Autour du luth

XIIe Festival de musique de l’Institut du monde arabe, se déroulera du 8 au 18 juin 2011.  Autour du luth, « sultan des instruments de musique arabes », graviteront la guitare, le bouzouk ou les percussions traditionnelles.  Avec notamment Rabih Abou et Naseer Shamma [notre photo] qui animera une master class.  Renseignements : 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, Paris Ve.  Tél. : 01 40 51 38 14.  www.imarabe.org

« Concert d’Été » : un merveilleux petit festival

XIIe Festival de musique & de poésie de Palau del Vidre 

 

Du 24 juin au 3 juillet, le XIIe Festival de musique et de poésie de Palau del Vidre promet, cette année encore, des moments enchanteurs.  Son ambition est de faire découvrir la diversité des visages de la Méditerranée du Moyen Âge à nos jours, à travers musique, poésie et autres arts.  Pari régulièrement gagné, d’autant que la petite cité catalane, toute de charme et de sérénité, offre au festival un cocon accueillant au sein duquel le visiteur est d’emblée mis en condition pour des instants magiques.  Il faut connaître cette douceur de vivre, cette lumière particulière qui enveloppe la petite église de Palau et son parvis, cadre privilégié du festival.  Y goûter une fois suffit à y revenir, surtout que le programme des spectacles est particulièrement convaincant !

« D’un monde à l’autre »

tel est l’intitulé du Festival d’Île-de-France qui se déroulera du 4 septembre au 9 octobre 2011.  Musique classique & musiques du monde.  33 concerts / 29 lieux.  Renseignements : 51, rue Sainte-Anne, Paris IIe.  Tél. : 01 58 71 01 01.  www.festival-idf.fr

41e Festival Heinrich Schütz & Colloque (2008)

Pour son Festival, son Colloque, son Assemblée Générale, sa célébration du Centenaire de la naissance de Hugo Distler (1908-1942) - dont le destin tragique est bien connu -, la Société Internationale Heinrich Schütz a sélectionné la Ville de La Haye, centre actif de pratique chorale. Lors de l’ouverture, Cornelis van Zwol, Vice-Président de la Société, a souhaité la bienvenue aux participants, et le Prof. Dr. Walter Werbeck, Président, a introduit ces manifestations.Le Colloque a été inauguré par la communication du Prof. Dr. Stefan Hanheide sur « La composition dans les années particulièrement dangereuses », situant les deux musiciens Heinrich Schütz et Hugo Distler par rapport à l’histoire mouvementée de l’Allemagne. Pieter Dirksen, musicologue australien, spécialiste, entre autres, de J. P. Sweelinck, s’est tourné vers la musique spirituelle vocale de Nikolaus Adam Strunck. Rudolf Rasch, collaborateur de l’Institut de Musicologie d’Utrecht, a traité avec pertinence « La signification du Psautier genevois pour la musique hollandaise au XVIIe siècle ». Comme de juste, les théories compositionnelles de J. P. Sweelinck et H. Schütz au XVIIe siècle ont été abordées par Ulf Grapenthin, s’intéressant notamment aux organistes de Lubeck. La facture d’orgue selon l’esprit de Hugo Distler, annonçant de nouvelles exigences esthétiques, cultuelles et éthiques, a été présentée par Stephan A. Reinke, collaborateur scientifique d’un Centre de recherche liturgique de l’Église Évangélique d’Allemagne ; puis le Prof. Dr. Wolfgang Herbst a rappelé la naissance d’une légende autour de Hugo Distler.  Le sujet : « Diabolus in musica, textes non publiés d’Opéras et d’Oratorios de Hugo Distler » a été révélé par Winfried Lüdemann (Afrique du Sud). Par leur diversité et leur ouverture, ces communications ont été très enrichissantes.

