Musique de chambre de Brahms par les « Capuçon and friends

Musique de chambre de Brahms par les « Capuçon and friends » Même si la vaste salle Pleyel n'est pas, a priori, le lieu idéal pour la musique de chambre, du moins son acoustique très présente permet-elle de savourer des compositions qui, comme c'est le cas chez Brahms, réclament de l'espace.  Après Schumann l'an passé, Renaud Capuçon [notre photo] et ses amis donnaient, l'espace de trois concerts, un bouquet choisi des œuvres du maître allemand. Le programme du dernier de ceux-ci s'ouvrait sur le Quintette pour cordes op.111.  La formation - qui comprend deux altos, à la manière de Mozart - fait la part belle au premier d'entre eux, joué ici par le magnifique instrumentiste qu'est Antoine Tamestit.  Cette composition est

Une rareté ressuscitée : Armida de Vivaldi à Pleyel

Une rareté ressuscitée : Armida de Vivaldi à Pleyel L'histoire de la magicienne Armida qui doit son origine au poème épique La Jérusalem délivrée du Tasse, a inspiré nombre de compositeurs.  Dont Haendel, Haydn et Gluck.  Ceux-ci se sont essentiellement intéressés à la partie du récit relatant les amours tumultueuses d'Armida et du chevalier Renaud.  Antonio Vivaldi et son librettiste Giovanni Palazzi ont choisi de traiter d'autres péripéties.  Armida al campo d'Egitto narre l'épisode de la quête de soutien de la vengeresse/héroïne auprès du roi d'Égypte, dont les troupes sont cantonnées à Gaza en vue d'une prise à revers des chrétiens assiégeant Jérusalem.  On y voit les manigances de celle-ci auprès de ses fort nombreux adorateurs

Reprise de Wozzeck à l'Opéra Bastille

Reprise de Wozzeck à l'Opéra Bastille La vision qu'apporte de Wozzeck Christoph Marthaler, à Bastille, ne saurait être plus à l'opposé de la manière de mettre en scène l'opéra de Gounod.  Nicolas Joel, en sa qualité de directeur, serait-il tout autant ouvert à l'expérimentation que son décrié prédécesseur ? Tout ici est transposition radicale dans un univers d'exclusion où les personnages apparaissent dépassés, noyés qu'ils sont dans leur quotidien instable et pesant.  S'il est intéressant de jouer l'œuvre sans coupure - l'enchaînement des trois actes renforçant encore son potentiel dramatique - l'idée d'en circonscrire l'action dans un lieu unique paraît plus contestable.  Elle ne facilite pas la lisibilité. La vaste salle impersonnelle imaginée par

Mireille inaugure l'ère Joel à l'Opéra de Paris

Mireille inaugure l'ère Joel à l'Opéra de Paris C'était un souhait de son nouveau directeur d'introduire Mireille sur la scène de l'Opéra de Paris. C'est chose faite à Garnier, dans des conditions musicales exemplaires. L'œuvre de Gounod avait, en effet, été créée à l'Opéra-Comique où elle devait se maintenir au répertoire jusque dans les années 1970. L'action suit de près la pièce de Frédéric Mistral.  La musique introduit juste ce qu'il faut de couleur locale et est traversée de ravissantes mélodies, parfois touchantes dans leur naïveté, toujours attrayantes dans leur richesse.  Elle sera retouchée à plusieurs reprises par des mains pas toujours scrupuleuses. C'est la version préparée par Reynaldo Hahn et Henri Büsser, présentée en 1939, qu'a choisi

La série consacrée aux « Pollini Perspectives », version actualisée du Progetto Pollini, initié naguère à Salzbourg, présentait, le 7 mars, une combinaison inhabituelle, puisque rapprochant Stockhausen, Schönberg et Brahms.  Dans cet ordre.  Ce programme en forme de chronologie à l'envers est aussi audacieux qu'astucieux car il offre l'avantage de ne pas voir la salle se vider en cours de route ! L'accueil fait par le public à l'enfant terrible de la musique allemande qu'était Stockhausen dans les années 50, est plus que policé, intéressé.  Pourtant, rien de plus ésotérique que cette exploration de formes, de rythmes, de timbres. Les KlavierstückeVII, VIII et IX, pour piano, ne semblent aisées ni pour l'interprète ni pour l'auditeur.  Grappes de notes suspendues en

La La La, opéra en chansons

a La La, opéra en chansons.  Mise en scène : Benjamin Lazar.  Production : Les Cris de Paris/Le Théâtre de l’Incrédule.  Coproduction : Théâtre de Suresnes-Jean Vilar/La Clef des Chants/Région Nord-Pas-de-Calais/Théâtre musical de Besançon.

Véritable voyage en chansons créé par Benjamin Lazar & Geoffroy Jourdain.  Férus d’art baroque, d’opéra et de musiques a cappella, ils ont fusionné leurs passions en créant La La La, opéra en chansons.  34 chanteurs du chœur de chambre « Les Cris de Paris », les acteurs et danseurs de la compagnie « Le Théâtre de l’Incrédule »interprètent l’histoire d’une chanteuse à la recherche d’un de ses admirateurs à travers une folle aventure musicale.  Un répertoire étonnant, de Boris Vian à Michael Jackson ou autre Rita Mitsouko.  Spectacle saisissant, d’un nouveau genre, à ne pas manquer.   Le 10 février (20h30) au théâtre Le Colisée de Roubaix.  Le 4 juillet (20h30) à l’Opéra de Vichy.