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Catégorie : Concerts

> L'Histoire du Soldat est un mimodrame composé pour trois récitants (le Lecteur, le Soldat et le Diable) et sept instrumentistes. Elle précède la période néoclassique de Stravinsky. Le u compositeur est alors réfugié en Suisse du fait de la Révolution russe. Le chef d'orchestre Ernest Ansermet le présente à Charles-Ferdinand Ramuz. L’ambiance de l’œuvre comporte plusieurs tableaux et emprunte à la musique de cirque et au jazz. L'argument de la pièce reprend un vieux conte russe compilé par Alexandre Afanasiev. Un soldat pauvre vend son âme (représentée par le violon) au Diable contre un livre qui permet de prédire l'avenir.

Après avoir montré au Diable comment se servir du violon, il revient dans son village. Hélas, au lieu des trois jours promis, le séjour passé avec le Diable a duré trois longues années. Personne au village ne reconnaît le soldat : ni sa mère, ni sa fiancée, qui s'est mariée. Le soldat utilise alors son livre magique pour devenir fabuleusement riche. Incapable d'être heureux avec sa fortune, il joue aux cartes contre le Diable : son argent contre le violon. Le Diable gagne, mais enivré par ses gains il se laisse voler le violon. Le soldat guérit alors la Princesse malade promise par le Roi à qui la guérirait. Malheureusement, cherchant toujours plus de bonheur, le soldat et la Princesse quittent alors le royaume et désobéissent au Diable. Le soldat est emporté en enfer. L'œuvre se termine par le triomphe du démon dans une marche sarcastique.

La mise en espace, salle Cortot, de ce mélodrame ne nous a pas convaincu ! Avec une vidéo très amateur, pléonasmique, le travail de René Bosc n’était pas digne de la qualité des interprètes que nous avons déjà rencontrés dans le précédent spectacle enthousiasmant sur Poulenc et son Bal Masqué. Le déplacement des musiciens nuisait à l’écoute du texte fort mal interprété et souvent incompréhensible, due à la mauvaise qualité du son. On peut avoir des ratés, les expériences ne sont pas toujours concluantes, on ne peut pas réussir à tous les coups, le principal c’est d’entreprendre. C’est le travail que fait Jérôme Pernoo et son équipe.