Berlin-ci Berlin-là : les Festtage et l'Osterfestspiele

La période pascale est prétexte à deux festivals d'importance en Allemagne : les Festtage Berlin qui se déroulent dans la capitale allemande sous la houlette de Daniel Barenboim, et l'Osterfestspiele qui a élu domicile à Baden-Baden, désormais entre les mains de Simon Rattle. Deux des plus grands chefs actuels,  deux orchestres de renom : les Berliner Philharmoniker et la Staatskapelle Berlin. Tandis que le premier orchestre déserte son port d'attache pour la cité du Bade Wurtenberg, le second reste fidèle aux rives de la Spree. Un troisième orchestre y était même annoncé, les Wiener Philharmoniker! Les Festtage, ces journées de fête berlinoises, ont été fondées en 1996 par Daniel Barenboim qui voulait alors un espace de prestige pour donner Le Ring de Wagner. Ce fut fait pendant les premières années. Puis on l'enrichit des divers autres opéras du maitre de Bayreuth, jusqu'à en donner l'intégrale une année. Car rien ne résiste au boulimique chef ; comme encore cette intégrale des symphonies de Mahler interprétées avec Pierre Boulez, une autre année ! Puis, on a redonné les mêmes pièces dans d'autres mises en scène, le Parsifal de Dmitri Tcherniakov appartenant à cette ''nouvelle génération''  et on a ouvert la programmation à d'autres compositeurs, comme Gluck cette année. Ce le sera encore en 2017 avec Richard Strauss et une nouvelle production de La Femme sans ombre, dirigée par Zubin Metha, le collègue et ami, dans une mise  en scène de Claus Guth. Les concerts sont aussi d'envergure aux Festtage, le maestro assoluto se réservant aussi bien la direction d'orchestre que le rôle de pianiste pour accompagner ses bons amis, comme le celliste Yo Yo Ma.

Bertrand Chamayou à l'ombre des platanes de la ROQUE D'ANTHÉRON

René Martin, l'infatigable initiateur du Festival de la Roque d'Anthéron a choisi d'ouvrir la 36 ème édition par un concert de musique française. Avec Bertrand Chamayou en soliste et l'orchestre national de Lyon dirigé par Andris Poga. Debussy, Ravel, Fauré et Saint Saens : la palette des couleurs est irréprochable. La Petite Suite de Debussy nous met en bouche, quatre mouvements qui nous mènent successivement « en bateau », « en cortège » pour s'accomplir dans un menuet puis un ballet. Musique composée en 1889, soit six ans avant l'invention du cinéma, elle préfigure ce que seront les musiques de film trente ans plus tard. Des glissandos de cordes légers et des thèmes imagés qui s'enchaînent comme Les fêtes galantes de Verlaine qui les auraient inspirés.

Claudio Abbado, l'Orchestre du Festival et deux inachevées...

C'est presque un lieu commun de dire que les concerts dont Claudio Abbado, à la tête de l'Orchestre du festival, gratifie le public de Lucerne, sont des moments, plus que privilégiés, merveilleux. Il n'est que de comparer avec n'importe quel autre concert, fut-il du plus haut niveau, pour le vérifier. Ce que le maestro achève avec cette phalange d'élite tient tout simplement du prodige : un son clair, d'une absolue transparence, le nombre impressionnant de musiciens n'en affectant pas la limpidité, tant chacun fait figure de soliste et tous agissent, dans les cordes notamment, comme un seul instrument.

D'enrichissantes expériences à CLASSIQUE AU VERT

Comme chaque année le Festival Classique au Vert offre tous les week-ends du mois d'août de belles surprises ! Samedi 13, c'était le Trio SR9, trois jeunes percussionnistes auréolés de prix, - Alexandre Esperet, Nicolas Cousin, Paul Changarnier - qui ont eu le culot de monter un trio de marimbas ! Le problème est qu'il n'existe pas de réelles compositions pour ce genre de formation. Qu'à cela ne tienne, ils ont fait des transcriptions intelligentes du répertoire classique. Entouré d'une végétation luxuriante et ensoleillée, on a pu entendre ces timbres si exceptionnels de cet impressionnant instrument qui se monte et se démonte comme des legos. Face à leurs trois marimbas, ils ont interprété à leur manière un extrait de la Suite anglaise BWV 811, la Sonate en trio BWV 525 et l'Ouverture Française BWV 8113a de JS. Bach, trois Romances sans parole op. 67 de Mendelssohn, et Scherzo, Tango, Valse des Fleurs, Ragtime de Stravinsky. Le Trio SR9 a fait entendre des

ECLECTISME AU FESTIVAL DE MONTPELLIER

La 29ème édition du Festival de Radio France et Montpellier Languedoc-Roussillon peut s'enorgueillir d'un large succès. Avec 189 manifestations, dont 107 dans la seule ville de Montpellier, ce sont quelques 110.000 spectateurs, et des auditeurs par centaines de milliers, au fil des retransmissions, le plus souvent en direct, sur les ondes de Radio France, qui auront pu apprécier les nombreux et divers programmes proposés, adossés à deux thèmes : « Musique et Pouvoir », et « La Méditerranée ». La hausse de la fréquentation touche tous les secteurs, même celui des concerts – gratuits – de musique de chambre de 12H30, ce qui est plus  qu'encourageant.

