© Émilie Mille Centré sur la nuit, comme toute la série de concerts offert au Musée, en parallèle à l’exposition « La Nuit, le Cosmos » (une des plus visitées de toutes celles organisées par Orsay), l’équipe de l’Auditorium a invité ce jeune pianiste qui a organisé son récital en enchaînant des pièces très courtes de compositeurs s'étant penchés sur le mystère de la nuit comme lieu d’exploitation des sentiments intérieurs, et d’introspection. Federico Mompou et ses compositions minimalistes, à la limite du silence, était au cœur de ce récital. Disons-le tout net, une musique ennuyeuse face, à Ravel « Prélude pour piano op.65 » , Satie «  Gymnopédie n°1- Gnossienne n°5 », Chopin « Musica callada n°15 », Takemitsu « Pause ininterrompue n°3 », Debussy « Clair de Lune FL 82 n°3, Feux d’artifice FL 131, n°12 », Granados « Danza españolas : Oriental op. 37 ». Ce compositeur (1893-1987) devient très à la mode parmi les jeunes pianistes en mal de musiciens renouvelant le répertoire. Ce récital était intelligemment composé, bien présenté au public et superbement interprété.

Les états d’âmes de ces compositeurs étaient parfaitement révélés. Guillaume Coppola partage son temps entre musiques du répertoire et compositions d’aujourd’hui. Il se sent concerné par le partage humain dans des lieux où le silence musical est de mise, prisons, maisons de retraite, hôpitaux. Est-ce peut-êtrepour cela qu’en l’écoutant, on sent que son jeu a tant de profondeur et d’authenticité ?