Il est inutile de préciser le sérieux, l’exhaustivité et l’intérêt de cette publication, faite avec le concours du Ministère de la Culture et de la Communication, du CNRS, de l’Institut de recherche en Musicologie, de la Fondation Francis et Mica Salabert et de Musica Gallica. L’ensemble est publié en français et en anglais pour les commentaires. Pour être scientifique, cette édition n’en est pas moins une édition de travail : la partition est parfaitement claire et utilisable telle quelle. On ne peut que se réjouir du remarquable travail effectué par Sylvie Bouissou sur l’ensemble des œuvres de Rameau, compositeur français dont on ne mesure pas encore assez l’importance. On ne peut que louer la réduction piano-chant de François Saint-Yves, remarquablement pianistique.
D.B.

Il est inutile de préciser le sérieux, l’exhaustivité et l’intérêt de cette publication, faite avec le concours du Ministère de la Culture et de la Communication, du CNRS, de l’Institut de recherche en Musicologie, de la Fondation Francis et Mica Salabert et de Musica Gallica. L’ensemble est publié en français et en anglais pour les commentaires. Pour être scientifique, cette édition n’en est pas moins une édition de travail : la partition est parfaitement claire et utilisable telle quelle. On ne peut que se réjouir du remarquable travail effectué par Sylvie Bouissou sur l’ensemble des œuvres de Rameau, compositeur français dont on ne mesure pas encore assez l’importance. On ne peut que louer la réduction piano-chant de François Saint-Yves, remarquablement pianistique.
D.B.

La Dame de Pique

Armide de Lully : entre ancien et moderne

 

Jean-Baptiste LULLY : Armide. Tragédie en musique en un prologue et cinq actes. Livret de Philippe Quinault. Marie-Adeline Henry, Julian Prégardien, Judith van Wanroij, Marie-Claude Chappuis, Andrew Shroeder, Marc Mauillon, Patrick Kabongo, Fernando Guimaraes, Julien Véronèse, Hasnaa Cennani. Chœur de l'Opéra de Lorraine. Les Talens Lyriques, dir. Christophe Rousset. Mise en scène : David Hermann. Opéra de Nancy.

 

Créé en 1786, Armide marque l'ultime collaboration de Jean-Baptiste Lully avec Philippe Quinault. Elle avait été amorcée treize ans plus tôt, en 1773, avec Cadmus et Hermione. Cette dernière tragédie est sans doute leur chef d'œuvre. Car le genre de la tragédie lyrique y est porté à son plus haut degré de perfection. Si l'œuvre tombe dans l'oubli et le demeure au siècle suivant, sans doute éclipsée par l'Armida de Gluck (1777), au demeurant sur le même livret, on doit sa redécouverte, dans les années 1990/2000, à Philippe Herreweghe et à William Christie.

Les Troyens

 

Valery Gergiev s'immerge dans l'épique des Troyens

 

 

 

Hector BERLIOZ : Les Troyens. Grand opéra en cinq actes. Livret du compositeur d'après l'Enéide de Virgile et la comédie The most Excellent Histoire of the Merchant of Venice de William Shakespeare. Victor Lutciuk, Alexei Markov, Oleg Sychkov, Yuri Vorobiev, Dmitry Voropaev, Lyudmilla Dodina, Mlada Khudoley, Ekterina Semenchuk, Yekaterina Krapivina, Alexander Trofimov, Vladimir Feliauer, Elena Vitman, Alexander Gerasimov, Mikhail Makarov, Vitaly Yankovsky. Mariinsky Choir. Mariinsky Orcherstra, dir. Valery Gergiev. Exécution concertante au Festspielhaus de Baden-Baden.

 

 

 

 

C'est devant une salle plus que clairsemée que devait se dérouler l'autre événement du Festival d'été, l'exécution intégrale des Troyens. La tradition berliozienne de Baden-Baden n'est plus à vanter. C'est pour l'inauguration de son nouveau théâtre qu'en 1862, fut créé Béatrice et Bénédict.

Un événement majeur : la création française de Au Monde     Philippe BOESMANS : Au Monde. Opéra en 20 scènes sur un livret de Joël Pommerat, d'après sa pièce éponyme. Frode Olsen, Werner Van Mechelen, Philipe Sly, Charlotte Hellekant, Patricia Petibon, Fflur Wyn, Yann Beuron, Ruth Olaizola. Orchestre Philharmonique de Radio France, dir. Patrick Davin. Mise en scène : Joël Pommerat. Opéra Comique.

