LE FESTIVAL DE DRESDE

L'édition 2013 du Dresdner Musikfestspiele, centré sur le logo « Empire », réunissait encore formations et solistes prestigieux dans le domaine symphonique ou de la musique de chambre, que son dynamique directeur, le violoncelliste Jan Vogler, avait patiemment assemblés, comme chaque printemps. Et dans divers lieux, tous aussi emblématiques, tels la Frauenkirche ou le « Palais in Grossen Garten », jolie bâtisse nichée au sein d'un parterre à la française, et bien sûr, le Semperoper. Cet opéra imposant a été construit d'après les plans de l'architecte Gottfried Semper, auquel Richard Wagner avait, un temps, pensé pour son Festspielhaus à Bayreuth. L'édifice, le plus extrême de ceux qui fièrement bordent l'Elbe, en achève majestueusement la ligne. Un festival qui, avec un temps d'avance sur les grands rassemblements de l'été, et bien différent d'eux, n'en est pas moins symptomatique de la vitalité de la musique Outre Rhin.

Le festival de musique de DRESDE

Dresde est une cité culturelle comme il en est peu d'exemple en Europe.  Durement affectée par les atrocités de la guerre, reconstruite avec autant d'opiniâtreté que d'efficacité, la « Florence du nord » a retrouvé son lustre d'antan et offre une étonnante foison d'œuvres d'art.  À l'ombre de la gigantesque Frauenkirche, l'emblème de la ville, se dressent l'ensemble du Residenzschloss, le château, avec son trésor et ses cabinets de curiosités, et le grandiose ensemble du Zwinger, sorte de Versailles en pleine ville, qui renferme diverses collections prestigieuses, dont le musée de la porcelaine.  C'est que les grands de Saxe aimaient les belles choses, dont la matière de la porcelaine, fabriquée à tout juste une encablure, dans la petite cité riante de Meissen.