DR Comment mieux conclure le cycle en parallèle avec l’exposition « La Nuit, le Cosmos », autrement qu'en invitant l'ensemble vocal qui se nomme « Cosmos ». En 2015, ces jeunes chanteurs et musiciens en résidence à l’Abbaye de Royaumont, dirigés par Lionel Meunier, Masato Suzuki et Stéphane Fuget ont décidé de fonder leur propre ensemble. La Fondation Royaumont a eu la bonne idée de les soutenir car ils ont tous énormément de talent et un potentiel extraordinaire. Quatre sopranos, deux altos, deux ténors, deux basses et une viole de gambe et un orgue ont survolé les siècles dans un programme qui explorait le mystère de la foi. De Purcell à Taverner, Whitacre, en passant par de Victoria, Brahms, Pearsall, Lobo, Duruflè, l’ensemble a été écouté dans une silence religieux.

La mise en place des voix était d’une grande précision. Les entendre passer d’un diapason à un autre avec autant de facilité était impressionnant ! Impressionnant aussi était ce motet sacré célébrant l’approche du soir, (de la mort ? ) « Abendlied op 69 n°3 », composé en 1873, par Joseph Reinbergerh (1839-1901). Ce compositeur, célèbre en son temps, était tombé dans l’oubli. Mais il y a aujourd’hui un regain d’intérêt pour ce professeur d’Engelbert Humperdinck et de Fürtwangler ! Un grand moment d’intense émotion fut le Stabat Mater à 10 voix de Domenico Scarlatti. Une œuvre des plus stupéfiante, interprétée « divinement »! L’Ensemble Cosmos a sans doute élevé l’âme…ou pas, mais a sans aucun doute placé la musique très haut.

Pour la prochaine saison et le programme de l’Auditorium :
http://www.musee-orsay.fr/fr/evenements/concerts.html