incompréhension. Pas celle de Sachs cependant, qui l'écoute avec attention, d'abord interloqué comme les autres, puis intéressé, voire captivé par tant d'audace et de fraicheur, au point de prendre des notes au vol. Deux camps se font vite face, lutte des anciens et des modernes, quoique les premiers tiennent la corde. Le jeune homme s'enhardit et tout finit dans une amusante pagaille où l'on en vient aux mains, chez les apprentis s'entend. Et Beckmesser dans tout cela ? Pas une caricature, loin de là : un bel homme en redingote noire, calamistré, infatué mais sans excès, donc crédible pour aspirer à la main d'Eva lui aussi, lui d'abord pense-t-il. De cette approche du personnage, Mc Vicar ne démord pas ensuite, en particulier durant la sérénade interrompue du II ème acte : l'échange aigre-doux avec Sachs se situe dans le registre de la raillerie, non dans celui de l'agression convenue, bien inutile, qui souvent tourne au grotesque. Nul trace ici de pareille dérive. Et lorsqu'au final, il échoue au vrai  concours, devant toute la ville réunie, il s'en tient piteux mais digne sur son siège un peu à l'écart, tendant l'oreille au chant souverain de ce jeune loup de Walther, puis approuvant la harangue de Sachs quant au fait pour ce dernier de devoir porter plus que la couronne du vainqueur, l'insigne de Maitre. Et puis ce trait d'une délicatesse inouïe : tandis que Sachs se dirige vers lui pour lui glisser en silence « faisons la paix », il se détourne fièrement. Le premier montre sa déception devant ce choix de non réconciliation, se désolant d'avoir été dur envers un brave homme. Ainsi se trace une relation autrement plus pertinente entre les deux tenants de la tradition et de la modernité que leur sempiternel affrontement. La figure de Sachs en acquiert encore, s'il en était besoin, une noblesse étonnante.

 

 

 


Scène du concours acte III ©Tristram Kenton

 

 

Ce sens de l'observation des hauts et bas de la nature humaine, au centre des préoccupations de Wagner dans son opéra, trouve dans cette mise en scène un écho réel : la recherche de créativité chez un homme, Hans Sachs, qui a connu un parcours personnel difficile et se réfugie dans l'Art au-delà des préoccupations quotidiennes. L'écrin décoratif parachève le prestige de ce spectacle, que procure un lien unique unissant les trois actes : ce beau plafond blanc en ogives qui relie aussi bien l'église du 1er acte que la rue du deuxième avec sa statue de JS Bach trônant au milieu d'une fontaine, ou encore la pièce atelier-bureau de Sachs au dernier, encombrée de tant de livres et partitions – et même d'un petit bronze de Wagner! - et enfin la fête sur fond stylisé de ville médiévale. C'est d'un grand esthétisme et fonctionne à la perfection sur ce plateau de dimensions bien plus modestes que celles des grandes maisons, grâce à des astuces de présentation, pour élargir par exemple l'horizon de ladite fête avec ses acrobates, jongleurs et cracheurs de feu. On ne saurait passer sous silence non plus l'élégance des costumes cultivant le style Biedermeier. Great !