Gilles MARTIN : Un cor à Paris pour cor en fa ou mib et piano. Milieu à fin de 2ème cycle. Lafitan : P.L.3141.

Voici une pièce aussi plaisante que variée. Nous commençons par un tempo de valse qui évoque bien une ambiance parisienne des années 50. On pense à la chanson de Mouloudji Un jour, tu verras… Quelques mesures de transition nous conduisent à un Allegro vivo à quatre temps, vigoureux et joliment « pompier » où piano et cor dialoguent joyeusement, puis le tempo de valse revient, mais avec un rythme plus « jazzy » qui culmine sur une note tenue de plus en plus crescendo. L’ensemble ne manque ni de panache ni de fantaisie et crée une atmosphère des plus réjouissante.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

Philippe OPRANDI : La concertante pour cor d’harmonie et piano. 2ème cycle. Lafitan : P.L.3519.

Concertante, cette pièce d’une durée de 3’ 35’’ l’est sans conteste. Le mouvement est allant, le rythme assuré, la mélodie joyeuse. Dans un allegretto à 120 =  , cor et piano dialoguent avec bonheur. Le thème, toujours bien présent rythmiquement module avec bonheur pour aboutir à une cadence virtuose avant que le tout ne se termine sur un fa Majeur triomphant. L’ensemble est donc fort séduisant et mettra en valeur les qualités musicales des deux instrumentistes.
Précisons que la partition contient la partie de cor pour cor en fa et celle pour cor en mib.
Daniel Blackstone

Le titre est bien annonciateur du contenu. A une phrase du cor correspond un écho du piano. Très sage au début, dans un andante puis un cantabile, la pièce s’anime dans sa partie centrale, en contrepoint. Pianiste et corniste devront donc s’écouter soigneusement pour avoir les mêmes accents, les mêmes articulations… Aux échos se mêlent aussi des passages en parties parallèles, pas plus faciles à mettre au point. Au-delà de cette performance, l’ensemble est très agréable, et se termine par un pianissimo des deux instruments qui semble faire rentrer le tout dans le silence. Il se dégage de l’ensemble beaucoup de poésie et un certain mystère.

René POTRAT : Amicale pensée pour cor en fa ou mib et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3121.

Cette Amicale pensée porte bien son nom : cette jolie mélodie en ré mineur se déroule calmement et avec grâce. La partie de piano, tantôt accompagnatrice, tantôt soliste ou introductrice soutient avec une grande légèreté le propos du cor. Quelques sages modulations donnent de très agréables changements d’éclairage. Rappelons que la partie de piano est prévue pour être interprétée par un élève : ces œuvres sont destinées à la musique de chambre.

Rémi MAUPETIT : Facile à dire pour cor en fa ou mib et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3015.

Facile à dire… pas forcément facile à faire. Mais le résultat sera à la hauteur ! La première partie est un adagio à quatre temps assez solennel où piano et cor se répondent. Puis vient un moderato à 6/8 assez original. Tandis que le cor déroule une mélodie simple dans un rythme « deux croches noire pointée » récurrent, le piano fait dans l’aigu, en croches régulières une sorte de trille lent tandis que la main gauche suit un rythme régulier qui peut suggérer une sorte de trois quatre qui se superpose au 6/8. Le tout se termine dans un do Majeur solidement affirmé. L’ensemble est donc varié, original et plein de bonhommie.

Pascal PROUST : 30 fablétudes pour cor. Fin 1er cycle. Sempre più : SP0260.

Chacune de ces trente petites pièces est précédée d’un « exercice préparatoire » qui permet de travailler pour elle-même la difficulté que va présenter chaque petite fable. Certes, ce sont des études, mais ce sont aussi trente tableautins aussi réjouissants les uns que les autres. Groupés par deux, chacun peint l’un des deux animaux de diverses fables, les unes célèbres comme Le rat de ville et le rat des champs, d’autres moins comme L’éléphant et le papillon et bien d’autres… L’ensemble est plein d’humour et l’interprète oubliera certainement les difficultés techniques grâce au charme de ces petites pièces.

Francis COITEUX : Chant des alpages pour cor en fa et piano. Fin de 1er cycle. Sempre più : SP0217.

Ce chant possède un caractère robuste et fait penser du moins dans sa première et sa troisième partie à un chant de marche. L’andante rustico à 6/8 du milieu est, quant à lui, nettement plus bucolique. L’ensemble est aussi varié qu’agréable et la partie de piano, qui joue son rôle à part entière, n’est pas très difficile et sera avantageusement jouée par un élève.

Pascal PROUST : Deuxième sonatine pour cor en fa et piano. Fin 2e cycle. Sempre più : SP0230.

C’est sans doute à cause de sa taille que l’auteur a intitulé son œuvre « Sonatine ». Mais elle mérite, par son intérêt d’être prise au sérieux : en trois mouvements, comme il se doit, elle déploie intérêt musical et charme réel. Le premier mouvement est un moderato qui a des allures de barcarolle. Piano et cor dialoguent dans un discours lyrique bien agréable. Le deuxième mouvement, adagio à 4/8, est un long récit lyrique ornementé, tandis que le troisième, qui s’ouvre sur un joyeux solo du cor, se continue par un allegro très rythmé qui débouche lui-même sur un « subito più vivo » avant le retour au tempo primo qui se clôt triomphalement fortissimo. Corniste et pianiste devrait y trouver de quoi montrer toutes leurs qualités musicales et techniques.

Yves BOUILLOT : 3 caractères. Pièce en 3 mouvements pour cor (en fa ou en mi bémol) et piano. Fin de 2ème cycle. Lafitan : P.L.3004.

 

Chacune de ces pièces illustre bien un « caractère ». La première, intitulée « Bravache » se déroule sur des rythmes et des intervalles qui évoquent une marche militaire, le tout de façon un peu parodique. Si l’auteur sous-titre sa pièce avec la définition du dictionnaire « qui affecte la bravoure ; fanfaron », ce n’est pas par hasard. La deuxième, intitulée « Rêveur » a pour sous-titre « qui se complaît dans des pensées vagues ou chimériques ». Elle permet au cor de s’épancher sur des arpèges du piano rappelant des accents de harpe. Quant à la troisième, « Chevaleresque », « qui a le caractère héroïque et généreux des anciens chevaliers », elle s’élance sur des accents qui rappellent la gigue de la troisième suite en ré de Bach… Le tout constitue un ensemble aussi varié qu’agréable.


Ivan BOUMANS : As simple as friendship pour cor en fa et piano. 3ème cycle. Sempre più : SP0209.

 

« Aussi simple qu’une amitié » … cela reste à voir. Sans doute le titre s’adresse-t-il plutôt à la dédicataire… Bref, cette pièce élégante et raffinée tant dans la conduite de sa mélodie que dans ses harmonies suppose une amitié exigeante. Mais les interprètes en seront bien récompensés par l’intérêt musical de l’œuvre.