Il est rare de trouver à l'opéra un totale adéquation entre un auteur dramatique et un compositeur lyrique. Ce fut le cas de Debussy et de Maeterlinck pour Pelléas et Mélisande, de Richard Strauss et d'Orscar Wilde dans le cas de Salomé, ou plus près de nous de Martin Crimps et de George Benjamin pour Written on Skin. Pour son nouvel opéra, Philippe Boesmans (*1936) a choisi non pas une référence littéraire du passé, comme Shakespeare (Wintermärchen/Contes d'hiver), Witold Grombowicz (Yvonne Princesse de Bourgogne) ou August Strindberg (Julie) mais un auteur contemporain,

Juan et le Talisman brisé

OPERA – COMEDIE MUSICALE

 

 

 

Bernard COL (musique), Bernard COL et Cécile PRUNET (scénario et livret) : Juan et le Talisman brisé.  Opéra pour chœur d'adolescents et voix solistes. Delatour : DLT2505.

Présentée comme assez facile, cette œuvre devrait connaître un grand succès car si on a maintenant un répertoire assez important pour les chœurs d'enfants, peu de choses ont été écrites pour chœur d'adolescent.On pourra trouver tous les détails concernant cette œuvre sur le site de l'éditeur. Disons simplement que l'histoire est une sorte de tragi-comédie dont le dénouement n'est pas sans rappeler celui du Cid de Corneille ("Dieu !" soupire à part soi la plaintive Chimène, qu'il est joli garçon l'assassin de Papa !"). L'œuvre a donc tout pour séduire. L'écriture en est à la fois moderne et… pédagogique. On sent que l'auteur est un homme de terrain !

Rusalka déconstruite

Anton Dvořák : Rusalka. Conte Lyrique en trois actes. Livret de Jaroslav Kvapil. Camilla Nylund, Dmytro Popov, Károly Szemerédy, Janina Baechle, Annalena Persson, Michaela Kusteková, Veronika Holbová, Yete Queiroz, Roman Hoza, Brian Bruce, Yannick Berne. Orchestre, Chœurs et Studio de l'Opéra de Lyon, dir. : Konstantin Chudosky. Mise en scène : Stefan Herheim.

 

 

 

Le Conte Lyrique Rusalka (1901) que Dvořák compose sur le livet de Jaroslav Kvapil, s'inspire du mythe de l'Ondine, sujet traité par bien des auteurs comme La Motte Fouqué (« Undine », 1811) ou Andersen (« La petite sirène », 1837).

… Les mêmes sous d'autres cieux grenoblois

Souhaitons au tout nouvel orchestre créé par Julien Chauvin une vie dont la durée dépasse celle de son modèle, Le Concert de la Loge Olympique ! La formation que le violoniste a choisie comme référence, et dont il a repris le nom, n'a en effet donné que trois années et demi de concert à Paris: de 1786 à 1789… et la république sait pourquoi ! Eu égard à la prestation que les musiciens nous ont offert le 13 janvier dernier, à la MC2 de Grenoble, la nouvelle formation mérite en tout cas d'avoir une longue et brillante carrière.

Gaspard Dehaene joue Bach et Schumann au Musée d'Orsay

Voilà un programme original : ne jouer que des Fantaisies, en partant de Bach (Fantaisie Chromatique et Fugue BWV 903) pour arriver à Schumann (Fantaisie pour piano en Do majeur, op. 17), en passant par Mozart (Fantaisie en Ré mineur K 397) et Haydn (Fantaisie pour Clavier en Do majeur Hob XVII 4). Mise à part la Fantaisie de Haydn et celle de Mozart, le jeune Gaspard Dehaene, pour son premier concert à l'auditorium du Musée d'Orsay, s'attaque à deux œuvres complexes que sont la Fantaisie BWV 903 de Bach et celle op.17 de Schumann. Né en 1987, Gaspard Dehaene obtient son

Rameau, maître à danser

Jean-Philippe RAMEAU : Daphnis et Églé. Pastorale héroïque en un acte sur un livret de Charles Collé. La Naissance d'Osiris. Acte de ballet sur un livret de Louis de Cahusac. Élodie Fonnard, Magalie Léger, Reinoud Van Mechelen, Sean Clayton, Arnaud Richard, Pierre Bessière. Chœur et Orchestre des Arts Florissants, dir. William Christie. Mise en scène : Sophie Daneman.

Rafraîchissante soirée que celle à laquelle nous conviait William Christie, dans le cadre d'une tournée célébrant Rameau, qui après Caen et Dijon, en passant par Luxembourg et même Moscou, se concluait à la Cité de la musique. Prétexte à l'exhumation de deux pièces tardives, empruntées au genre de l'acte de ballet. Au faîte de la gloire, mais affecté par les rivalités artistiques et politiques,