Festival « Quatre x Quatre » ou l’avenir radieux du quatuor à cordes

Un magnifique festival de musique de chambre totalement dédié au quatuor à cordes organisé par l’Opéra de Rouen en collaboration avec Pro Quartet, dans le cadre somptueux de la Chapelle Corneille-Auditorium de Normandie. Quatre journées pour entendre et apprécier huit talentueux quatuors de la jeune génération (Quatuor Diotima, Cambini-Paris, Van Kuijk, Zaïde, Arod, Danel, Thomas Dunford au luth accompagné d’un quatuor vocal et Quatuor de l’Opéra de Rouen), plus d’une vingtaine d’œuvres (Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert, Brahms, Bruckner, Mendelssohn, Webern, Bartók, Debussy, Ravel, Gounod, Franck, Kurtag, Dowland et Weinberg) certaines bien connues, mais également nombre de belles découvertes dont la mise en miroir avec des standards du genre était riche d’enseignements. Ancienne chapelle jésuite de la contre Réforme, édifiée en 1615,  totalement réaménagée avec une scène centrale circulaire et une révision de l’acoustique, inaugurée en février 2016 pour servir de cadre à une programmation musicale ambitieuse, variée, consacrée à l’excellence, la Chapelle Corneille, située dans le vieux Rouen, offrait son cadre somptueux et adéquate à cette manifestation dont le lustre ne dépareillait pas au milieu des dorures baroques. A titre d’exemples, pour n’en citer que quelques uns, caractéristiques de cette diversité de programmation et de cette qualité musicale.

Festival de Création Musicale de radio France – 26éme édition : Oggi l'Italia !

Chaque année, en février, la Maison de la Radio vibre au son des musiques de notre temps. Dix huit ans après avoir célébré Luciano Berio et ses contemporains, le festival Présences a permis d'entendre, de découvrir, d'apprécier, les personnalités marquantes d'aujourd'hui d'une Italie multiple. En ouverture, Luca Francesconi, Fausto Romitelli – grand artiste trop tôt disparu – ont été interprétés magnifiquement par le Philharmonique sous la direction de  Mikko Franck.

FESTIVALS EN TOUTES SAISONS, ICI ET AILLEURS

La Folle Journée 2013 se vit à l'Heure exquise

 

Pour sa 19ème édition, La Folle Journée de Nantes (30 janvier-3 février) voit grand, très grand. Sur le thème de l'Heure exquise, on aspire à développer un vaste panorama de la musique française et espagnole, de 1850 à nos jours, de Bizet à Boulez ! L'accent sera plus particulièrement porté sur les années 1870 à 1940, une sorte d'âge d'or. En fait, plusieurs temps forts se partageront ces cinq jours de musique en continu. Selon la formule, bien établie, de courts concerts, qui a fait la renommée de l'institution, et qu'importe la chronologie !

FESTIVALS! : NOHANT, BEAUNE ET LES AUTRES...

A BEAUNE : La fine tragédie de Didon et Enée

 

Henry PURCELL: Dido and Eneas. Opéra en trois actes. Livret de Nahum Tate. Marc-Antoine CHARPENTIER : Actéon. Pastorale en musique ou opéra de chasse. Vivica Genaux, Yaïr Polishook, Daniela Skorka, Anat Edri, pauline sikirjji, Jean-François Novelli, Mark Milhofer, Etienne Bazola, Mathieu Montagne, Paul Crémazy. Les Talens Lyriques, dir. Christophe Rousset. Version de concert.Ouvrant sa saison dans la magnifique cour des Hospices, sous une nuit étoilée, le Festival de Beaune présentait Didon et Enée de Purcell. Christophe Rousset, un habitué des lieux, en était l'artisan, à la tête de ses Talens Lyriques. L'unique opéra de Purcell conserve une part de mystère quant à ses origines : créé pour un pensionnat de jeunes filles de Chelsea ou imaginé pour le pur divertissement du roi Charles II ? Les plus récentes études tendent à privilégier cette seconde explication. Autre élément intéressant : le rapprochement avec la musique française.

LE FESTIVAL DE VERBIER : EXCELLENCE ET PEDAGOGIE AU SOMMET

Dans les montagnes valaisannes, à quelques 1500 mètres, se niche un festival qui cultive décidément sa différence : le Verbier Festival se permet d'afficher les plus grands noms de la galaxie classique - de Yuja Wang à Gregory Sokolov, de Leonidas Kavakos à Gautier Capuçon, des Ebène à Michael Tilson Thomas, de Bryn Terfel à Nina Stemme, ...- et de réunir trois orchestres de jeunes. Pour conjuguer d'une part, l'excellence, et d'autre part, une expérience pédagogique unique. A moins que celle-ci ne conduise naturellement à celle-là. Il règne dans la station une atmosphère de travail, non pas fébrile, mais décontractée : la petite station au pied de sommets impressionnants et encore enneigés bruisse telle une ruche. Verbier, c'est d'abord une Academy. Dès le début, il y a 23 ans, l'idée a été de faire du festival un lieu d'échange entre grands maîtres et jeunes talents. D'où la création d'une académie pour violonistes, altistes, cellistes, pianistes mais aussi chambristes et

Le Festival Musique de Chambre à Giverny 2014 : Un très bon cru.

