Götterdämmerung.  Musique de Richard Wagner (1813-1883).  Troisième journée en trois actes du festival scénique l’Anneau du Nibelung (1876).  Orchestre & Chœur de l’Opéra national de Paris, dir. Philippe Jordan.  Mise en scène : Günter Krämer. Torsten Kerl (Siegfried), Iain Paterson (Gunther), Peter Sidhom (Alberich), Hans-Peter König (Hagen), Katarina Dalayman (Brünnhilde), Christiane Libor (Gutrune), Sophie Koch (Waltraute). Un terne Crépuscule, une bien triste fin !  Que dire qui n’ait été déjà dit, concernant cette production du Ring, confié à la baguette de Philippe Jordan et à la vision de Günter Krämer pour la mise en scène, tant les craintes émises dès l’Or du Rhin n’ont fait que se confirmer lors des opéras ultérieurs (Walkyrie et Siegfried). Une

magnifique musique, superbement dirigée par Philippe Jordan, restriction faite d’une certaine froideur, rançon d’une lisibilité parfaite.  Une distribution vocale peu homogène, de laquelle on retiendra l’excellence de Hans-Peter König dans le rôle de Hagen et de Sophie Koch dans celui de Waltraute, une prestation honorable du reste de la distribution, avec une petite réserve concernant la Brünnhilde de Katarina Dalayman, obligée parfois de forcer sa voix, l’insuffisance notoire et déjà signalée de Torsten Kerl, campant un Siegfried benêt et sans voix, confirmant, s’il en était encore besoin, l’erreur de casting le concernant.  Une mise en scène calamiteuse, faite d’un bric-à-brac de clichés convenus, sans aucune ligne directrice dans l’interprétation de l’œuvre.  Oui, une bien triste fin pour cette Tétralogie qui méritait beaucoup mieux !  Espérons qu’à l’occasion, en 2013, du bicentenaire de la naissance du compositeur, Nicolas Joel nous gratifiera d’une tout autre prestation...