Un récital qu’il ne fallait pas manquer à Chambéry! Celui de l’intégrale Ravel de Bertrand Chamayou… Et le public ne s’y est pas trompé. C’est un théâtre Charles Dullin comble qui a accueilli, dans le cadre du Bel-Air clavier festival - qu’il dirige, Bertrand Chamayou et son intégrale Ravel. Enregistrée par ses soins l’an dernier, elle fut l’objet d’un concert mémorable en janvier au Théâtre des Champs-Elysées, un mois avant que l’artiste ne soit couronné par une Victoire de la musique. Que dire de son interprétation, à part qu’elle est brillante, précise, sure, intelligente ? Une intelligence qui transparaît même dans l’agencement successif des pièces du concert ! Tout en mettant en valeur les nombreuses facettes du compositeur « euskado-savoyard », l’interprétation de Bertrand permet au « geste » ravélien de s’affirmer dans toute sa splendeur. Quant à l’usage de la pédale, qu’il change avec un soin particulier, sans souvent poser le talon (sa taille modeste le permet), il reste un modèle pour tous ceux qui la conçoivent comme un moyen d’enrober le son en permanence par l’ajout d’harmoniques.

Julian vient-il d’un autre temps ? C’est la première impression qu’il donne lorsqu’on a la chance d’entendre ce très jeune pianiste et la surprise de le voir saluer son public comme un gentleman du XIXe siècle. Récompensé en octobre 2015 (à 16 ans) par un second prix au prestigieux Festival Long-Thibaud, ce jeune britannique semble tout droit sorti d’un monde perdu, un monde de bonnes manières et de contrôle, ce qui s’explique sans doute par le côté «self made man » de ce brillant interprète, qui n’a, dit-on, jamais fréquenté les conservatoires et les lycées ! Les œuvres qu’il avait choisi de nous interpréter (Chaconne de Bach/Busoni, 1re Valse-Caprice de Fauré, Gaspard de la nuit de Ravel, les  Douze Notations de Boulez et la très redoutée Sonate op. 111 de Beethoven) en disent long sur sa maturité. Je me demande tout de même ce qu’il jouera à 50 ans ! Son interprétation est très propre, très construite, mais j’avoue ne pas avoir été subjugué : peut-on à 17 ans

Paganini cassait paraît-il volontairement une à une les cordes de son violon pour montrer sa virtuosité. Nemanja Radulovic  s’est encore un peu rapproché de son modèle, vendredi 23 septembre,  en achevant un mouvement de concerto de Bach « sur trois cordes » ! Malgré ce contre-temps (et l’abnégation d’un violoniste qui lui prêta son instrument), le brillant violoniste nous a transmis par son jeu, comme chaque année, son énergie et son enthousiasme. Et si la justesse fut un peu moins au rendez-vous, la façon inimitable qu’il a de dialoguer avec un orchestre ne pouvait que s’exprimer au mieux dans ces « concerti grossi » partagés avec l’ensemble double sens qu’il créa en 2008.

Il a vraiment beaucoup de talent, ce tout jeune trio Zadig. Et s’il est vrai que le trio de Ravel, qu’ils ont magistralement interprété, était nettement plus en place que celui, très décevant, de Villa-Lobos (je parle ici de la composition, pas de l’interprétation !), la soirée a été crescendo. Après un Rachmaninov très éloquent, la pièce de Ravel s’est révélée – décidément la Savoie sait rendre hommage à son « petit-fils » cette année ! – dans toute sa complexité et sa valeur. Quant aux bis (Schubert et Haydn) ils n’ont fait que très brillamment confirmer le professionnalisme et la musicalité de cet ensemble dont on n’a pas fini de parler.

