Simon LE DUC : Symphonie en mi bémol Majeur. Symétrie : ISMN 979-0-2318-0332-7.

Ce compositeur à la vie particulièrement brève (né en 1742, il meurt en 1777) a été l’un des meilleurs symphonistes de son époque. L’oeuvre publiée ici fut jouée pour la première fois au Concert des amateurs en 1777, l’année de sa mort. Ecrite pour orchestre à cordes, flûtes et cors en mi bémol, l’oeuvre comporte trois mouvements : Maestoso, allegro vivace – Adagio sostenuto – Rondo moderato. Elle est remarquable par son expressivité : les contrastes dynamiques et rythmiques foisonnent, les recherches de style et de couleur préfigurent les grandes symphonies romantiques. On appréciera en particulier l’adagio sostenuto, particulièrement poignant ainsi que le rondo d’écriture très française. On pourra lire sur le site de l’éditeur l’excellente présentation de Camille Subiger. On pourra également y écouter des extraits musicaux du disque Arion consacré aux Symphonies de Le Duc, mais on peut écouter également l’ouvre intégralement sur YouTube https://www.youtube.com/watch?v=C7_Lz3tCPpg.

Régis CARROUGE : Triptyque pour quintette de cuivres. Niveau Moyen. Delatour : DLT2238.

Ecrit pour deux trompettes, cor en fa, trombone et tuba, ce quintette comporte trois mouvements. Le premier, Energico, posède une structure rythmique très affirmée. Beaucoup de passages sont en homorythmie. Le deuxième mouvement, Adagio, est à la fois lyrique et chromatique. Quant au troisième mouvement, sans indication de caractère mais à 120 à la noire, il nous fait vivre sur un 7/8 un rythme haletant sans interruption jusqu’à la fin, à part une mesure à 3/4 qui ne rompt pas le flux. L’écriture est, si nous osons dire, classiquement contemporaine. L’œuvre est variée, attachante mais demande des interprètes exercés capables d’en faire entendre toute l’expressivité.

Frédéric et Jean-Sébastien BORSARELLO : Bestiaire contemporain en 12 petits tableaux pour violoncelle et percussions. 3ème cycle. Sempre più : SP0237.

Que voici une bien agréable manière d’initier des élèves déjà expérimentés aux techniques contemporaines… Ces douze petits tableaux aux titres évocateurs et parfois provocateurs sont bien amusants, mais mettront à l’épreuve les qualités rythmiques et mélodiques des deux interprètes. Ils demandent aussi une parfaite complicité dans l’exécution. S’il fait parfois référence à des bestiaires plus classiques (de Rameau à Saint-Saëns), il est par ailleurs très original et demande une recherche de timbres et d’effets qui sera tout à fait profitable. Ce devrait être aussi amusant pour les interprètes que pour leurs auditeurs.

Alceste.  Version de Paris – 1776.

Urtext. Bärenreiter : BA 5848-90.

Une première version de cet opéra fut écrite par Gluck en 1767 et créée à Vienne. La version de Paris a été profondément remaniée, transformée. Dans le nouveau livret, réécrit en français par Le Blanc du Roullet, des personnages sont supprimés, d'autres apparaissent, notamment Hercule dont le rôle est important. On peut dire que Gluck compose pour la circonstance un nouvel opéra. C'est donc cette version de Paris qui nous est proposée dans son intégralité avec une préface fort intéressante de Yuliya Shein.

 Requiem.  Missa pro defunctis  en do mineur.

Urtext. Edité par Hans Schellevis. Bärenreiter : BA 8961.

On appréciera la copieuse préface présentant le soubassement historique, et la méthode d'édition, ainsi que le commentaire critique. Ce Requiem  de 1817 a été admiré par l'ensemble des compositeurs du XIX° siècle et leur a servi de modèle. Cette nouvelle édition tiens compte non seulement de l'autographe mais de la première édition ainsi que de corrections postérieures. On en trouvera tous les détails dans le présent volume qui présente par ailleurs toute les qualités de clarté et de lisibilité habituelles à cet éditeur.

 

Jeux  pour orchestre de cordes et percussions.

Guy LECLERC : Jeux  pour orchestre de cordes et percussions. Moyen. Conducteur. Delatour : DLT2360. Matériel : DLT2360E (E-score en PDF).

Cette commande du Conservatoire de Dijon et d'Hélène Bouchez, professeur au CNSM de Lyon est destinée à exploiter le contraste et les résonnances entre jeux d'attaque des cordes et rythmique des percussions.

4 pièces  pour flûte et synthétiseur.

Jean-Marc MORIN : 4 pièces  pour flûte et synthétiseur. Difficile. Delatour : DLT2293.

Ces quatre pièces forment un ensemble mais peuvent être aussi exécutées séparément. Il s'agit d'une musique atonale employant toutes les techniques contemporaines de la flûte et traitant le synthétiseur comme un instrument à part entière avec une partition très écrite. L'auteur nous rappelle que nous sommes dans le domaine du « son-relief » et que la sonorisation de l'auditorium fait partie de l'œuvre. C'est donc à découvrir.

Archet-Type  pour quatuor à cordes.

Jean-François PAULÉAT : Archet-Type  pour quatuor à cordes. Moyen. Delatour : DLT2248.

Composé de cinq mouvements (Danse, Romance, Petite valse, Marche et Mélodie populaire), Archet-Type a été écrit en 2004 pour une formation « quatuor à cordes ». Chaque mouvement est bien caractérisé. L'ensemble est plein de charme et ne devrait pas effrayer les auditeurs, ce qui est un vrai compliment. Souhaitons beaucoup de succès à cette œuvre abordable par des quatuors chevronnés certes, mais pas forcément virtuoses.

Concrétions  pour piano et synthétiseur non obligatoire.

ean-Marc MORIN : Concrétions  pour piano et synthétiseur non obligatoire. Delatour : DLT2294.

Le synthétiseur est « non obligatoire » mais hautement souhaitable, encore que son absence permette une autre approche de la pièce qui demandera de toute façon à être sonorisée pour renforcer l'atmosphère et donner la sensation des trois dimensions souhaitées par l'auteur. Il s'agit d'une œuvre difficile et très exigeante.

Ricercare  pour saxophone soprano et orgue.

Sylvie REYNAERT : Pluie magique.  Ensemble de percussion, piano et contrebasse. Assez facile. Dhalmann : FD0465.

Cette pièce est un peu à géométrie variable puisque l'auteur précise que la partie de piano est optionnelle, que la contrebasse peut être remplacée ou doublée par un marimba, et que les parties de clavier peuvent être doublées à volonté… Le tout est fort agréable et ne présente pas vraiment de difficulté : cette pièce devrait rencontrer un accueil très favorable.