Ian Bostridge et Julius Drake au Musée d'Orsay

Ian Bostridge & Julius Drake / DR On ne présente plus ce couple qui a interprété sur de nombreuses scènes internationales ce programme Schubert - Britten. Ce soir là, Ian Bostridge n’a pas paru dans ses meilleurs jours pour interpréter la première partie du « Winterreise » D 911 de Schubert. Bien sûr, il a bien chanté. Il connaît tellement bien cette œuvre, c’est un de ses chevaux de bataille. Peut-être qu'à force de la chanter, le cœur n’y est plus. Mais peut-être est-ce le thème de la soirée qui abordait des œuvres crépusculaires, hantées par la mort, l’abandon, la solitude, sur le temps qui passe, qui ont mis Ian Bostridge dans cet état ? Avec Britten, en deuxième partie, le chanteur a été parfait. Il aime chanter ce compositeur qui a passé sa vie à écrire des mélodies. Dès l’âge de quatorze ans il a commencé à composer. Cette passion il l’a gardé toute sa vie. « Winter Words », op. 52, de 1953, sont des mélodies à partir de poèmes de Thomas Hardy. C’est un vrai plaisir de les entendre, et par un grand ténor. Comme les Sechs Hölderlin-Fragmente op. 61, composés en 1958.