C’est peu de dire qu’il régnait une ambiance festive dans ce petit coin reculé du Vexin en ces derniers jours d’août, lieu béni des dieux où d’autres, en leur temps, ont déjà reconnu l’existence d’un micro climat favorable à la création artistique ! Il faut avouer que Michel Strauss, directeur artistique du festival, avait bien fait les choses mariant avec bonheur, et de façon toute naturelle, qualité, création, formation musicales et lutherie, pour un résultat digne d’éloges.

Le festival Toulouse Les Orgues

Le festival international Toulouse les Orgues, créé en 1996 par Michel Bouvard et Jan-Willem Jansen, en hommage à Xavier Darasse, a célébré son 20ème anniversaire du 5 au 16 octobre 2016. Depuis sa création, 780 concerts ont été organisés et plus de 200 000 spectateurs sont venus écouter de l’orgue ! La ville possède une trentaine d’orgues dont certains sont classés monuments historiques. Cette année le cross over s’est fait entendre, « L’orgue, qui fait dialoguer les cultures », comme le proclame le thème choisi pour cette édition. Partenaire des trente ans des Passions – le concert d’ouverture du TLO - nous avons pu assister à quelques concerts étonnants.

A l'Église Notre-dame de la Dalbade, Yves Rechsteiner à l’orgue, accompagné par Frédéric Maurin, à la guitare électrique, et Henri-Charles Cageta aux percussions, a organisé une soirée “Rock The Organ”, création de rock progressif pour orgue, percussions et guitare électrique. Cet impressionnant organiste a joué des adaptations d’œuvres de Frank Zappa, Pink Floyd, Emerson Lake et Palmer, Pat Metheney, King Crimson. Et une création de Gavin Bryars, présent au concert, compositeur de musique d’aujourd’hui dans la mouvance minimaliste que de nombreux quatuors apprécient. Dans l’esprit cross over un autre concert tout aussi étonnant, au Couvent des Jacobins, intitulé « les deux Andalousies », mélangeait musique et chant d’Orient et d’Occident.

Les MUSICALES DE NORMANDIE : Un festival pas comme les autres

Pour sa onzième édition, Les Musicales de Normandie affichaient crânement les différences qui en font un festival pas comme les autres… Une manifestation musicale qui a choisi délibérément l'excellence artistique, à la fois dans le choix des programmes comme dans celui des interprètes de renommée internationale, ainsi que la mise en valeur du patrimoine normand, souvent exceptionnel  comme les abbayes romanes de Jumièges ou Saint Georges de Boscherville, pour n'en citer quelques unes…..Des spécificités qui en perpétuent tout le charme et l'intérêt. Pas moins de 25 concerts dans des lieux patrimoniaux les plus remarquables de Normandie, une programmation extrêmement variée, étalée sur les mois de juillet et d'août, se développant autour de trois axes, la musique vocale, le répertoire romantique français et les musiques du monde, dans un constant souci de s'ouvrir au plus large public, en collaboration cette année avec les Promenades Musicales en Pays d'Auge, préludant ainsi dans le domaine musical à la naissance de la grande région Normandie.