Il fallait bien une œuvre de dimensions respectables pour honorer l’artiste que le Festival des Nuits Romantiques avait choisi cette année : Villa-Lobos! Mais j’avoue que j’attendais autre chose que ce pensum que constitue sa première symphonie ! Le public qui pensait se dédommager par la Symphonie fantastique en a été pour ses frais. Ryan McAdams, qui dirigeait l'Orchestra Sinfonica Nazionale de la RAI de Turin avait commencé à l’endormir par une pavane pour une infante qui, en effet, était défunte. Tellement défunte que le tempo choisi rendait la pièce interminable. La symphonie fantastique, qui ne l’est vraiment que lorsqu’on l’alimente sans cesse d’une énergie communicative, avait beaucoup perdu de sa superbe. Quand on se souvient de la « pêche » qu’un Berstein pouvait insuffler à cette œuvre, on reste stupéfait de constater combien l’on peut dénaturer à ce point un chef-d’œuvre. Non pas que l’orchestre est mauvais. Loin de là (pas toujours très ensemble, c’est vrai). Mais Monsieur McAdams ne cesse de le ralentir par des gestes beaucoup trop grands, qui répriment involontairement tout élan

Daniel Barenboim et la Staatskapelle Berlin

Dans le cadre d'une intégrale des symphonies de Bruckner, couplée avec des concertos pour piano de Mozart, comme il aime le faire pour associer ses talents de chef et de soliste, Daniel Barenboim dirigeait la Sixième Symphonie, pour ce troisième concert parisien à la Philharmonie. L'empathie du chef pour ce compositeur est connue, qui en épouse les vastes territoires inspirés comme les rudes contrastes dynamiques. Et il est fascinant de comparer son approche à celle de Mariss Jansons qui avait inscrit la même œuvre à son programme un mois plus tôt à Salzbourg. Si le letton semble prendre son temps et se monter contemplatif, Barenboim place d'emblée sa vision sous un angle résolument dramatique. Le maestoso initial en est un parfait exemple : thèmes tracés nets, transitions plus resserrées, lyrisme asservi à une dramaturgie visant un impact sonore indéniable, au développement en particulier dont les tuttis sont assénés. La thématique complexe est éclairée par un geste ample et limpide, jamais sollicitant. L'adagio montre une sereine solennité grâce à un tempo mesuré mais pas trainant, tempérant ce que ce passage peut avoir de mélancolique, comme lors du

Le théâtre musical de Telemann au Festival Terpsichore

Pour l'un des concerts inauguraux de sa troisième édition, le Festival Terpsichore avait installé ses quartiers dans la salle Erard, rue du Mail à Paris. Un bijou de salle XIX ème nichée au fond de la vaste cour d'un immeuble du Sentier. Et affiché un programme Telemann : autour plus précisément du thème « Le théâtre musical de Telemann ». Le musicien allemand (1681-1767) a excellé dans la forme de l'Ouverture-suite. Un genre constitué d'une ouverture proprement dite et d'une succession de mouvements au dessein descriptif, souvent illustratif d'un propos qui se veut littéraire. Ainsi de L'Ouverture-Suite « Les Nations » - dont le titre exact est « des nations anciens et modernes » - composée vraisemblablement en 1721. Qui propose huit numéros : passé une ouverture grandiose, et un menuet en trois parties, se succèdent diverses séquences telles que « Les Turcs », figurant des hordes bruyantes, « Le Suisses », nettement plus amènes, « Les Moscovites », où l'on perçoit les trois notes du curieux balancement des cloches du Kremlin, et « Les Portugais », peu avares de gaité. Le deux derniers mouvements, joués enchaînés, « Les Boiteux » et « Les

 Une superbe ouverture de saison à l'Auditorium

Pour l'ouverture de la nouvelle saison au Grand auditorium de Radio France, l'Orchestre Philharmonique et son directeur musical Mikko Franck avaient choisi un magnifique programme associant le compositeur finlandais Einojuhani Rautaavara (1928-2016) disparu en juillet dernier, Max Bruch et Richard Strauss. La Messe pour enfants (1973), Lapsimessu, de Rautaavara est une des nombreuses œuvres composées pour voix d'enfants par le compositeur finlandais, elle juxtapose trois mouvements vocaux a capella sur des textes de la messe latine et trois méditations instrumentales dévolues aux cordes évoluant par amples vagues sonores, avant que les deux groupes ne se rejoignent pour donner à l'Halleluja final tout son potentiel d'évocation dans une sensation de culmination recueillie. Il est certain que le récent décès de Einohuhani Rautaavara donnait à cette pièce, conçue comme un hommage, une profondeur et une gravité d'interprétation exceptionnelles particulièrement évidente dans la sonorité

