Nicolas PROST, Adolphe Sax Album, vol. 3, Solos caractéristiques pour saxophone sélectionnés par Nicolas Prost, Lemoine, 29510 HL

Faisant suite au volume dont nous avons rendu compte en 2015, voici ce volume 3, de niveau moyen à supérieur. La richesse de ce volume consiste essentiellement dans le choix éclectique opéré par Nicolas Prost. En effet, de Fauré à aujourd’hui, Nicolas Prost nous propose un choix à la fois divers et original d’œuvres méconnues et pourtant passionnantes, balayant tous les styles de musique pour saxophone. Il s’en explique dans une très intéressante et copieuse préface dans laquelle il justifie ses choix et présente œuvres et compositeurs contenus dans cet album. Citons-le pour terminer : « Adolphe Sax Album volume 3 est un formidable document musicologique pour tous les amateurs de saxophone afin de découvrir une écriture idiomatique par les grands compositeurs qui ont contribué à l’histoire de l’instrument ». On ne saurait mieux dire…
Daniel BLACKSTONE

Nicolas PROST : Ouverture Urbaine pour ensemble de saxophone A(S)AATB et grosse caisse. Delatour : DLT2724.

Si nous recensons cette pièce dans la rubrique « saxophone » et non dans la rubrique « musique de chambre », c’est que, comme l’écrit l’auteur, « Cette composition est idéale pour débuter un concert dans le cadre pédagogique. La partie de grosse caisse peut être jouée par le professeur, un étudiant ou le chef d’orchestre. » Citons encore l’auteur : « Moderne mais toutefois expressive, cette courte ouverture musicale reflète la société d'aujourd'hui, et rappelle à l'auditeur (et aux musiciens interprètes) la sensation souvent oppressante, parfois passionnée, de la vie de tous les jours. ». On pourra écouter avec grand plaisir sur YouTube cette pièce interprétée par des élèves sous la direction de l’auteur : https://www.youtube.com/watch?v=u-- LAmlujGQ Terminons en disant que cette pièce est techniquement assez facile.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Barbara STRACK-HANISH : Easy play-alongs pour saxophone alto. Universal : UE 36007.

De l’inévitable Pump and Circumstance d’Elgar (mais en ces temps difficiles, ça remonte le moral !) à la lettre à Élise, Fascination et bien d’autres, nous parcourons bien des pièces célèbres (au nombre de 10) fort joliment transcrites avec une partie de piano qui respecte autant la lettre que l’esprit des originaux, tout en donnant à l’ensemble un caractère « jazzy » fort agréable. Il y a également quelques compositions originales. Le CD joint fournit à la fois interprétations par un petit ensemble et play-back ainsi qu’en PDF les partitions. Le tout peut être téléchargé aussi, après achat de la partition, à l’adresse indiquée. Bref, tout est fait pour une mise en oeuvre simple et n’est pas vraiment difficile ni pour le saxophoniste ni pour le pianiste. Il s’agit avant tout de se faire plaisir ! La présentation en français est bien agréable…
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

PINDAKAAS SAXOPHON QUARTETT : Saxophon quartett junior. Universal : UE37994.

Les membres du Pindakaas Saxophon Quartett se sont réunis pour composer les différents arrangements contenus dans ce recueil. Les pièces sont conçues pour un quatuor comprenant deux altos, un ténor et un baryton. La partie de baryton peut aussi être tenue par un ténor, selon les disponibilités… Les pièces choisies sont des morceaux bien connus des cinq siècles précédents. Au nombre de dix, elles commencent par le Trumpet Voluntary de Clarke puis parcourent les siècles jusqu’à Happy birthday to you en passant par des tubes incontournables comme le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier ou le Cancan d’Offenbach… C’est dire que les jeunes et moins jeunes interprètes devraient recueillir un franc succès ! L’ensemble est très bien fait et très fidèle à la lettre et à l’esprit des originaux.
Daniel Blackstone
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Masakakazu NATSUDA : Appel/Appels croisés pour saxophone(s) alto(s). Lemoine : 20 524 H.L.