Prélude à l'Opus 36 du Festival d'Auvers sur Oise

A Auvers-sur-Oise, terres d'artistes, Pascal Escande continue l'aventure - 36ème saison - du festival avec cette année, entre autres points forts, un hommage à Charles Gounod et son « Saint François d'Assise ». C'est au très moderne conservatoire Jean-Baptiste Lully de la ville de Puteaux que le festival a préludé par le récital de deux magnifiques musiciennes, dans tous les sens du terme, Anastasia Kobekina, violoncelliste et Anna Fedorova, pianiste. Le concert débutait par les Phantasiestücke pour violoncelle et piano op.73 de Schumann. Ces trois pièces de fantaisie pour clarinette et piano ont été écrites en 1849. Bien qu'elles aient été à l'origine conçues pour clarinette et piano, Schumann a proposé que la partie de clarinette puisse également être confiée à l'alto ou au violoncelle. C'est cette dernière version que l'on a entendue ce soir. Dans la première pièce, Anastasia Kobekina a su rendre la mélancolie qu''elle contient. Anna Fedorova, en accompagnement, était très à l'écoute de son amie. Dans la deuxième fantaisie c'est l'énergie qui était sous les doigts de ces interprètes et leur dialogue était parfait. Pour la troisième, la technicité hors pair de ces deux jeunes femmes a fait sonner l'exubérance, la frénésie de la passion qui doivent être exprimées dans le finale. Le concert, à peine débuté, Anastasia Kobekina et Anna Fedorova avaient déjà conquis le public ! Anthony Girard est un compositeur dont les modes d'expression lui importent peu. Ce qui l'inspire avant toute chose c'est la poésie. En partant d'un texte de Marc Aurèle il a écrit une très belle et courte œuvre : « L'Âme du Monde ». Mystère et paix intérieure c'est ce qu'ont réussi à faire passer les deux interprètes. Un climat de douceur de sérénité a enveloppé l'auditoire. Avec la « Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur, op.19 de Serguei Rachmaninov, c'est un tout autre climat qui régnait sur scène. Elle a été composée en 1901. Rachmaninov a peu écrit pour le domaine de la musique de chambre. Dès le début de la sonate, on est transporté dans un monde tragique : pendant que le violoncelle joue une mélodie intimiste, grave, le piano est tourmenté, puis vient un magnifique dialogue, moins tendu, entre les deux instruments suivi par un andante où l'on retrouve toute la douceur et la tristesse de Rachmaninov qui confine si souvent à la dépression. Le finale est jubilatoire. Pour interpréter une telle pièce il faut vélocité, technicité et émotivité. Que possèdent ces deux jeunes interprètes ! Cette œuvre a été filmée durant un concert précédent et un DVD en a été édité. Voilà deux superbes artistes à suivre passionnément !

 

Patricia Petitbon, Les sœurs Labèque, Gautier Capuçon, Jérôme Ducros, le Quatuor Van Kuijk, Philippe Jaroussky, Jean Rondeau…toute une pléiade d'artistes va se produire à Auvers-sur-Oise pendant un mois à partir du 12 juin. Il faut y aller !

 

Pour plus d'informations : www.festival-auvers.com

 

Quant Mitsuko Uchida se fait accompagnatrice de Liederabend

Artiste étoile de cette édition, Mitsuko Uchida était aux côtés de la cantatrice Dorothea Röschmann pour une soirée de lieder réunissant Schumann et Berg.  Mozartienne accomplie - on se souvient de sa vibrante incarnation de Donna Elvira à Salzbourg et ailleurs - la chanteuse ne délaisse pas pour autant le répertoire exigeant de la mélodie, comme ses illustres devancières, et la pianiste ajoute cet exercice délicat à sa couronne. Le Liederkreis op. 39 de Schumann est un hommage à Clara, composé en 1840, année faste chez lui, au moment où les choses vont se débloquer du côté du Papa Wieck quant à l'union de sa fille avec le musicien. Ces douze lieder sur des poèmes de Joseph von Eichendorff passent pour un sommet de l'art romantique.

Une Schubertiade au FESTIVAL DE LA VÉZÈRE

Un peu avant Brive, vous quittez l'autoroute, vous traversez Alassac, vous continuez la route sur quelques kilomètres, vous traversez un joli pont ancien qui enjambe la Vézère et vous arrivez au Saillant. Là dans les anciens communs de ce charmant château a été aménagée une salle de concert : c'est l'un des sanctuaires du Festival de la Vézère qui chaque été, irradie de musique cette Corrèze profonde. La salle est comble de spectateurs locaux et de vacanciers, venus écouter une Schubertiade en cette fin de mois d'août. Le lieu se prête bien à ce genre de réunion, telle que les voulait Schubert, on se sent plus entre amis qu'au spectacle. Et la musique que nous sommes venus entendre, celle de Schubert évidemment, a le pouvoir étonnant de faire planer sur l'auditoire comme une espèce de fraternité, un mystère qui ne se résoudra que dans le plaisir absolu d'avoir écouté quelques œuvres inoubliables.

VIe Festival « Musiques interdites ».

Le jeudi 7 juillet 2011, à 20h00 : Kindertotenlieder et Adagio de la Symphonie n°10 de Gustav Mahler, avec le baryton autrichien Mathias Hausmann.  Le vendredi 8 juillet 2011, à 20h00 : Paroles d’Exil-Glanzberg-Weill, in memoriam Norbert Glanzberg, avec la soprano autrichienne Ute GfrererChâteau Pastré  157, avenue de Montredon, 13008 Marseille.  Renseignements : 04 92 55 20 44.  www.musiques-interdites.eu