Après avoir heureusement assisté à la représentation shakespearienne commentée ci-dessus, je me réjouissais d'en voir une autre tant cette pièce recèle de possibilités symboliques et narratives. Hélas, ma déception est certes à la hauteur de mon irritation. Un certain tourisme peu soucieux de profondeur semble inciter la nouvelle direction du Globe incarnée par Emma Rice à sacrifier à la vulgarité la plus déplaisante qui puisse être. J'avoue que je n'ai pas été capable d'assister à la totalité de la séance tant je me sentais indisposé par une telle approche dont l'explication du programme

apparaissait pourtant comme très intéressante. En effet, Puck n'était plus le gentil petit lutin mais la véritable incarnation du mal. Il ne suffit pas de le comprendre intellectuellement encore faut-il mettre en accord pensée et actes. L'interprétation stupide et exaltée de la plupart des acteurs était en parfait accord avec la production. La musique indianisante de Stu Barker a lourdement souligné cette ambiance disco destructrice de la féerie au sens étymologique du terme, du mystère et de la véritable émotion, de celle qui, en somme, nous aide à vivre.