Ce compositeur japonais né en 1968 et ancien élève de Gérard Grisey écrit dans un langage contemporain des musiques très expressives qui demandent également souvent une certaine mise en espace. C’est le cas ici dans la partie pour deux saxophones. Les indications sont claires et précises et permettront une interprétation qui rendront compte de toutes les recherches sonores de la pièce. Bien sûr, ces « appels » demandent une grande maîtrise de l’instrument, mais cela en vaut la peine : la musique et la poésie sont au rendez-vous.
Daniel Blackstone
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Rémi MAUPETIT : Ritournelle pour saxophone alto et piano. Élémentaire. Lafitan : P.L.3425.

Cette pièce porte bien son nom, mais cette « ritournelle » ne manque pas de charme. Après une introduction de piano tout à fait dans le style, les deux instrumentistes nous racontent une jolie histoire sur un rythme de valse qui débouche sur une longue cadence libre du saxophone. Le piano reprend la main et nous introduit dans un deux temps décidé et bien rythmé. La ritournelle est, comme il se doit, exprimée une tierce plus haut dans sa dernière apparition pour que l’ensemble se termine le plus joyeusement possible. Cette « ritournelle » n’engendre donc pas la mélancolie.
Daniel Blackstone
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Jérôme NAULAIS : 3D pour saxophone alto et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3413.

On peut supposer que ce titre fait allusions aux trois volets caractéristiques de cette pièce. Nous commençons en effet par une Ballade tranquille qui déroule une mélodie un peu rêveuse et pleine de charme. Vient ensuite une valse lente au caractère un peu nostalgique. Le tout s’achève par une Danse folklorique à deux temps, rapide et rythmée qui s’achève sur un fa Majeur triomphal. La pièce est consistante puisqu’elle ne dure pas moins de 3 minutes 20. Piano et saxophone dialoguent, tenant chacun leur rôle, même si celui du saxophone reste prédominant. La partie de piano n’offre pas de difficulté particulière même s’il faudra, bien entendu, soutenir le rythme, surtout dans la troisième partie. Quoi qu’il en soit, chacune des trois dimensions de cette oeuvre possède un charme propre qui devrait ravir les interprètes.
Daniel Blackstone
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James RAE : Zoo Time 12 pièces faciles pour saxophone alto et piano. Universal Edition : UE 21 738.

Les facéties de nos amis les animaux ont inspiré à l’auteur ces pièces amusantes et assez faciles qui comportent la particularité de suivre toutes les sortes de danses connues (Tango, rumba, fox-trot, gavotte, cha-cha-cha etc.). C’est dire qu’outre leur intérêt purement musical, ces pièces ont également le mérite d’exercer les instrumentistes à des rythmes très divers… Ajoutons que ces pièces pourront être avantageusement interprétées par deux élèves même si la partie de piano, sans être difficile, demande cependant un pianiste plus avancé que le saxophoniste. C’est, en tout cas, d’abord de la très bonne musique fort bien écrite. Ajoutons que la présentation est faite non seulement en allemand et anglais mais aussi en français…
Daniel Blackstone

Fabrice LUCATO : Foxasone blues, pour ensemble de saxophones, Éditions Pierre LAFITAN : P.L. 3105.

Cette partition (conducteur uniquement) est composée pour un ensemble de saxophones qui comporte deux parties de soprano, quatre parties d’alto, deux parties de ténor et une partie de baryton. La pièce d’une durée de trois minutes cinquante, rapide, dynamique et bien rythmée, est structurée en huit petites parties, basées sur une ou deux homorythmie. Bien que l’auteur la destine aux élèves de 1er et 2e cycles, les difficultés rencontrées (rythmiques, mise en place, tempo…) semblent sur- évaluées pour un niveau de premier cycle. Notons qu’il existe une version pour quatuor de saxophones (réf. P.L.1922). La pièce est disponible sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=aC4dOjQ2muE
Sophie Jouve-Ganvert

Pourquoi onirique ? C’est que cette promenade se déroule dans une atmosphère un peu troublante. Si la première partie est animée, son côté joyeux est tempéré par des accords sinon dissonants du moins parfois déstabilisants. La deuxième partie déroule « andante » une délicate mélodie sur les accords lentement arpégés du piano dans une ambiance effectivement rêveuse. La dernière partie reprend le début puis module pour se terminer par un sol mineur inattendu. L’ensemble ne manque ni de charme, ni de variété, ni de rêve…
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019