Cycle Mozart-Bruckner à la Philharmonie de Paris

Cycle Mozart-Bruckner à la Philharmonie de Paris : Daniel Barenboïm et la Staatskapelle de Berlin La célèbre phalange « prussienne » Staatskapelle Berlin, vieille de cinq siècles dont la naissance remonte à 1570, créée par le prince électeur de Brandebourg, était de passage à la Philharmonie de Paris dans le cadre d'une tournée européenne, sous la direction de son chef titulaire depuis 1992, le pianiste et chef d'orchestre éminemment reconnu dans le monde entier, Daniel Barenboïm. Une dualité artistique expliquant probablement l'association des deux compositeurs, Mozart et Bruckner, dans un même programme. Association relevant plutôt du mariage de la carpe et du lapin tant il s'agit là d'univers sonores bien différents, mais un retour à l'unité assuré par la personnalité même du chef israélo-argentin reconnu conjointement comme un pianiste remarquable, à qui l'on doit la première intégrale des concertos pour piano et orchestre de Mozart enregistrée avec l'English Chamber Orchestra, et un chef d'orchestre tout aussi remarquable, à qui l'on ne doit pas moins de trois intégrales au disque des symphonies de Bruckner, enregistrées avec les Berliner Philharmoniker, le Chicago Symphony Orchestra, et enfin la Staatskapelle de Berlin ; celle-là même avec laquelle il donne la présente intégrale en live.

Concert de gala au Théâtre des Champs-Elysées

Il existait au moins trois excellentes raisons d'assister à ce concert de gala clôturant la saison au Théâtre des Champs-Elysées, un concert très attendu expliquant l'affluence du public parisien avenue Montaigne. La première de ces raisons étant le passage à Paris de l'Orchestre Philharmonique de Vienne, d'ailleurs habitué du lieu puisqu'il s'y produit deux fois l'an depuis de nombreuses années, la deuxième, la présence sur scène de la star des ténors du moment, Jonas Kaufmann, et enfin la troisième, un superbe programme viennois associant Beethoven, Richard Strauss et Gustav Mahler, taillé sur mesure pour la prestigieuse phalange. A la baguette le chef britannique Jonathan Nott, ancien directeur de l'Orchestre de Bamberg, prochainement attendu à la tête de l'Orchestre de la Suisse Romande, remplaçant Daniele Gatti initialement prévu, mais indisponible du fait d'une blessure récidivante à l'épaule.

Chopin côté Jardin

Au festival Chopin de l'Orangerie de Bagatelle, François Dumont a donc joué Chopin. On sait que Chopin excella dans les pièces brèves, François Dumont a donc concocté un programme de pièces brèves. Pas d'intégrales ni de longs morceaux. Et c'est une gageure de jouer devant un public averti un répertoire entendu et réentendu mille fois. Le pianiste a d'abord précisé qu'il enchaînerait les œuvres sans interruption ni évidemment applaudissements qui viendraient rompre le cours de ce concert qu'il considère comme une longue invitation à la rêverie. François Dumont est français et on peut affirmer qu'il joue Chopin à la française, en privilégiant le côté raffiné et élégant de cette musique tout en préservant ses solides racines slaves. Dans ce récital, les Nocturnes ont une place de choix.

Coup de génie / coup de cœur

La huitième édition du Concours International de Piano de Lyon s'est déroulée du 2 au 5 juillet dernier. L'événement musical dépasse le simple cadre de la compétition. Svetlana Eganian, sa fondatrice, déborde d'enthousiasme. En quelques années, cette véritable fête du piano a pris une envergure comparable à celles des concours Reine Élisabeth de Belgique ou Frédéric Chopin de Varsovie.

Coup de génie

 

La capitale des Gaules est dotée d'un concours de piano à sa mesure ! Présidé par des personnalités musicales telles que Jacques Rouvier, Christian Ivaldi, Marie-Catherine Girod, Michel Dalberto, Alexandre Paley ou Dmitri Bashkirov, cette manifestation vise à : « Révéler des artistes et enrichir la société ». La double devise traduit une volonté de promouvoir de jeunes talents et de créer un carrefour musical, un lieu d'échange privilégié où artistes et public communient dans un même amour de l'Art.

Rencontres Proquartet en Préhistoire

Dans le cadre des 17 èmes Rencontres musicales Proquartet en Seine-et-Marne, l'un des concerts se donnait au Musée départemental de Préhistoire de Nemours. Lieu improbable, voire insolite, pour le récital du Quartetto Lyskamm. Car se produire dans cet endroit dédié à l'Histoire d'avant l'Histoire avait de quoi surprendre, puisqu'on jouait aux côtés d'une réplique de l'Homme de Cromagnon et d'un squelette impressionnant de quelque ancêtre, sur fond d'arbres généreux à défaut d'être antiques. Mais le concert fut nul doute un moment de bonheur. D'abord du fait d'une acoustique plus hospitalière qu'on l'imaginait. L'architecte Roland Simonet conçut dans les années fin 1970 un édifice tout en béton brut, qui  avec la patine du temps prit les couleurs des rochers nemouriens, et pensa un hall qui

Brahms au sommet à Saint-Denis

Affluence des grands jours à la Légion d'Honneur pour le concert de musique de chambre consacré à Brahms dans le cadre du festival 2016. C'est que se produisaient le violoniste Renaud Capuçon qui, comme peu aujourd'hui, peuvent assurer une salle pleine, mais aussi le non moins réputé Nicholas Angelich au piano, et last but not least, la chanteuse Karine Deshayes. Un trio à chérir. All Brahms programm donc pour ce concert vespéral sous l'œil de Napoléon. La Sonate pour violon et piano N° 2 en la majeur, op. 100, est composée en 1886, au bord du lac de Thun où le musicien coulait des jours heureux. Contrairement à la mélancolique Première sonate, l'atmosphère est ici celle d'un rêve poétique. Qu'aucune ombre ne vient troubler.

Oui, on aime Brahms...

Un concert de la sorte se mérite : l'intégrale des trois Quatuors pour piano et cordes de Brahms par Christian Tetzlaff, Tebea Zimmermann, Clemens Hagen et Leif Ove Andsnes. Mais avec de tels interprètes, il devient un bonheur. Et ce fut le cas tout au long de cette vaste soirée au Théâtre des Champs-Elysées, dense, passionnée, lumineuse, infiniment musicale. On joue souvent le Premier quatuor op. 25 en sol mineur. Une référence, doublée d'un souvenir personnel : l'interprétation dans les années 1980, donnée dans cette même salle, pour le dernier concert parisien du Quartteto Italiano, avec un jeune pianiste du nom de Maurizio Pollini ! Mais les deux autres se font plus rares, même au disque. Aussi les entendre d'affilée est

Le charme discret d'une grande dame du piano

Voilà enfin le concert parisien que nous appelions de nos vœux lors de la Folle  journée qui voyait l'exécution par Anne Queffélec de sonates de Scarlatti. Son programme à la salle Gaveau associait le compositeur italo-espagnol et Schubert. Un rapprochement à priori curieux. Pas tant, comme on le verra. Pour débuter, la pianiste joue Toccata, adagio et fugue en ut majeur BWV 564 de Bach, arrangé par Ferrucio Busoni. Le ton de la soirée est donné, d'une profonde réflexion. Elle enchaîne avec Scarlatti dont elle donne douze sonates. On sait ce musicien cher à son cœur et combien elle est en empathie avec son langage. Et tord le cou à quelque cliché associé à des pièces originellement écrites pour clavecin : loin

Quant un passionné nous découvre le Requiem de Donizetti

Leonardo García Alarcón n'en est pas à son coup d'essai. Après Michelangelo Falvetti et le Déluge universel et autre Nabucco, il déniche le Requiem de Donizetti ! Que celui-ci écrivit en 1835 à la mémoire de son rival et néanmoins ami Vincenzo Bellini. La pièce ne sera jouée qu'en 1870, à l'occasion du transfert des cendres de Donizetti lui-même. Elle sombrera dans l'oubli jusqu'à sa redécouverte en 1975. Mais sera peu jouée ensuite. D'où la chance offerte par le chef argentin de l'entendre dans le cadre du Festival de Saint-Denis. Elle se compose de 17 séquences, pour la plupart assez courtes, dont plusieurs non reprises dans les autres Requiem, tel celui de Verdi. Ainsi de l In memoria » (V), confié au chœur, du « Ludex ergo », aux ténor et basse (VIII), du « Rex tremendae

Un pianisme qui ne laisse pas de marbre

Pour son récital parisien à la Philharmonie de Paris, Yuja Wang n'a pas lésiné sur les moyens. Changement complet de programme : aux Chopin, Bach et autre Schoenberg annoncés sont substitués Brahms, Schumann et Beethoven. Amusante gimmick question tenue vestimentaire aussi, avec talons aiguilles et robes dernier cri, alternant le blanc à paillettes et après la pause, le noir quasi phosphorescent pour dégager une fort jolie jambe. Mais une fois au clavier quelle métamorphose ! La fluette chinoise au sourire un peu coincé se transforme en la plus avisée des interprètes. La semble-t-il timide jeune femme se mue en pianiste d'une étonnante autorité. Son programme le montre à l'envi. De Brahms d'abord les Ballades op. 10 Nos 1 et 2, deux premiers volets d'un ensemble de quatre pièces écrites en 1854, inspirées d'une ballade écossaise « Edward ». Brahms y montre son génie de la narration suggérée. La première, andante, dont

Le romantisme musical français en quatuor

La fondation  Bru - du nom des docteurs qui furent à l'origine des laboratoires UPSA - a été à l'initiative du Centre de Musique Romantique Française. Ce Centre a son siège à Venise au Palazzetto Bru Zane. Depuis 2013 il organise un festival à Paris qui permet de présenter au public chaque année un échantillon du patrimoine musical français du XIXème siècle. Deux scènes se partageaient cette fois l'aventure. Ainsi le Théâtre des Champs Elysées avait-il pu programmer un opéra de Spontini, Olympie [voir ci-dessus]; quant  à celui des Bouffes du Nord il offrait à entendre tout un florilège de musique de chambre alliant le connu - quatuor de Debussy, sonate de Alkan - au moins connu, voire l'inconnu - œuvres de Benjamin Godard, Marie Jaël, Rita Strohl... Les concerts qui se déroulaient dans cette salle bénéficiaient d'une acoustique tout à fait appropriée. Les organisateurs avaient fait appel à de remarquables musiciens comme Gary Hoffmann, Henri Demarquette, Pascal Amoyal ou le quatuor Mosaïques.

L'Orchestre National du Capitole de Toulouse à la Philharmonie de Paris

De retour du Musikverein de Vienne, dans le cadre de sa tournée européenne, l'ONCT était de passage à la Philharmonie de Paris conduit par son directeur musical, le chef ossète Tugan Sokhiev, pour un concert très attendu comprenant le Concerto  pour violoncelle et orchestre d'Antonin Dvorak avec Gautier Capuçon en soliste et la Symphonie fantastique de Berlioz. Programme grand public, déjà donné à Vienne, et notoriété des intervenants expliquant l'affluence des auditeurs dans la grande salle de la Philharmonie. Un concert finalement en demi teinte

Mikko Franck dans son jardin

Pour un des derniers concerts de la saison au grand Auditorium de la maison ronde, Mikko Franck retrouvait son orchestre et sa baguette dans un programme franco scandinave  particulièrement alléchant, répondant parfaitement au cahier des charges du « Philhar » associant musique française et musique dite « contemporaine ». Une affiche où il excelle, comportant des œuvres de Claude Debussy et de deux compositeurs finlandais, le maitre et l'élève, Einojuhani Rautavaara (*1928) et Magnus Lindberg (*1958) reconnus comme deux compositeurs majeurs du XXe siècle. Tous compositeurs dont le chef finlandais s'est fait le champion depuis son arrivée à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Radio France. Une très belle soirée où l'on regrettera le peu d'affluence du public.